C’est Christian Badibangi, membre de l'opposition qui se trouvait aussi sur le même plateau de télévision, et Jean Baptiste Bomanza, ancien de l’UDPS et membre de l’UN (Union pour la nation), également de l’opposition qui ont confirmé sur les médias l’arrestation du président du Mouvement des démocrates congolais (MDCO), Gabriel Mokia, après s’être battu sur le plateau de télévision. Selon des informations collectées des sources sures par SEVERIN NEWS, Mokia a été conduit au tribunal de paix de la Gombe où il sera jugé.
On ne sait si Mokia voulait jouer son propre film à la Jacky Chan, la politique ayant trop de méandres. Mais avoir choisi un plateau de télévision pour demontrer ses katas de karata, a été vraiment un très mauvais choix.
Certainement l’opposant le plus bavard au régime du président Joseph Kabila en République démocratique du Congo (RDC) a renoué avec ses instincts d’enfance en frappant en pleine lucarne un gars de l’Alliance pour la majorité présidentielle (AMP) qui débattait avec lui sur un plateau de télévision. D’habitude, très fin et moqueur, c’est Mokia qui vexe les autres, mais qui n’arrivent pas aux mains.
Pour une fois qu’il a perdu la main, Mokia, le célèbre, a préféré plier les manches de sa veste pour cogner correctement son interlocuteur. Et, comme il a déjà fait la prison pour les actes de violences (verbales), la police ne l’a pas raté. Il a mordu à l’appât, cette fois-ci, il doit pouvoir justifier pourquoi un tel acte.
Si dernièrement il s’en était pris à Kabila qui l’aurait envoyé en prison à cause de sa bouche (comme on dit à Brazzaville), cette fois-ci, il aurait besoin de ce même Kabila pour le tirer de cette merde dans laquelle il patauge déjà jusqu’au cou. Ha, Mokia ! C’est la démocratie à la kinoise ou quoi ? Sur cette photo, SEVERIN NEWS le montre près de cellule en prison l'année dernière.
Les propos pour lesquels il avait été accusé en cette période là, Gabriel Mokia les aurait tenus sur le plateau de la télévision d’une autre chaîne privée de la place. Lors de son procès, quatre chefs d’accusation étaient finalement mis à sa charge dont offense au chef de l’Etat et incitation à la haine ethnique.
Expliquant les circonstances de sa libération, son proche Bomanza avait indiqué que le premier juge s’était déporté parce qu’il n’avait pas trouvé d’infraction, et le deuxième juge qui est arrivé avait disqualifié toutes les infractions retenues contre Mokia, sauf celle d’offence au chef de l’Etat. Une infraction qui, avait commenté l’ancien membre de l’UDPS, n’existait plus parce qu’elle était du domaine de la Cour de sûreté de l’Etat qui était dissoute avec la promulgation de la Constitution de la 3ee République.
Après ce nouvel épisode d' arrestation, Gabriel Mokia ira-t-il à nouveau en prison ? La question est sur toutes les lèvres dans divers milieux de Kinshasa.