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Le gouvernement et le Conseil supérieur de la liberté de communication (CSLC) ont lancé le 28 mars à Brazzaville les préparatifs des assises de la presse congolaise. Une seule intention dans la prière des autorités, la professionnalisation de la presse surtout privée. La grande surprise? Rien d'une mobilisation globalisante. Des grands noms qui font vivre et bouger la presse congolaise ont sciemment été ignorés.

Bravos et cocktail ont suivi la cérémonie présidée par le ministre Thierry Moungalla et le président Philippe Mvouo, lançant les praparatifs de la presse nationale. Les mêmes figures avaient pris place dans les premiers rangs. Eux n'ont franchement rien à avoir avec ces assisses, et tel que l'objectif a été affiché. Dans la salle, il y a eu une crème non moins importante des chevaliers de la plume et du micro. Les DG des entreprises de presse et les membres de cabinet du ministère de la Com. Les penseurs, les invités libres. Certains journalistes de la presse privée n'y sont arrivés que comme reporters.

Prfessionnaliser la presse congolaise à travers ces assises. Mais je rêve ou quoi? Est-ce une formation ou bien une grande messe de débalement des défauts et faiblesses de la presse? En tout cas, la presse privée passerait même au barbecue ou dans la poele. Les médias d'Etat eux, pas trop de choses à dire, car sous la botte de leurs administrateurs, ils pratiquent assez bien le métier. Combien n'avons-nous pas reçus qui soient incapables d'écrire une brève!

Bon! Les assises? C'est une bonne inititiative, il faut féliciter ceux qui en ont eu le rêve. Mais après, il faut laisser les journalistes s'organiser. La presse audioviduelle se fera dignement représentée, depuis les médias d'Etat jusqu'aux organes privés.

Dans la presse écrite, les organes étatiques comme l'ACI et la Nouvelle République n'ont plus à se faire présenter, tout comme dans le privé les grands titres qui font la fierté nationale : Les Dépêches de Brazzaville de Pigasse, La Semaine Africaine de Mbandza, Le Patriote de Dimi, l'Observateur de Ndziona, La griffe de Dzeba, Sel-Piment de Ray, Emmanuel de Madienguele, Le Trottoir de Kihoulou, Tam-Tam d'Afrique de Mbon et d'autres magazines comme Présence économique de Himbout

Sur internet, les sites ne font pas défaut avec Vox Congo, Congo-Site, 242.Infosnet, ICI Brazza, BrazzaNews, Congopages, et la liste n'est pas exhaustive. Les blogguers dont l'ombre a dépassé les frontières nationales ne manquent pas, car les blogs comme BrazzaPLUS ne sont pas à négliger. Ils sont sur le terrain depuis bien des années et ont couvert des événements de haut niveau dans le pays.

Plusieurs leaders d'opinion, des journalistes, trainent un monde fou sur les réseaux sociaux, à travers par exemple leur page Facebook. Et dans tout ça, les correspondants de presse, mais des nationaux qui ont parfois un autre prisme dans le traitement de l'information. Bon tous ces gens sont où? Pourquoi n'ont-ils pas été contactés?

Les réformes dans la corporation sont attendues par tous les journalistes. Depuis longtemps, BrazzaPLUS, anciennement SEVERINNEWS, appelle depuis des années à révisiter la loi sur la liberté de Communication au Congo. Elle doit intégrer la presse en ligne http://severinnews.over-blog.org/2015/09/le-loi-sur-les-medias-doit-suffisamment-prendre-en-compte-la-presse-sur-internet.html, et tenir compte des activtés des professionnels de l'information, des journalistes qui ont déjà fait leurs preuves, mais qui exercent sur des blogs, des sites et des médias de masse comme Facebook. Il ne s'agit pas légitimer systématiquement toute activité sur ces réseaux ou de considérer comme voyous tous ceux qui y travaillent, mais d'encadrer la presse en ligne. C'est très important. 

Tag(s) : #Culture, #Congo-Brazzaville, #BrazzaPLUS
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