Ce 9 février matin à Pointe-Noire les passagers du vol LC 102 du fameux commandant Lopes de la compagnie Ecair en destination de Brazzaville ont encore eu la rage de leur vie pour protester contre le retard avec lequel l'avion a quitté l'aéroport Antonio Agostino Neto. Parmi ces passagers, une bonne poignée de ceux qui avaient déjà loupé le dernier vol de la veille, annulé tout simplement. En tout cas ce matin il y a eu grincement de dents, Grrrrrr!
On prend l'avion pas pour le luxe (c'est dépassé comme considération, car les gens y voyagent même en caleçon), mais pour arriver vite! Et non être Taty Loutard au rendez-vous d'affaires ou de famille. Convoqués à l'aéroport à 5h du matin pour les formalités d'usage, les passagers réservés sur le vol LC 102 de ce matin se sont présentés aux comptoirs de la compagnie Ecair sans problème et où d'ailleurs les cartes d'embarquement ou l'enregistrement des bagages s'est fait sans peine. Mais une fois dans la salle d'embarquement, la tension a commencé à monter. Les aiguilles des montres des usagers tournaient plus vite que l'horloge de la compagnie Ecair. Le décollage de l'avion est prévu pour 07h15 et arrivée à Brazzaville à 8h10. Ici jusqu'à 7h00 l'embarquement n'avait pas encore commencé.
Un gars qui avait déjà la galère pour avoir loupé son vol hier soir, se déchaîne. "Hé, y a problème ou pas" demande-t-il instamment et autoritairement à deux ou trois employés d'Ecair qui traînaient devant un comptoir pour Cheking. "Ou bien on ne voir pas bien, c'est 07h15 ou 17h15", a réagi un autre, lui aussi victime de la galère d'hier. Un agent agent donne de l'avion : "Mais l'avion est là sur le tarmac et vous allez bientôt". "Quoi, est-ce qu'on venu visiter les avions ou bien on veut embarquer", demandant encore cet autre voyage, pas loin d'un agent de la Surveillance du territoire, habitué des interrogations.
Ce lundi matin, c'est un avion affrété appartenant à la compagnie Trade Air qui a foutu l'endouille. Un équipage qui débarque sur la plate-forme à 15 minutes de l'heure prévue pour le décollage. Il faut ouvrir, nettoyer et charger l'avion avant d'embarquer les passagers. Un Fokker 100 qui a englouti une centaine de passagers. Cet opérateur travaille depuis un moment déjà avec Ecair. Et on se plaint bien de ses prestations, notamment au sol. Dans la cabine, quelques hôtesses de chemises blanches vêtues, d'une jupe noire le tout assortie d'une cravate assorti d'une cravate façon Tsunami!!! Avec leur tablier à la taille au moment de service du jus et des petits gâteaux, elles baragouinent un peu le Français...
Au Congo, tout le monde fait son boulot. Mettre du beurre ou du chocolat sur du pain d'avant-hier de façon que ça garde la saveur. Dire toujours que c'est vert alors que cest «Ngwaaaa» tout rouge! Ecair-le-villageois ne cesse de créer le désarroi, tantôt bagages égarés, tantôt horaires non respectés. Un avion prévu à 15h15 pour Brazzaville-Pointe-Noire, n'avait décollé qu'à 16h30. C''était le 30 janvier dernier, précise un passager qui a vu tout son programme chambouler.
Tous les jours les usagers notamment ceux des vols intérieurs se plaignent des prestations de Ecair. Heee! Un voyageur sur Paris nous a également raconté une de ses désillusions des bagages perdues, une histoire proche de cette autre commerçante venant de Cotonou. Il faut amender. La compagnie a à gagner en appliquant les horaires de vols, la rigueur du service. Et seulement à ce prix qu'elle mériterait davantage d'être le villageois, "Mwana Mboka".