Lundi 13 février 2012 1 13 /02 /Fév /2012 09:38

Jack-Musavuli-Mozilla-Firefox-13022012-085657.jpgLe Gulfstream 200 arrivant de Kinshasa via Goma pour Bukavu et transportant des hautes personnalités de la République démocratique du Congo (RDC) a fini sa course dans un ravin de plus de vingt mètres, tuant du coup trois personnes, dont le très discret conseiller du président congolais, Augustin Katumba Mwanke. Les autres victimes sont les deux pilotes, apparemment responsables du crash.

D'après les témoins, deux personnes ne faisant pas partie de la délégation ont été également tuées. Il s'agirait vraisemblablement des paysans qui cultivaient curieusement leurs champs ce jour de dimanche.

Au nombre des blessés on peut compter le ministre des finances, Matata Mponyo,le conseiller du président Antoine Ghonda, l'homme d'affaires Barthelemy Bisengemana, et le gouverneur du sud Kivu, Marcelin Cishambo. Les neuf blessés sont internés à l'hôpital général de Goma pour des soins intensifs, en attendant un éventuel transfert dans un centre médical approprié.

Miraculeux rescapé du crash, le gouverneur du sud Kivu était jusqu'à ce matin le seul à pouvoir expliquer comment ils ont vécu de l'intérieur ce crash. S'étant solidement accroché à son siège, le gouverneur du sud Kivu a eu la vie sauve grâce à sa prudence. 

Selon les témoignages du gouverneur de sud Kivu, le conseiller Katumba n'aurait pas attaché sa ceinture et a "plané dans l'avion" comme un oiseau, alors que l'appareil amorçait très tardivement son atterissage au milieu de la piste.

D'après les sources concordantes, les personnalités se rendaient à Bukavu, dans le sud kivu, pour une mission privée. L'avion avait été prêté par le gouverneur de Katanga, Moïse Katumbi qui a voulu se rendre nuitamment sur le lieu du crash. Les deux pilotes sud africains ne connaissaient pas la dangereuse piste de Bukavu, c'était pour la première fois qu'ils y atterissaient.

Il s’agit du deuxième accident d’avion en RDC en deux semaines, après le crash d’un Antonov 28 de Tracep Congo le 30 janvier dernier qui avait fait trois morts. Toutes les compagnies du pays figurent sur la liste noire de l’Union Européenne, les accusations allant de l’absence de vérification des licences de pilotes au manque de rigueur dans l’entretien d’un parc aérien généralement trop vieux.

Le dernier crash majeur dans le pays remonte à juillet 2011, quand un Boeing 727 de la compagnie privée Hewa Bora Airways s’était écrasé près de l’aéroport de Kisangani, faisant 83 morts dont 79 passagers.

Par Arsène SEVERIN - Publié dans : Societé/ Développement - Communauté : commentaires sur actualité
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Vendredi 10 février 2012 5 10 /02 /Fév /2012 13:47

Pasteur-Christian.JPGLe pasteur Christian Ndamba, responsable du Centre d’évangélisation mondiale Philadelphie de Bouansa, a lancé un appel à la mobilisation générale des fidèles pour le plein succès des festivités du vingtième anniversaire de cette communauté  religieuse. « Nous demandons aussi aux gens de bonne volonté, ceux dont le Seigneur a longtemps touché les cœurs, de nous soutenir tant financièrement que matériellement, afin que cette fête réussisse et que l’œuvre du Seigneur ne s’éteigne point », a-t-il déclaré.

 

Pour quelle raison voulez-vous fêter avec éclat le vingtième anniversaire de votre Eglise ? Dieu en a-t-il besoin ?

Nous tenons à fêter cet anniversaire pour montrer et témoigner notre modeste fidélité attachée au Seigneur. C’est pour nous un réel motif de joie, car la communauté vient de loin. L’objectif c’est aussi d’encourager de jeunes ministères qui commencent, pour qu’ils persévèrent, qu’ils regardent toujours vers le Seigneur. Lorsque nous sommes arrivés à Bouansa, il y avait des églises qu’on construisait, mais qui sont restées inachevées jusqu’à ce jour. Nous, nous avons quasiment terminé la nôtre. Il ne reste plus que les décorations… C’est ça que nous voulons montrer aux autres, pour les encourager à bien gérer les structures. Plutôt que penser à eux-mêmes, les responsables des communautés doivent se mettre au service des fidèles et élever des temples dignes. Donc nous voulons montrer au peuple de Bouansa la fidélité. Aujourd’hui le Seigneur peut ouvrir les portes de bénédictions par l’argent ou les dons que les fidèles font, si ce n’est pas bien géré, ils auront par la suite les cœurs endurcis.

 

Et quand vous regardez cette œuvre 20 ans après, quelle impression cela vous fait-il ?

Il y a une grande évolution. Quand je suis arrivé, il n’y avait qu’une très petite communauté à Bouansa. Avec le temps et la grâce de Dieu, nous avons pu ouvrir les églises à Loutété, à Mantsoumba, à Madingou, à Nkayi, à Kibati et à Makabana dans le Niari. Aujourd’hui l’œuvre du Seigneur a grandi. Quand je suis arrivé en 1995, l’église de Bouansa était hébergée dans la cour d’un fidèle au quartier Bandondo, puis au quartier Mambouila. Au moment où j’arrive, Brazzaville cesse avec la prise en charge des pasteurs. C’est donc l’église locale qui devrait s’occuper de moi. Mais avec quels revenus ? J’ai donc enduré les moments coriaces, en gardant la foi au Seigneur qui m’avait envoyé paître son troupeau. Et lorsqu'est née en nous l’idée de bâtir ce temple, dans la caisse il n’y avait quasiment rien. Mais, pourtant, il fallait six millions de F CFA pour réaliser l’ouvrage. Tous les travailleurs ont déguerpi la maison du Seigneur, ayant compris le degré de leur participation dans la construction. Sans eux, nous avons démarré les travaux, avec rien, et quand ils sont revenus, nous étions déjà assez loin. Les passants, les autorités, les dignitaires, les travailleurs, qui ne priaient pas avec nous, ont largement contribué à l’édification de ce temple. Aujourd’hui, notre église fait la fierté même de la communauté urbaine de Bouansa.

Quelles sont les activités que vous comptez organiser pour marquer ces festivités du vingtième anniversaire ?

Nous envisageons organiser les conférences; nous allons faire venir quelques serviteurs de Dieu pour animer plusieurs autres activités en préparation. Il y aura des groupes de louange de toutes sortes pour agrémenter cette semaine d’anniversaire.

C’est une grande ambition, légitime certes, mais, est-ce que vous avez les moyens de votre politique ?

Cette préoccupation est juste. Il y a quelques semaines, j’avais appelé un homme de Dieu de Brazzaville pour venir animer un séminaire ici. Mais, il a répondu en me disant, qu’est-ce que je peux venir chercher à Bouansa, au moment où les autres sont invités en Europe ? C’est le manioc ou le foufou que je viendrais chercher là-bas, alors que la tendance actuellement c’est d’aller chercher les voitures en France ? Cela m’avait découragé. Mais sérieusement, nous avons pris cette demande en compte, et nous nous attelons à faire que tous les fidèles contribuent chacun selon ses moyens. C’est aussi pour nous une occasion de demander à toutes les personnes de bonne volonté de nous apporter assistance et aide selon leurs moyens. Le peuple de Dieu à Bouansa a besoin de sa parole pour changer, et nous avons besoin de moyens pour aller plus loin. Ici, la population est totalement paysanne et ne vit que de l’agriculture. Les cultivateurs de manioc, par exemple, doivent attendre 18 mois pour avoir un peu d’argent. C’est pourquoi nous avons la foi comme monnaie. Avec cette grande foi, nous espérons que les gens de bonne volonté ne nous abandonneront pas, Dieu touchera leur cœur de beaucoup de sensibilité pour nous avenir en aide. L’église Philadelphie de Bouansa a beaucoup fait dans cette ville. Les morts ont été ressuscités, les malades guéris, les chanvreurs et autres bandits revenus à la société. Nous avons réussi à désarmer de leurs amulettes et gris-gris les ex-combattants et autres guerriers, et certains sont même devenus des serviteurs dans notre église.

Comment est née l’église Philadelphie au Congo ?

Le mouvement a commencé timidement en 1988 sur l’avenue de l’OUA à Brazzaville avec les pasteurs Miyouna et Massamba. C’était une simple Unité évangélique, un groupe d’amis, tous des Congolais, unis dans la prière. En 1990, on parle alors du centre d’évangélisation Philadelphie. La direction du centre se trouve à Brazzaville, et nous avons des églises un peu partout dans la Likouala, la Sangha, Brazzaville, la Bouenza et le Kouilou. Et dans chaque entité, il y a une autonomie. Comme doctrine, nous élevons Jésus-Christ comme Seigneur et Sauveur, nous organisons les baptêmes, la sainte scène et d’autres sacrements comme le mariage.

Par Arsène SEVERIN - Publié dans : Religion - Communauté : Actualité du Congo-Brazza
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Mercredi 4 janvier 2012 3 04 /01 /Jan /2012 10:17

Entrainements-d-fil--militaires-b-.jpgIl ne se passe pas un seul petit jour à Brazzaville sans qu'un militaire, bien lucide et bien habillé, coince un civil dans un coin de la rue pour lui poser tous les problèmes du monde. Mis au courant du fait, le chef suprême des armes, le président Denis Sassou Nguesso a sévèrement fustigé le 31 décembre 2011 le comportement de ses enfants, très malvaillants à l'endroit des populations civiles déjà très pauvres!

"Il est inconcevable le fait pour un militaire, un gendarme ou un policier, à un carrefour, d'adresser un propos à un usager et de lui tendre la main", a dénoncé le chef suprême des armées.

Les discours de ces militaires, quasiment en divagation dans nos rues, sont connus des Congolais, notamment ceux qui habitent les grandes villes. "C'est-à-dire que, vous êtes hommes comme moi, vous comprendrez...j'étais de garde, et je suis descendu il y a quelque temps, mais je ne sais pas comment rentrer car je n'ai pas de quoi payer le bus... si vous pouvez m'aider", disent-ils souvent, les yeux narquois, et dans un français à peine compréhensible!

Les civils, au départ, surpris de voir ces agents de l'Etat se plaindre, tentaient légitiment de leur porter secours, bien que ça soit vraiment l'inverse, l'armée ayant perdu ses lettres de noblesse. Mais, par la suite, les gens se sont fatigués d'écouter les mêmes déclarations, comme si au Grand quartier général des FAC on les faisait tous passer aux répétitions de ces phrases de mendiants!

Sans gêne, ils ambusquent tout le monde, généralement des gens isolés, des femmes surtout, réputées proies faciles, qui n'hésitent pas à leur trouver de quoi "payer le bus". Le militaire-mendiants peut ainsi multiplier la main tendue pour espérer de quoi acheter la boisson locale (Lotoko/bouganda) et un peu de gamoundeleb (brochette de viande) dans la rue.

Et pourtant, les contrôles sur salaires effectués par le ministère des finances en 2010 ont révélé de grands détournements dans l'armée. Les militaires sont les mieux payés et bénéficient toujours des avancements avec effets financiers. Même si nombreux avaient démarré avec des salaires de 39000F CFA, aujourd'hui, ils tournent autour de 150.000, voire 200.000F CFA. Ils bénéficient de tous les avantagement, alignent beaucoup d'enfants, et se tappent même des salaires démesurés, et plusieurs officiers supérieurs ont été pris avec plusieurs salaires.

Qu'est-ce qui peut alors justifier unn tel comportement de mendiants? Seule leur origine, disent les observateurs. "Ils n'ont pas été formés, ils n'ont pas l'instruction civique", dit un autre observateur.

Mais, le président Sassou Nguesso dans son adresse aux militaires n'a pas mâcher les mots. Il est allé très loin en fustigiant le racket organisé des militaires contres les populations. " Il est inconcevable qu'un détachement de l'armée, de la gendarmerie ou de la police, en mission, tende sur une voie publique un bout de bambou, un bout de bois pour arrêter la circulation et organiser les rackets", a-t-il dit avec véhémence.

Il a fallu en novembre 2011 que le Général Jean François Ndengue fasse la route entre Pointe-Noire et Dolisie pour voir lever les barrières posées par les gendarmes et les militaires sur cette nouvelle route. Les usagers comptaient en aller comme au retour 30.000F CFA de pertes d'argent à verser dans ces bouchons.

Sur la nationale n°1, entre Brazzaville et Kinkala, les gendarmes se déploient à partir du pont du Djoué pour organiser les rackets. Des gros camions de sable, de caillace et ceux qui transportent le ciment, les gendarmes prennent entre 2000F et 5.000F CFA.

Et en plein centre ville, les rackets sont légion, les policiers ne dorment pas. Ils font même comme des enfants, se cachants dans la foule, dans une tenue non distingtive dans le but juste de voir le chauffeur de bus ou de taxi tomber dans l'erreur puis lui prendre 2000F CFA.

Le président Sassou Nguesso a dit à tous ses enfants de cesser avec ce comprtement. Le militaire doit respecter la loi. "Les militaires, les gendarmes, les policiers, dans leurs rapports avec le peuple doivent s'interdire certains comportements, parce que les lois et règements s'imposent à eux", a rappelé le chef suprême des armées.

Par Arsène SEVERIN - Publié dans : Societé/ Développement - Communauté : Actualité du Congo-Brazza
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Mardi 3 janvier 2012 2 03 /01 /Jan /2012 14:34

Kim_Jong_Il.jpgIl n’y a pas mieux que les images servies sur2011-12-20T123916Z_1_APAE7BJ0Z5I00_RTROPTP_3_OFRTP-COREE-DU.jpg les télévisions étrangères sur les obsèques de feu Kim Jong-Il, ancien président de la Corée du nord, décédé et enterré en fin de l’année dernière. Malgré tout a été dit sur la poigne de fer avec lequel cet homme a dirigé la Corée du Nord, les présentateurs de journaux, les militaires et les paysans ont pleuré à l’annonce de la mort et surtout le jour des obsèques de ce président, dont le père, Kim-il Sung, a été le fondateur de la Corée du Nord.

Les Coréens du nord ont profondément critiqués par leurs frères de la diaspora, les qualifiant d’esclaves. Des gens qui pleurent à la mort d’un dictateur, au lieu de se frotter les mains. Au passage du cortège funéraire dont ils étaient chargés d’assurer la haie d’honneur, de nombreux militaires sont tombés en sanglot, alors que les civils qu’ils empêchaient de marcher sur le tapis rouge, criaillaient comme des bambins !

A l’annonce de sa mort, l’Assemblée générale des Nations Unies, conformément à sa tradition, a organisé une minute de silence pour saluer la mémoire d’un chef d’Etat disparu dans l’exercice de ses fonctions. Mais, à la surprise générale, plusieurs pays occidentaux dont les Etats-Unis ont quitté la salle afin de ne pas assister à cette cérémonie.

Mais pourtant les Coréens eux-mêmes, du pouvoir ou pas, riches ou démunis, bourgeois ou dépossédés, tous, ont rendu hommage à cet homme qui a passé son temps à cracher sur la démocratie et les libertés des peuples. Comment expliquer un tel attachement à celui qu’on a longtemps qualifié de dictateur, un vrai prédateur des droits de l’homme et des libertés fondamentales dont celle de la presse.

En tout cas, les dictateurs ont leurs pleureurs. Des gens, pas de toujours de mains ni de la classe, qui sont prêts à mourir pour eux.

Les exemples africains de la Libye, de l’Egypte et de la Tunisie renseignent sur une toute autre façon de voir les dictateurs. Loin de les aimer ni de les caresser, les peuples de ces pays ont chassé voire massacrer leurs dictateurs. Le téméraire guide libyen, le colonel Mouammar Kadafi a laissé sa peau, lynché par le peuple qu’il disait aimer ; Ben Ali a dû fuir de sa Tunisie natale pour avoir la vie sauve, alors Hosni Moubarcak livre tout le temps la scène pitoyable d’un vieil homme jugé dans une cage et sur une civière.

Par Arsène SEVERIN - Publié dans : Politique - Communauté : commentaires sur actualité
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Mardi 3 janvier 2012 2 03 /01 /Jan /2012 12:07

Sassou-campagne.jpgCombien de Congolais sont-ils à pleurer et à pleurnicher dans leurs profondes pour n'avoir pas trouvé un petit comprimé de nivaquine ou de paracetamole dans les Hôpitaux? Combien sont-ils à avoir lâchement perdu un cher parent au triage ou à la réception d'un centre médical faute d'argent? Les doigts des deux mains et les orteilles de deux pieds réunis ne suffiraient pas à donner le nombre. Mieux vaut dire comme un passant moqueur : même les cheveux de la tête ne suffiraient pas! Et combien sont-ils à avoir toujours des aliments pourris dans les congélateurs? Des bougies languissantes à la place d'ampoules bien éclairantes? Des appareils électroménagers transformés en monuments dans leurs salon? Dieu seul sait! Et fatigué d'écouter ces plaintes populaires qui finalement lui parviennent, malgré l'empêchement des apôtres qui lui chantent que tout va bien à la cité, le président Denis Sassou Nguesso a profité des fêtes de fin d'année pour faire de l'année 2012 une Année de Santé et de l'Electricté pour tous. Qui dit mieux? Voici l'intégralité de ce messages de voeux :

 

"Mes Chers Compatriotes,

Pour chacune et chacun de vous, et pour vos familles respectives, je forme, en cette veille du nouvel an, mes vœux les plus confiants. Pour le Congo, notre cher pays, je souhaite, en notre nom à tous, qu’il vive une année 2012 heureuse et généreuse.

L’année 2011 qui s’achève ce soir a eu le mérite de donner quelques suites positives aux aspirations et aux espoirs de notre peuple. Notre pays a ainsi poursuivi, tout au long des douze mois écoulés, sa marche résolue vers le progrès et la prospérité pour tous. Notre effort collectif a été utile et fructueux.

Quelques indicateurs l’attestent :

- la paix règne pour tous et partout ;

- l’embellie économique et financière reste de mise, avec une croissance de l’ordre de 8%, et le budget de l’Etat qui se clôture par un excédent ;

- des investissements lourds et structurants notamment dans le secteur des infrastructures de base se sont poursuivis à un rythme soutenu ;

- le climat politique de plus en plus rassurant s’est traduit entre autres par l’exercice apaisé du jeu démocratique, ainsi qu’en témoignent les dernières élections sénatoriales.

En vérité, la plateforme qui doit porter le Congo à l’émergence se met en place : progressivement et sûrement. Notre pays est sur les rails de son développement. Les observateurs objectifs et impartiaux le reconnaissent et le disent. Nous-mêmes en avons l’assurance, la certitude et la conviction. En même temps que nous demeurons prudents et mesurés, écoutant ainsi la voix de la sagesse et de la raison.

En effet, dans un environnement mondial marqué par le ralentissement de l’activité économique et secoué par trois crises majeures (crise financière, crise économique et crise de l’endettement) qui ont réussi à faire vaciller les grandes puissances du monde, nous devons nous garder de toute euphorie.

En 2012, comme en 2011, nous devons continuer à faire preuve de rigueur et à affûter notre sens de responsabilité dans toutes nos entreprises collectives.

Tout comportement, toute attitude différente, tout laxisme compromettrait, à coup sûr, l’élan, le bon élan pris par notre pays, et dont nous sommes à la fois des témoins privilégiés et des acteurs déterminés.

Sur cet élan, le gouvernement entend réaliser les grands objectifs qu’il s’est fixés pour l’année qui commence demain. Au nombre des défis à relever, il y a notamment :

- l’amélioration substantielle de l’offre de santé et d’électricité ;

- l’assainissement de nos principales agglomérations urbaines ;

- l’industrialisation du pays avec l’éclosion de diverses PME et PMI ;

- la poursuite de grands travaux d’infrastructures de base notamment dans le domaine de la navigation fluviale ;

- le renforcement de la politique d’appui à l’activité agro-pastorale.

Une fois de plus, j’en appelle au sursaut patriotique de chacun, au dévouement et à la disponibilité de tous afin que s’ouvre et s’élargisse davantage à notre pays le champ de nouvelles raisons d’espérer.

Dans ce contexte, comme l’a été le récent scrutin sénatorial, les prochaines élections législatives doivent être le rendez-vous de la démocratie exercée dans la paix, la liberté, la transparence et la justice.

D’ores et déjà, j’exhorte toutes les parties prenantes à ce processus électoral à s’investir pleinement pour son bon déroulement, à privilégier, toujours, l’intérêt supérieur de la nation.

Pour ma part, j’y veillerai scrupuleusement.

L’intérêt supérieur de la nation, l’intérêt public c’est aussi d’offrir à chacun le bénéfice des fruits de notre labeur commun, toutes les fois que nos possibilités le permettent. Voilà pourquoi, j’ai décidé :

- Premièrement : de l’augmentation de 10% du salaire minimum payé aux agents de l’Etat, qui passe de 64.000 à 70.000 francs CFA ;

- Deuxièmement : du paiement en 2012 de deux trimestres d’arriérés de pension au profit des retraités de la Caisse Nationale de Sécurité Sociale ;

- Troisièmement : de la majoration de plus de 100% des allocations familiales versées mensuellement par l’Etat aux enfants à charge des fonctionnaires. Les allocations sont désormais de cinq mille (5.000) francs CFA par enfant, par mois.

- Quatrièmement enfin, de l’augmentation de 50% des bourses des étudiants

Toutes ces mesures entrent en vigueur en 2012. Les ministres compétents ont été instruits afin que leur mise en œuvre se fasse sans atermoiement suivant les modalités techniques et pratiques les plus adéquates.

Mes Chers Compatriotes,

Au-delà des divergences dans le choix des objectifs et des priorités ainsi que des moyens d’action, divergences inhérentes à toute société humaine, nous avons en partage une communauté de destin faite de l’héritage du passé, des défis du présent et des promesses de l’avenir. Nous avons en partage notre foi inébranlable dans la nécessité absolue de vivre ensemble. Nous avons en partage notre nation dont nous ne devons laisser à personne le soin funeste d’en déstabiliser les fondements.

Ce sont là autant de repères nobles qui commandent que nous nous donnions toujours la main dans l’affirmation d’une solidarité active, que nous regardions toujours dans la même direction, celle d’un CONGO uni et indivisible, déterminé à se battre et à gagner.

C’est notre défi pour 2012.

C’est notre combat permanent.

Bonne et heureuse année à tous !"

Par Arsène SEVERIN - Publié dans : Politique - Communauté : Actualité du Congo-Brazza
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