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BrazzaPLUS

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Actualité du Congo-Brazzaville. Le Blog de Arsène SEVERIN spécialisé dans l'information générale, l'analyse et la critique sur les événements au Congo-Brazzaville, en Afrique et dans le Monde. Souvent avec grand humour!


Trois membres de l'opposition à nouveau devant le juge à Brazzaville !

Publié par Arsène SEVERIN sur 29 Janvier 2010, 18:56pm

Catégories : #Politique

Trois membres de l'opposition du Congo-Brazzaville, Guy Romain Kinfoussia, Clément Mierassa et Ange Edouard Poungui ont été convoqués devant le juge d'instruction, le capitaine de police Priva Roméo Itoua dans le cadre d'une marche organisée par les militants de l'opposition le 15 juillet, le jour même de la proclamation de la victoire du président Denis Sassou Nguesso, vainqueur de la présidentielle du 12 juillet dernier.

Dans un communiqué de presse publié à Brazzaville, ces opposants s'inquiètent du fait de la relance de ces poursuites, pourtant abandonnées en octobre. A l'époque, c'est le ministre d'Etat, ministre de la justice, Aimé Emmanuel Yoka, lui-même, qui avait annoncé la "bonne nouvelle" aux présumés coupables de la mache du 15 juillet 2009 à Brazzaville.

Ces responsables de l'opposition sont poursuivis par la justice pour "coups, blessures et détention et port d'armes illégal". Deux d'entre eux, Kinfoussia et Mierassa ont déjà été entendus le 26 janvier dernier. Kinfoussia qui n'avait pas pris part à cette marche est quand même convoqué par le juge en qualité de témoin! Témoin de quoi ? De ce qu'il regardait à la télé si cette marche était retransmise en direct. Témoin de quoi, alors que ce colonel à la retraite était certainement en train de dormir profondément ?

Et Mierassa qui était acteur et participant à la marche est aussi entendu comme simple témoin. Et tout cela va amener où ? A faire certainement de Mathias Dzon, le président du Front des partis de l'opposition congolaise le principal responsable de cette affaire collective. Bon, c'est une façon de voir !

Entre septembre et octobre derniers, une bonne dizaine de leaders de l'opposition avaient été entendus pour cette affaire. La première personnalité de l'opposition à être écoutée par la justice, c'était le jeune leader Paul-Marie Pouele. Et puis la cohorte des autres membres de l'opposition, tous candidts malheureux à la présidentielle dont le meilleur score a été réalisé par Mathias Dzon, quelque 2%, loin derrière le président Denis Sassou Nguesso, réélu dès le premier tour avec plus de 78% des suffrages.

La seule personne à ne pas être entendu par la justice à cette époque était Jacques Mouanda Mpassi, se trouvant en France à côté de sa famille, après de graves déceptions récoltées le long du processus électoral. Et jusqu'à ce que la mort l'emporté, il n'a pas été entendu. Certainement s'il vivait encore, on il recevrait lui aussi sa convocation pour se présenter devant le juge d'instruction.

La peur et l'incertitude gagnent les membres du Front, qui en fait depuis cette redoutable élection, avaient quasiment pris congé de la scène politique. Il a fallu attendre le 31 décembre 2009 pour que le Front des partis de l'opposition coiffé par Dzon fasse une déclaration tonitruante sur la gestion "chaotique" des finances publiques. Cette déclaration est certainement à mettre dans la balance, notamment dans l'assiette qui pèse contre les opposants. Ils ont finalement été repris par la justice, trop la guelle!

Après la fameuse marche, et les polémiques sur les responsabilités qui s'en étaitent suivies entre les opposants et les forces de l'ordre, le pouvoir, par le procureur de la république avait pris, dès le 21 août, des dispositions afin que personne d'entre eux ne quitte le pays. Ange Edouard Poungui de l'UPADS, parti de l'ancien président Pascal Lissouba, avait tenté plusieurs fois de voyager, mais a été refoulé de laéroport.

Ils étaient donc tous interdits de sortie du territoire  national, voire même de Brazzaville, car nombreux, des députés (Pascal Tsaty Mabiala de l'UPADS-principale formation politique de l'opposition) avaient été empêchés d'aller en provinces pour des descentes parlementaires.

Depuis le 26 janvier, la justice a repris du service et principalement Poungui, Kinfoussia et Mierassa passeront en premier.

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