Mercredi 4 janvier 2012 3 04 /01 /Jan /2012 10:17

Entrainements-d-fil--militaires-b-.jpgIl ne se passe pas un seul petit jour à Brazzaville sans qu'un militaire, bien lucide et bien habillé, coince un civil dans un coin de la rue pour lui poser tous les problèmes du monde. Mis au courant du fait, le chef suprême des armes, le président Denis Sassou Nguesso a sévèrement fustigé le 31 décembre 2011 le comportement de ses enfants, très malvaillants à l'endroit des populations civiles déjà très pauvres!

"Il est inconcevable le fait pour un militaire, un gendarme ou un policier, à un carrefour, d'adresser un propos à un usager et de lui tendre la main", a dénoncé le chef suprême des armées.

Les discours de ces militaires, quasiment en divagation dans nos rues, sont connus des Congolais, notamment ceux qui habitent les grandes villes. "C'est-à-dire que, vous êtes hommes comme moi, vous comprendrez...j'étais de garde, et je suis descendu il y a quelque temps, mais je ne sais pas comment rentrer car je n'ai pas de quoi payer le bus... si vous pouvez m'aider", disent-ils souvent, les yeux narquois, et dans un français à peine compréhensible!

Les civils, au départ, surpris de voir ces agents de l'Etat se plaindre, tentaient légitiment de leur porter secours, bien que ça soit vraiment l'inverse, l'armée ayant perdu ses lettres de noblesse. Mais, par la suite, les gens se sont fatigués d'écouter les mêmes déclarations, comme si au Grand quartier général des FAC on les faisait tous passer aux répétitions de ces phrases de mendiants!

Sans gêne, ils ambusquent tout le monde, généralement des gens isolés, des femmes surtout, réputées proies faciles, qui n'hésitent pas à leur trouver de quoi "payer le bus". Le militaire-mendiants peut ainsi multiplier la main tendue pour espérer de quoi acheter la boisson locale (Lotoko/bouganda) et un peu de gamoundeleb (brochette de viande) dans la rue.

Et pourtant, les contrôles sur salaires effectués par le ministère des finances en 2010 ont révélé de grands détournements dans l'armée. Les militaires sont les mieux payés et bénéficient toujours des avancements avec effets financiers. Même si nombreux avaient démarré avec des salaires de 39000F CFA, aujourd'hui, ils tournent autour de 150.000, voire 200.000F CFA. Ils bénéficient de tous les avantagement, alignent beaucoup d'enfants, et se tappent même des salaires démesurés, et plusieurs officiers supérieurs ont été pris avec plusieurs salaires.

Qu'est-ce qui peut alors justifier unn tel comportement de mendiants? Seule leur origine, disent les observateurs. "Ils n'ont pas été formés, ils n'ont pas l'instruction civique", dit un autre observateur.

Mais, le président Sassou Nguesso dans son adresse aux militaires n'a pas mâcher les mots. Il est allé très loin en fustigiant le racket organisé des militaires contres les populations. " Il est inconcevable qu'un détachement de l'armée, de la gendarmerie ou de la police, en mission, tende sur une voie publique un bout de bambou, un bout de bois pour arrêter la circulation et organiser les rackets", a-t-il dit avec véhémence.

Il a fallu en novembre 2011 que le Général Jean François Ndengue fasse la route entre Pointe-Noire et Dolisie pour voir lever les barrières posées par les gendarmes et les militaires sur cette nouvelle route. Les usagers comptaient en aller comme au retour 30.000F CFA de pertes d'argent à verser dans ces bouchons.

Sur la nationale n°1, entre Brazzaville et Kinkala, les gendarmes se déploient à partir du pont du Djoué pour organiser les rackets. Des gros camions de sable, de caillace et ceux qui transportent le ciment, les gendarmes prennent entre 2000F et 5.000F CFA.

Et en plein centre ville, les rackets sont légion, les policiers ne dorment pas. Ils font même comme des enfants, se cachants dans la foule, dans une tenue non distingtive dans le but juste de voir le chauffeur de bus ou de taxi tomber dans l'erreur puis lui prendre 2000F CFA.

Le président Sassou Nguesso a dit à tous ses enfants de cesser avec ce comprtement. Le militaire doit respecter la loi. "Les militaires, les gendarmes, les policiers, dans leurs rapports avec le peuple doivent s'interdire certains comportements, parce que les lois et règements s'imposent à eux", a rappelé le chef suprême des armées.

Par Arsène SEVERIN - Publié dans : Societé/ Développement - Communauté : Actualité du Congo-Brazza
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Mardi 3 janvier 2012 2 03 /01 /Jan /2012 14:34

Kim_Jong_Il.jpgIl n’y a pas mieux que les images servies sur2011-12-20T123916Z_1_APAE7BJ0Z5I00_RTROPTP_3_OFRTP-COREE-DU.jpg les télévisions étrangères sur les obsèques de feu Kim Jong-Il, ancien président de la Corée du nord, décédé et enterré en fin de l’année dernière. Malgré tout a été dit sur la poigne de fer avec lequel cet homme a dirigé la Corée du Nord, les présentateurs de journaux, les militaires et les paysans ont pleuré à l’annonce de la mort et surtout le jour des obsèques de ce président, dont le père, Kim-il Sung, a été le fondateur de la Corée du Nord.

Les Coréens du nord ont profondément critiqués par leurs frères de la diaspora, les qualifiant d’esclaves. Des gens qui pleurent à la mort d’un dictateur, au lieu de se frotter les mains. Au passage du cortège funéraire dont ils étaient chargés d’assurer la haie d’honneur, de nombreux militaires sont tombés en sanglot, alors que les civils qu’ils empêchaient de marcher sur le tapis rouge, criaillaient comme des bambins !

A l’annonce de sa mort, l’Assemblée générale des Nations Unies, conformément à sa tradition, a organisé une minute de silence pour saluer la mémoire d’un chef d’Etat disparu dans l’exercice de ses fonctions. Mais, à la surprise générale, plusieurs pays occidentaux dont les Etats-Unis ont quitté la salle afin de ne pas assister à cette cérémonie.

Mais pourtant les Coréens eux-mêmes, du pouvoir ou pas, riches ou démunis, bourgeois ou dépossédés, tous, ont rendu hommage à cet homme qui a passé son temps à cracher sur la démocratie et les libertés des peuples. Comment expliquer un tel attachement à celui qu’on a longtemps qualifié de dictateur, un vrai prédateur des droits de l’homme et des libertés fondamentales dont celle de la presse.

En tout cas, les dictateurs ont leurs pleureurs. Des gens, pas de toujours de mains ni de la classe, qui sont prêts à mourir pour eux.

Les exemples africains de la Libye, de l’Egypte et de la Tunisie renseignent sur une toute autre façon de voir les dictateurs. Loin de les aimer ni de les caresser, les peuples de ces pays ont chassé voire massacrer leurs dictateurs. Le téméraire guide libyen, le colonel Mouammar Kadafi a laissé sa peau, lynché par le peuple qu’il disait aimer ; Ben Ali a dû fuir de sa Tunisie natale pour avoir la vie sauve, alors Hosni Moubarcak livre tout le temps la scène pitoyable d’un vieil homme jugé dans une cage et sur une civière.

Par Arsène SEVERIN - Publié dans : Politique - Communauté : commentaires sur actualité
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Mardi 3 janvier 2012 2 03 /01 /Jan /2012 12:07

Sassou-campagne.jpgCombien de Congolais sont-ils à pleurer et à pleurnicher dans leurs profondes pour n'avoir pas trouvé un petit comprimé de nivaquine ou de paracetamole dans les Hôpitaux? Combien sont-ils à avoir lâchement perdu un cher parent au triage ou à la réception d'un centre médical faute d'argent? Les doigts des deux mains et les orteilles de deux pieds réunis ne suffiraient pas à donner le nombre. Mieux vaut dire comme un passant moqueur : même les cheveux de la tête ne suffiraient pas! Et combien sont-ils à avoir toujours des aliments pourris dans les congélateurs? Des bougies languissantes à la place d'ampoules bien éclairantes? Des appareils électroménagers transformés en monuments dans leurs salon? Dieu seul sait! Et fatigué d'écouter ces plaintes populaires qui finalement lui parviennent, malgré l'empêchement des apôtres qui lui chantent que tout va bien à la cité, le président Denis Sassou Nguesso a profité des fêtes de fin d'année pour faire de l'année 2012 une Année de Santé et de l'Electricté pour tous. Qui dit mieux? Voici l'intégralité de ce messages de voeux :

 

"Mes Chers Compatriotes,

Pour chacune et chacun de vous, et pour vos familles respectives, je forme, en cette veille du nouvel an, mes vœux les plus confiants. Pour le Congo, notre cher pays, je souhaite, en notre nom à tous, qu’il vive une année 2012 heureuse et généreuse.

L’année 2011 qui s’achève ce soir a eu le mérite de donner quelques suites positives aux aspirations et aux espoirs de notre peuple. Notre pays a ainsi poursuivi, tout au long des douze mois écoulés, sa marche résolue vers le progrès et la prospérité pour tous. Notre effort collectif a été utile et fructueux.

Quelques indicateurs l’attestent :

- la paix règne pour tous et partout ;

- l’embellie économique et financière reste de mise, avec une croissance de l’ordre de 8%, et le budget de l’Etat qui se clôture par un excédent ;

- des investissements lourds et structurants notamment dans le secteur des infrastructures de base se sont poursuivis à un rythme soutenu ;

- le climat politique de plus en plus rassurant s’est traduit entre autres par l’exercice apaisé du jeu démocratique, ainsi qu’en témoignent les dernières élections sénatoriales.

En vérité, la plateforme qui doit porter le Congo à l’émergence se met en place : progressivement et sûrement. Notre pays est sur les rails de son développement. Les observateurs objectifs et impartiaux le reconnaissent et le disent. Nous-mêmes en avons l’assurance, la certitude et la conviction. En même temps que nous demeurons prudents et mesurés, écoutant ainsi la voix de la sagesse et de la raison.

En effet, dans un environnement mondial marqué par le ralentissement de l’activité économique et secoué par trois crises majeures (crise financière, crise économique et crise de l’endettement) qui ont réussi à faire vaciller les grandes puissances du monde, nous devons nous garder de toute euphorie.

En 2012, comme en 2011, nous devons continuer à faire preuve de rigueur et à affûter notre sens de responsabilité dans toutes nos entreprises collectives.

Tout comportement, toute attitude différente, tout laxisme compromettrait, à coup sûr, l’élan, le bon élan pris par notre pays, et dont nous sommes à la fois des témoins privilégiés et des acteurs déterminés.

Sur cet élan, le gouvernement entend réaliser les grands objectifs qu’il s’est fixés pour l’année qui commence demain. Au nombre des défis à relever, il y a notamment :

- l’amélioration substantielle de l’offre de santé et d’électricité ;

- l’assainissement de nos principales agglomérations urbaines ;

- l’industrialisation du pays avec l’éclosion de diverses PME et PMI ;

- la poursuite de grands travaux d’infrastructures de base notamment dans le domaine de la navigation fluviale ;

- le renforcement de la politique d’appui à l’activité agro-pastorale.

Une fois de plus, j’en appelle au sursaut patriotique de chacun, au dévouement et à la disponibilité de tous afin que s’ouvre et s’élargisse davantage à notre pays le champ de nouvelles raisons d’espérer.

Dans ce contexte, comme l’a été le récent scrutin sénatorial, les prochaines élections législatives doivent être le rendez-vous de la démocratie exercée dans la paix, la liberté, la transparence et la justice.

D’ores et déjà, j’exhorte toutes les parties prenantes à ce processus électoral à s’investir pleinement pour son bon déroulement, à privilégier, toujours, l’intérêt supérieur de la nation.

Pour ma part, j’y veillerai scrupuleusement.

L’intérêt supérieur de la nation, l’intérêt public c’est aussi d’offrir à chacun le bénéfice des fruits de notre labeur commun, toutes les fois que nos possibilités le permettent. Voilà pourquoi, j’ai décidé :

- Premièrement : de l’augmentation de 10% du salaire minimum payé aux agents de l’Etat, qui passe de 64.000 à 70.000 francs CFA ;

- Deuxièmement : du paiement en 2012 de deux trimestres d’arriérés de pension au profit des retraités de la Caisse Nationale de Sécurité Sociale ;

- Troisièmement : de la majoration de plus de 100% des allocations familiales versées mensuellement par l’Etat aux enfants à charge des fonctionnaires. Les allocations sont désormais de cinq mille (5.000) francs CFA par enfant, par mois.

- Quatrièmement enfin, de l’augmentation de 50% des bourses des étudiants

Toutes ces mesures entrent en vigueur en 2012. Les ministres compétents ont été instruits afin que leur mise en œuvre se fasse sans atermoiement suivant les modalités techniques et pratiques les plus adéquates.

Mes Chers Compatriotes,

Au-delà des divergences dans le choix des objectifs et des priorités ainsi que des moyens d’action, divergences inhérentes à toute société humaine, nous avons en partage une communauté de destin faite de l’héritage du passé, des défis du présent et des promesses de l’avenir. Nous avons en partage notre foi inébranlable dans la nécessité absolue de vivre ensemble. Nous avons en partage notre nation dont nous ne devons laisser à personne le soin funeste d’en déstabiliser les fondements.

Ce sont là autant de repères nobles qui commandent que nous nous donnions toujours la main dans l’affirmation d’une solidarité active, que nous regardions toujours dans la même direction, celle d’un CONGO uni et indivisible, déterminé à se battre et à gagner.

C’est notre défi pour 2012.

C’est notre combat permanent.

Bonne et heureuse année à tous !"

Par Arsène SEVERIN - Publié dans : Politique - Communauté : Actualité du Congo-Brazza
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Samedi 31 décembre 2011 6 31 /12 /Déc /2011 11:16

Etienne-Tshisekedi1.jpgVaincre ou mourir! Les partisans de Etienne Tshisekedi, le président auto-proclamé et ayant prêté serment sur la Bible de la République Démocratique du Congo (RDC) ont décidé de lui présenter leurs voeux de bonheur et de succès ce 31 décembre 2011 à son domicile bouclé de Limeté, un quartier de Kinshasa. Déterminés à ne pas faire marche en arrière, même quand il n'y a plus rien à gagner, les gars de Tshisekedi veulent braver la police de la RDC qui encercle sans ménagement cette zone.

L'appel de présentation de voeux a été lancé par le secrétaire général de l'UDPS, le tonitruant Jaquemin Shabani. Il demande à tous les militants de l'UDPS à se rendre massivement à la résidence privée de Tshisekedi pour lui souhaiter "bonané", avec un peu de vivres et d'argent, ne sachant pas combien de temps va durer le blocus sur cette partie du quartier Limeté.

Quelques heures avant, les membres de l'UDPS, et certains de leurs amis comme Eugène Diomi Dongala -lui aussi prêt à mourir pour Etienne- avaient tenté de se rendre à la résidence de Tshisekedi. Mais, empêchés par les éléments de la police postés tout autour de cette zone, ils n'ont pu voir ni la torpette de Etienne, encore moins sa silhouette, même pas sa main agitante en guise de "je vous vois"!

Ces responsables s'étaient ensuite rendus auprès de la mission des Nations Unies, MONUSCO pour tenter de débloquer cette situation. Pour les membres de l'UDPS et ceux de son gouvernement nommé après son investiture, leur président est assiégé, en résidence surveillance et fera bientôt l'objet d'un enlèvement. "Ses droits politiques et civiques sont bafoués", a crié Diomi Dongala, toujours combattif et offensif.

Mais, le gouvernement de la RDC, qui reste très prudent sur des actions à mener contre Tshisekedi, dit que le patron de l'UDPS n' pas à s'inquiéter. D'après le ministre Lambert Mende de la Communication, la police restera en place jusqu'à ce qu'elle ne trouvera plus nécessaire de garder le siège de ce quartier. "Il n'y a pas Tshisekedi là-bas, il y a aussi des citoyens congolais qui ont risqué leur vie en étant voisin de ce monsieur. La police fait la sécurité de tout le monde dans cette zone", affirme-t-il.

Des observateurs affirment que le président Kabila devrait se servir des mêmes armes que son père, Laurent-Désiré en 1996. Ce dernier avait préféré rélégué Etienne dans son vital natal pour qu'il y aille faire des champs agricoles. C'est pourquoi on parle déjà d'enlèvement dans le camp du leader maximo de Limeté.

Ayant réussi à fuire clandestinement la RDC par l'aéroport de Ndjili, plusieurs membres de l'opposition ont choisi de mener la lutte à l'étranger, dans le mince espoir de voir Tshisekedi être investi président élu de la RDC.

Roger Lumbala, Félix Tshisekedi, Jean Claude Mvuemba et d'autres, se gavent de viande hachée, de salade et de mayonnaise depuis quelques jours déjà en Europe. Ils entendent ainsi mener une lutte à l'extérieur contre le pouvoir du président élu, Joseph Kabila.

Par Arsène SEVERIN - Publié dans : Politique - Communauté : commentaires sur actualité
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Samedi 24 décembre 2011 6 24 /12 /Déc /2011 16:19

Interrogé par la presse sur sa volonté infatigable de doter le Congo d’infrastructures lourdes comme les routes bitumées, le président Denis Sassou Nguesso a répondu : « Nous réalisons les infrastructures de base pour passer le témoin aux générations futures, pour que la jeunesse ait les moyens d’aller plus en avant ». Le président Sassou Nguesso a tenu ces propos samedi le 24 décembre 2011 Sassou-reduit.jpgà l’aéroport international de Maya Maya, à l’issue d’une tournée à Dolisie et à Pointe-Noire où il a mis en service plusieurs infrastructures

Le président Sassou Nguesso croit encore à une jeunesse très ambitieuse, comparable à celle qui l’a vu naître et grandir. « Notre jeunesse, c’est celle-là qui est fortement marquée par la volonté de libérer notre pays et de l’amener au développement », rappelle-t-il, appelant les jeunes congolais à prendre conscience de l’avenir du pays qu’il faut porter vers le développement.

Mais, le chef de l’Etat ne veut pas laisser un Congo dénudé, sans moyens ni infrastructures, pour que la jeunesse vienne se battre seule, quand son tour sonnera. Bien au contraire, le président de la république estime qu’il faut préparer le terrain, faire ce qui est possible pour que les jeunes, dirigeants de demain ne souffrent pas.

« Nous construisons ces routes, nous allons améliorer le trafic sur le chemin de fer, nous sommes entrain de faire passer la fibre optique le long de cette voie jusqu’à Brazzaville et à l’intérieur. Nous pensons aussi au pipe, parce qu’il sera possible d’avoir un pipe qui amène le gasoil, l’essentiel, le pétrole de Pointe-Noire vers Brazzaville. Et puis nous aurons des routes et des voies navigables, et nous allons améliorer. Alors nous passerons le relais à la jeunesse pour qu’elle fasse le reste », souligne-t-il avec confiance.

C’est pourquoi il encourage la jeunesse à avoir une certaine foi en l’avenir et nourrir des ambitions nobles de libération et de développement du pays. « Il faut avoir une certaine foi. Notre jeunesse a été marquée par la volonté de faire quelque chose pour notre pays. Voyez que nous sommes la jeunesse de luttes d’indépendance. En 1960, quand il y avait l’indépendance ici, nous étions dans les lycées et collèges et nous étions déjà entrain d’animer des associations qui promettent l’indépendance et la libération de notre pays », a-t-il rappelé.

Par Arsène SEVERIN - Publié dans : Societé/ Développement - Communauté : Actualité du Congo-Brazza
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