Les membres du bureau politique de l'Union panafricaine pour la démocratie sociale (UPADS, opposition) réunis le 5 septembre à Brazzaville en session extraordinaire au tour de leur secrétaire général, Pascal Tsaty Mabiala, ont décidé de participer aux élections locales prévues pour le 28 septembre prochain.
C'est à l'issue d'un grand débat que le parti de l'ancien président Pascal Lissouba a résolu d'aller aux prochaines élections locales. Nombre de participants ne voulaient pourtant pas que l'UPADS se lance dans cette nouvelle compétition. Mais, le vote à bulletin secret que le secrétariat du parti a initié pour départager les positions a permis de souligner que la majorité écrasante voulait participer aux élections locales.
Dans le communiqué final publié à l'issue de cette importante réunion, les membres de l'UPADS ont appelé leurs cadres à déposer les dossiers de candidature et de faire preuve d'une "grande vigilance et discipline". Le secrétaire général de l'UPADS a voulu mettre en garde contre les départages genre double candidature au sein du même parti, quoi que la deuxième candidature étant marquée du sceau de Indépendant.
Après un large débat la semaine dernière au parlement pour protester contre le vote de la nouvelle loi électorale qui ne donne pas assez de pouvoir à la Commission nationale des élections, l'UPADS continue à mettre en doute le fichier électoral qu'elle qualifie de frauduleux. Le parti de l'ancien président Lissouba a toujours stigmatisé les chiffres publiés par le gouvernement qui arrête le corps électoral à 1,8 millions d'électeurs. Pour ces opposants, certains départements du nord Congo, historiquement connus moins peuplés ont subitement eu des corps électoraux plus élevés que les régions du sud.
La décision prise par les cadres de l'UPADS surprend certains militants qui croyaient que le parti des trois palmiers s'apprêtait à annoncer une annonce de boycott aux élections locales. Pour Pascal Tsaty Mabiala, c'est une décision qui renforce l'unité de l'UPADS, parti largement meurtri par les déchirures internes. Reste alors que l'UPADS reprenne les mairies qui lui étaient favorables avant la guerre de 1997, notamment Dolisie, Mossendjo et Nkayi.