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Les 65 Km de la route Brazzaville-Kinkala construite par la société DRAGAG, et inaugurée par le président Denis Sassou Nguesso ne sont en réalité pas totalement terminés. Les 18 Km de Ngangalingolo à Bifouiti sont encore un vrai calvaire pour les usagers de cette route, notamment les populations qui habitent de l’autre côté du pont Djoué.

 

Avec l’arrivée des pluies,  le chemin de la croix (qui mènera certainement au chemin d’avenir), var bientôt reprendre pour les populations qui habitent cette partie périphérique de la capitale congolaise. Le transport sera des plus chers de la ville, entre 250 et 350 F CFA

 

Les travaux avancent à pas de caméléon. En cette saison sèche, les usagers de cette route boivent la poussière en allant de Bifouiti jusqu’à Madibou, et sans compter qu’ils se cassent véritablement les couilles, les côtes et les reines avec ces secousses qui n'en finissent jamais. La belle route, elle, n’est qu’au-delà des 18 Km de calvaire. Cela fait alors pour le bonheur de ceux qui vont jusqu’à Kinkala, ou peut-être à Soumouna chez Ntumi, ou à Makana et à Mabaya Koubola.

 

Cette route porte deux faces. Elle commence dans la douleur en rentrant au pont Djoué, et s’achève également dans la tristesse à Matoumbou. Mais au beau milieu du parcours, c’est le bonheur des passagers qui découvrent une route impeccable. (Voir ce véhicule chargé qui négocie tranquillement le virage de Makana).

 

Ce n’est pas beau de voir les corbillards rouler comme des tracteurs en transportant à vive allure les corps au cimetière public de Makana. On se demande bien dans quel état arrivent les cadavres avec tous ces nids de poule. Une route très dangereuse qui peut encore tuer.

 

Avec plus de 40 milliards de F CFA de l'Union européenne (UE), le premier tronçon, Ngangalingolo-Kinkala-Ngambari a été très bien fait. Mais, que vaut réellement cette route si Ngangalingolo- Brazzaville reste un calvaire de crevasses et de poussière, tout comme le tronçon Ngambari – Matoumbou, couvert de boue et de ravins? En tout cas, rien du tout.

 

Le gouvernement a certes conclu avec les bailleurs de fonds internationaux (UE)un accord des fonds additionnels pour poursuivre les travaux pour que la route arrive à Brazzaville (même si Matoumbou restera enclavé), mais la lenteur des travaux reste un mauvais présage, surtout avec l’arrivée des pluies. Mais, peut-être, mieux vaut ça que rien !

 

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Tag(s) : #Societé- Développement
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