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Le-cimeti-re-de-Kinsoundi-.jpgLes trois présumés déterreurs de Bouansa ont finalement été libérés par la la brigade de la gendarmerie de Mouyondzi dans la Bouenza. Le drame de Nsangou, où le corps d’une femme a été retrouvé dans un sac, reste  alors mythique pour de nombreuses populations de cette commune de moyen exercice. Boniface Mabikana sur lequel pesaient de sérieux soupçons des populations a finalement regagné son domicile de Bouansa où il anime des activités commerciales dont un hôtel.

 « Comment une affaire de ce genre on l’a fait venir ici par une simple convocation ? » s’étonne un habitant de Mouyondzi qui fustige en même temps l’attitude de la gendarmerie de Moyoundzi.

D'après certaines informations, le suspect arrêté pour la mort de la dame de Nsangou, avait cité Bozis comme commanditaire de ce meurtre. Il aurait même pris soin d'expliqué aux gendarmes où se trouverait actuellement le colis dans la maison de ce jeune commerçant. "Mais, en procédant par une simple convocation, la gendarmerie s'est rendue complice de la dissimulation par Bozis de tous les éléments de preuve bien énumérés par celui qui a tué la dame", s'est indigné un commerçant de Mouyondzi.

"En plus de ça, les gendarmes sont allés avec Bozis ensemble pour perquisitionner chez lui. En tout, je donne ma tête à couper, les gars ont dû bouffer gros, car ils sont revenus à Mouyondzi sans un seul élément de preuve", ajoute le commerçant.

 Cette institution policière et judiciaire n’a en effet été véritablement engagée dans l’affaire que quand la brigade de Loutété l’a alertée du meurtre d’un certain Mouyabi, tué à Loutété par des assassins de la dame de Nsangou, lui soupçonnant d’être un grand bavard. Son corps a été retrouvé au bord des rails de la gare de Loutété, avant d’être transféré à son Mouyondzi natal.

 Après avoir arrêté deux bons gaillards à Bouansa et transférés à Mouyondzi pour une audition, la gendarmerie les a relâchés une journée après. Bozis qui y resté quelques jours a dû son salué grâce à la « comparution » de Wakaro, grand commerçant dans la contrée, qui s’est amené mardi à Moyondzi avec un avocat pour le délivrer de nombreuses citations dont il faisait partie de la part des assassins de la femme de Nsangou. D’après des informations parvenues à SEVERIN NEWS, l’entretien ou l’interrogatoire de Wakaro n’a duré que quelques minutes, et les portes de la gendarmerie se sont refermées après lui.

 L’affaire est donc remise à zéro. On ignore bien si la gendarmerie poursuivra l’enquête. Entre temps à Mouyondzi, la Télévision locale a montré les déclarée masquées des présumés assassins de cette dame. « Nous ne reconnaissons personne, tout a été brouillé. Un CD a même été produit et est actuellement en circulation dans la contrée, montrant les témoignages de ces gens, comment ils ont tué la dame », affirme un jeune de Mouyondzi.

 Dans ce contexte de peur bleu, un enfant de cinq ans disparu à Bouansa, à quelque 45 Km de voie goudronnée de Mouyondzi a été retrouvé mort dans un profond puits d’eau abandonné. La maman qui avait pourtant laissé endormi dans de beaux draps, ne l’a plus finalement revu, jusqu’à deux jours de recherche. Le corps a été déposé à la morgue de Mouyondzi. Ce drma a-t-il un lien avec le meurtre de Nsangou ? Qui sait ?

 

Les activités des Moundjoula devraient interpeller la force publique, car généralement les éléments de la police et de la gendarmerie nommés pour l’enquête tombent facilement sous le coup de la corruption de la part des Mindjoula. Dans l’affaire que nous parlons, plusieurs rumeurs (que nous ne pouvons confirmer ni vérifier) font état de 10 à 18 millions verser à la gendarmerie de Mouyondzi.

 

Ce qu’il faut aussi prendre en compte, c’est le souci des populations qui ne veulent plus entendre parler de cette histoire. Les coupables arrêtés devraient faire l’objet d’un jugement populaire plus exemplaire et efficace. Actuellement dans les villes de la contrée, les cadavres sont enterrés après avoir reçu une douche à l’acide, ce qui est contrairement aux traditions congolaises. Tout cela pour décourager les Mindjoula !

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Tag(s) : #Societé- Développement
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