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Depuis quelques jours, les téléspectateurs de la chaîne nationale de télévision, le miroir du peuple, sont gavés des débats unilatéraux sur les fonds vautours. Ces capitalistes présentés au Congo comme des voleurs, des pillards des économies des pays pauvres à la recherche du développement. Mais une question n’est toujours pas répondue dans ces grands débats : qui a amené les fonds vautours au Congo ? Comment s'est faite la rencontre ?

 

Posez la question aux Congolais, personne ne connaissait cette histoire de fonds vautours. Posez la question aux Congolais, personne ne vous dira plus que ce qui se dit à la télévision nationale. Et on retiendra de ces grands débats des journalistes pleins les poches de l’argent public, le peu qu’auraient laissé les fonds vautours.

 

Il s’agit, semble-t-il des chercheurs de créances de part le monde, notamment dans les pays pauvres. S'ils trouvent les pays qui ne peuvent pas payer, eux payent à leur place, et demandent plus gros. Le Congo, asphyxié par ses lourdes dettes interminables qui a avoisine les 6 milliards de dollars a rencontré ces gens qui voulaient bien l’aider. On savait bien qu’ils devaient « dévorer » l’économie vacillante du pays. Et c’est ce qui est arrivé, quelque temps après. Il a fallu aux autorités de cacher l’argent public, parfois dans les comptes personnels pour que les rapaces n’y mettent pas la main, ou le bec, voire les serres. Ainsi l’argent a été sauvé.

 

Question : combien on avait planqué ? combien on y a retiré ? En tout cas, aucun des Congolais qui a suivi ces débats télévisés ne saura le dire. Peut-être que sont-ils eux-mêmes, les citoyens congolais, devenus des vautours pour leur pays. C’est pourquoi, il faut leur cacher ces informations. Heureusement, la Banque mondiale et le Fonds monétaire internationale peuvent témoigner de la bonne foi des autorités qui n’ont rien pris sur cet argent.Ce qui justifie la signature des accords de financements ou de prêts conclus par-ci par-là 

 

Un téléspectateur s’est interrogé, voulant savoir si l’argent qu’on a caché à la face des vautours est celui qui se trouve dans un compte stabilisation à la banque centrale. « Maintenant qu’on a feinté les vautours, combien on a gagné ? Le lendemain peut-il maintenant changer ? Je parle de l’emploi des jeunes, les médicaments dans les hôpitaux, la bonne éducation et un enseignement gratuit. Sinon, alors pourquoi on nous parle de ces fonds vautours ? », a largué Serge Bandza, infirmier retraité.

 

Une enquête réalisée par un magasine français, Le Point, a déclanché une vraie salve oratoire à Brazzaville. Les organisations non gouvernementale, paraît-il financer par ces fonds vautours, ont été prises à partie par des intellectuels et des journalistes qui ont sérieusement mis en doute la crédibilité des ONG locales. Conclusion, toutes ces ONG ne jouent que le jeu des fonds vautours, il n’y a aucune seule qui suit la voie de Dieu. « Toutes sont dans la corruption », a soutenu un journaliste fougueux sur le plateau de la télévision nationale.

 

L’affaire Christian Mounzéo, Brice Makosso et William Bouaka qui est maintenant dans la politique, notamment à l’UDR Mwinda où il occupe d’importantes fonctions, a refait surface dans ces débats. Pour les journalistes qui animent ces débats, c’est un cas de mauvaise gouvernance au sein des ONG locales qui passent leur vie à faire des leçons de bonne gouvernance au gouvernement. « Elles devaient cesser de parler », a conclu un autre journaliste, moins libéral.

Et pourtant, personne n’abordé la question : Qui a amené les fonds vautours au Congo ?

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Tag(s) : #Economie
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