Le gouvernement du Congo-Brazzaville a dénoncé mardi les exactions que commettent les ninjas du pasteur Ntumi dans le département du Pool. Une commission d'évaluation de cette situation faite de terreur, en réalité de non paix (quoi que disent les politichiens), a d'ailleurs été mise en place, et que présidera Isidore Mouba, le nouveau ministre d'Etat. Ce dernier a reconnu, malgré moult professions de foi sur la paix dans le Pool pendant la campagne électorale et la tenue de la présidentielle qu' « il y a depuis des longues années, un climat de non- Etat dans le Pool".
D'après Isidore Mvouba, sorti de cette réunion dirigée par lui-même, le chef de l'Etat Denis Sassou Nguesso, "les ninjas font tout et n’importe quoi sur l'ensemble du département du Pool".
Plus incisif, il n'est pas allé par quatre chemins pour dire : " Il faut que le ministre Frédéric Bitsamou se détermine, il a eu ce qu’il voulait, et il doit se battre pour mettre fin à cette situation, sinon on va le consédérer comme un énnemi du peuple".
Depuis quelque temps, en effet, les exactions sont montées d'un cran dans cette partie du pays. Les ex-combattants s'attaquent à des trains et aux convois de véhicules, pillant ainsi les marchandises et dévalisant les voyageurs. La situation attriste plus d'un observateur, notamment les pauvres populations qui n'ont que déjà trop souffert de la guerre. Il n'y a pas que, dans ces exactions, les populations du Pool qui endossent le coup, tous les usagers du chemin ou de la nationale n°1 restent de potentielles cibles des attaques des ninjas.
De nombreux observateurs estiment que les ex-combattants qui commettent ces exactions échappent au contrôle du pasteur Ntumi, même si ce dernier continue à les soutenir, comme étant ses éléments. Ils sont des milliers à travers le Pool et dans les environs de Brazzaville, à n'avoir pas été réinsérés par le gouvernement. Ils vagabondent dans les chemins, commettant des crimes pour tenter de survivre.
Mais, le gouvernement a dit halte à tout ça. Pour le président Sassou Nguesso, l'actuelle situation du Pool doit cesser. Il l'a dit devant ses collaborateurs comme le directeur de la sécurité présidentielle, le Général Blaise Adoua, le chef d'état-major général, le Général Richard, le ministre de la défense, Charles Zacharie Bowao, le colonel Michel Ngakala (qui a toujours réinséré ds ex-combattants, mais qu'on ne voit jamais). Une feuille de route a été adoptée au cours de cette réunion stratégique pour ramener enfin le calme dans le Pool.