Le président du Forum pour la gouvernance et les droits de l'Homme, Maixent Fortuné Hanimbat, a déclaré, à l'occasion de la semaine d'action pour lutter contre la circulation des armes légères, que "la situation était préoccupante au Congo". M .Hanimbat a expliqué, dans une interview à SEVERIN NEWS, que dans plusieurs régions du pays, on note encore l'utilisation des armes légères par les populations civiles et les militaires non autorisés. Ces armes en divagation servent malheureusement à connaître beaucoup de forfaits. Une pétition a même été initiée pour interpeler les pouvoirs publics. Plusieurs actions ont eu lieu au cours de la semaine dite "Semaine d'action".
Qu'est-ce que votre organisation a quoi a exactement fait au cours de cette semaine d'actions de lutte contre la circulation et la prolifération des armes légères ?
La semaine a consisté en l'organisation d'une table ronde avec la presse sur les thèmes suivants: Présentation de I'ANSA et de la semaine d'action contre la violence armée, rôle de la société civile dans la lutte contre la prolifération des armes légères, la participation du Congo au processus TCA (Traité sur le commerce des armes), les conséquences des armes légères sur les droits des personnes et le développement; La publication d'un appel citoyen (pétition), une conférence débat, des actions de plaidoyer auprès des autorités et placardage des affiches.
Quelle est la situation au Congo ?
La situation est préoccupante. On note encore de nombreux cas d'utilisation des armes légères tant par les militaires que par les civils. Cela entraîne des actes comme les braquages, les rackets, les meurtres, les viols, etc.
Quel est le but visé dans la pétition que vous faites circuler ?
En fait vu le peu de temps qui nous reste pour obtenir les signatures nécessaires, la pétition a été convertie en appel citoyen. Cet acte vise à attirer l'attention tant du gouvernement que de la société civile sur le fait que tout le monde doit s'engager résolument dans la lutte contre la prolifération des armes légères dont les conséquences se manifestent sur tous les secteurs d'activités et touchent toutes les couches sociales.
Pensez-vous que le Congo a réussi ses premières opérations de collecte d'armes dans les anciennes en conflit ?
La vérité c'est que les armes circulent toujours. Il y a toujours des armes dans les maisons. Mais en même temps il faut reconnaitre qu'il y a des efforts du côté du gouvernement, mais ils sont encore très insuffisantes.