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Photo-Tandja.jpgDepuis jeudi, il doit méditer seul devant ce qui lui est arrivé. Après avoir  certainement, mangé du couscous sec avec une maigre sauce de gombo, le président défenestré du Niger doit actuellement être aux abois! Mamadou Tandja, le colonel à la retraite qui voulait jouer au dur a rencontré plus dur que lui. Où est-il maintenant ? En tout cas, selon des informations confuses qui nous viennent de Niamey, le dictateur en papier serait conduit hors de la ville (à 20Km), loin de son gouvernement, retenu actuellement dans une caserne.

Alors, Tandja, qu'es-tu devenu, toi le vaillant guerrier de Tambouctou ? L'ombre de toi-même, n'est-ce pas ?

Après avoir tripatouillé la Constitution dans le seul but de s'accrocher au pouvoir, le président Tandja a organisé le référendum constitutionnel  et les élections législatives qu'il a remportés en définitive haut la main.  Et c'était son rêve! "Le peuple m'a dit", "Dieu m'a dit", s'empressait-il de raconter à l'endroit de l'opposition et de tous ceux qui voulaient bien le prévenir des conséquences des actes qu'il posait. Ho, le gars s'en foutait éperdument, décidé, comme certains de ses pairs, à faire honte à l'Afrique, continent d'Anti-démocrates, entend-on souvent.

Aujourd'hui, il est seul dans sa situation, loin de ce peuple au nom duquel il semblait parler. Au contraire, dans les marchés et les rues de Niamey, la capitale du Niger, on a vu les femmes et les jeunes danser en poussant les cris de soulagement : Enfin Tandja est parti !

Depuis l'année dernière, Tandja Mamadou s'était attiré les foudres de toutes les couches de la société nigérienne. Il a menti au nom du peuple et de Dieu, alors que ces derniers ne lui avaient rien dit du tout. Les militaires dont il croyaient avoir le soutien l'épiaient jusqu'au jour favorable. I

l s'agit des vrais jeunes officiers (capitaines et commandants notamment) qui ont fait des études à l'étranger, très objectifs et patriotes. Ils ne sont pas patriotistes ! Ils sont différents des traditionnels hommes de main, plus aveugles que leur chef, n'écoutant que la voix de leur maître. Et voilà que tous ont coulé dans le désert de Ténéré, violemment secoué par ce coup d'Etat à la professionnelle : vite fait et bien fait. Une dizaine de morts à cause d'une résistance idiote, car on savit que le gars était perdu, en cas d'une action de ce genre. Et voilà !


Salou Djibo est le nom du jeune gars, chef de la junte, inconnu, qui a pris les commandes du Niger, à la tête d'un Comité pour le retour de la démocratie. Pour une fois, les grandes puissances se sont refusées à la langue du bois. Elles n'ont de fait pas condamné le coup d'Etat, disant que c'est Tanja lui-même qui en est la cause! "S'il nous avait suivi, s'il nous avait écouté,... il ne serait pas dans cette merdre", doit certainement chuchoter un diplomate occidental, sablant du champagne quelque part à Niamey!

Sachant qu'il n'avait plus rien à perdre ni à gagner à la tête de ce pauvre pays sahélien, Tandja, dont le premier mandat a été salué par tous a changé d'ambition politique, en instaurant une présidence à vie, le temps de savourer les retombées des accords de l'exploitation de l'uranium, passés avec la société française Areva.

Coincé par les opposants et le peuple qui manifestaient sans cesse dans les rues de Niamey et d'Agades, Tanja voit son coeur s'endurcir et n'écoute plus personne, même pas ses pairs de la CDEAO. Le Nigeria lui a fait la guerre. Le pauvre président Yar'Adua du Nigeria s'est donné beaucoup de mal pour dire à ce gars que ce qu'il faisait était très dangereux. Ho, le gars a chié dessus, obsedé par le pouvoir. Il ne fait qu'à sa tête jusqu'à obtenir ce qu'il voulait. Trois ans de présidence supplémentaire, c'est le temps qui aurait fallu pour détourner les caisses de l'Etat.

Mais, il avait mal fait les calculs, car ces choses-là, il y a dans certains pays où les mannes ne sont pas contentes. C'est-à-dire que vos histoires d'élections volées, constitutions truquées et argent détourné, ça ne marche pas partout en Afrique, il y a des peuples qui sont vigilants. Kilikili té, Okueyi !


Tandja qui se croyait le grand des grands, nargant même les patroins des organisations internationales ou panafrcaines, a bien récolté ce qu'il voulait. Dans sa garde actuelle, il doit plusieurs faire des sourates pour remercier Allah qui l'a préservé des ennemis, car si c'étaient des vieux officiers, on allait plus retrouver qu'un corps inerte  et criblé des balles.

Mais lui, a eu beaucoup de chance. Orgueilleux, il a nargué même le peuple profond, celui qui détient le vrai pouvoir. Mais, Lelo Molinga akomi civil !

 Vous savez? Pour des raisons, on ne sait vraiment pas, les Congolais ont juré de ne pas appeler leurs enfants par Ma madou. C'est vrai, vous pouvez le vérifier. Mamadou!!! C'est peut-être mieux d'enlever le M initial, et on sera comme chez les Bobodiouf avec un Amadou !
Tag(s) : #International
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