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BrazzaPLUS

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Actualité du Congo-Brazzaville. Le Blog de Arsène SEVERIN spécialisé dans l'information générale, l'analyse et la critique sur les événements au Congo-Brazzaville, en Afrique et dans le Monde. Souvent avec grand humour!


Ndayi a eu son tracteur, mais il faut 3,5 millions pour le dédouaner à Pointe-Noire!

Publié par Arsène SEVERIN sur 10 Février 2016, 11:50am

Catégories : #Angriculture, #Economie, #Ndayi de Bouansa, #Tracteur a Bouansa, #Vin de canne à Bouansa

@Tracteur destiné à Ndayi
@Tracteur destiné à Ndayi

Suite à un article http://severinnews.over-blog.org/2015/12/ndayi-et-la-fabrication-moderne-de-lounguila-a-bouansa.html que publiait BrazzaPLUS en décembre dernier, Christophe Ndayi dit "Général de l'Agriculture", un opérateur agricole à Bouansa dans la Bouenza, vient d'acquérir un tracteur, grâce à l'action d'un Français bien attentionné. Mais l'engin n'est pas encore dans les champs agricoles, faute de moyens financiers pour le dédouanner au port de Pointe-Noire où il est arrivé depuis quelques semaines.

Comme on peut le voir sur cette image, le tracteur est bien là. Enfin! Mais si on ne fait rien, il va commencer à chier de la rouille au port de Pointe-Noire. Il faut donc de là. Mais, l'action 3 millions 500 mille francs CFA pour que l'engin arrive à Bouansa, où il sera immédiatement opérationnel. Cependant, le jeune opérateur agricole n'a rien, en dehors de la terre et des plantations qui y gisent. Il n'a en plus que ses yeux pour contempler nuit et jour le tracteur dont il n'est pas toujours propriétaire. Les 3,5 millions de CFA ne se ramassent pas comme les champignons dans les plaines de Bouansa, surtout pour un jeune patron qui met à peine son entreprise en place.

"Nous ne savons pas comment réunir une telle somme. C'est pourquoi nous demandons aux perosnnes de bonne volonté de nous aider. L'essentiel a presque été fait", lance Christophe, visiblement chagriné de voir que son tracteur ne gratte pas encore la terre de Ngamba ou du Monastère, le terroir de ses ancêtres. "Nous remercions par avance ceux qui veulent bien nous aider", ajoute le fameux Général.

Le réseau des amis et connaissances est grand. Nombreux ont émigré en Europe, en Afrique et en Asie, et ne peuvent pas passer une telle occasion sans rien faire un geste. Le gouvernement a certes beaucoup à faire, mais glisser dans le cadre du Fonds de soutien à l'agriculture quelque 3 millions de francs CFA à ce jeune qui a déjà atteint le sommet de la débrouillardise, ne lui enlèvera en rien son sens du devoir. Bien au contraire. Et tous les autres patrons du Congo, plutôt d'avoir acheté, dédouané et transporté ce tracteur jusqu'à chez Christophe Ndayi, l'effort aurait été grand et onéreux. Mais que tout a déjà été fait et bien, terminons alors l'oeuvre du Blanc.

Après avoir eu l'ingéniosité de créer une machine produisant le vin de canne à sucre, le Général Ndayi veut aujourd'huise lancer dans une grande production. Mais il faut de la mécanisation. En attendant, une première machine agricole est tombée, don d'un Français, qui après avoir lu et relu l'aricle publié sur BrazzaPLUS a pris la résolution d'aider le jeune patron.

Jusque là, le Général Ndayi n'emploie que des femmes pour le sarclage de ses champs. Une main d'oeuvre qui lui coûte entre 750.000 et un millions de francs CFA par saison. En plus des personnes qu'il emploie comme journaliers ou comme opérateurs de machines, pour ne pas dire en dialecte de Bouansa, des "Kamounateurs modernes". Avec une capacité installée de 1.000 litres par jour, l'engin de Christophe produit actuellement entre 500 et 600 litres.

Mais l'homme a des ambitions. Produire plus pour conquérir le marché de la boisson locale, Lounguila. Avec une première superficie cultivée de 8 hectares, Christophe veut faire plus, une fois son tracteur définitivement acquis. Selon lui, il gagnerait en temps avec un tracteur, et labourerait d'autres étendues de terres. Il ne s'agit pas seulement pour lui de planter de la canne à sucre, mais également des arbres fruitiers et des ananas. L'homme a pu récolter 14.000 fruits en 2014, bien que l'année suivante un feu de brousse a ravagé son verger, causant le dommage d'au moins 15.000 fruits.

Il reste cependant sur le qu-ivive, plaçant son dernier espoir sur ce tracteur. et pour le contacter directement, son numéro de téléphone : 00242 04059 25 61

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