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BrazzaPLUS

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Actualité du Congo-Brazzaville. Le Blog de Arsène SEVERIN spécialisé dans l'information générale, l'analyse et la critique sur les événements au Congo-Brazzaville, en Afrique et dans le Monde. Souvent avec grand humour!


Séverement critiquées les autorités togolaises interdisent un journal de paraître !

Publié par Arsène SEVERIN sur 30 Août 2010, 17:46pm

Catégories : #Droits Humains

C'est une histoire qui se passe au Togo. Les autorités de ce pays n'ont pas hésité un seul instant de mettre sous une chappe de plomb un journal qui a osé critiquer un demi-frère du président de la République, Faure Gnassingbe Eyadema. Semble-t-il que le gars serait impliqué jusqu'au cou dans la drogue, le sacré commerce qui paye bien aujourd'hui, plus que... on ne sait pas quoi. Alors le journal, suivant des pistes dangereuses, arrive quand même à poser de grandes, d'audacieuses et dangereuses questions, si jamais la drogue ne passait pas sous la barbe de la présidence. Alors là, les hommes du pouvoir se sont emportés contre le journaliste et son canard. Ils les ont traqués, sans pitié, comme de rats au tribunal; et en cette circonstance, en Afrique, les juges et les plaignants de cette qualité sont du même camp. Le verdict a été cinglant: le journal a été interdit. ON NE VEUT PLUS VOUS VOIR! Le Comité pour la protection des journalistes, basé aux Etats-Unis, n'a pas hésité de pondre un communiqué. SEVERIN NEWS a reçu une copie, et en voici l'intégralité :

"New York, le 26 août 2010—Le Comité pour la protection des .journalistes (CPJ) condamne la décision mercredi dernier d’un juge d’un tribunal correctionnel de Lomé d’interdire un journal sur l’étendue du territoire togolais. Le journal avait soulevé des interrogations sur l'implication présumée d'un demi-frère du président Faure Gnassingbé dans une affaire de trafic de drogue.

L’interdiction de Tribune d'Afrique, un bimensuel privé basé au bénin et ayant un bureau à Lomé, était fondée sur une plainte déposée par Mey Gnassingbé, un conseiller du président, pour publication de fausses nouvelles et diffamation en vertu du code de la presse du Togo de 1998 ainsi que du code pénal, selon l’avocat de la défense, Me Darius Atsoo.

Le juge a également ordonné au journal de payer 60 millions de francs CFA (environ 113.000 dollars américains) de dommages et intérêts à M. Gnassingbé. Il a également infligé à Aurel Kedoté, Cudjoe Amekudzi, Marlène de la Bardonnie, respectivement directeur de publication, reporter et directrice générale dudit journal, une amende de 2 millions de francs CFA (environ 3.800 dollars) chacun, a dit Me Atsoo, qui a indiqué que la défense ferait appel du verdict. Il a également souligné que le procès s’est tenu sans la présence d’un avocat pour le journal et que ce dernier n’était pas ainsi en mesure de présenter sa défense.

« Nous condamnons cette décision sévère contre Tribune d'Afrique qui constitue un acte de censure sur des reportages indépendants », a déclaré Mohamed Keita , coordonnateur du plaidoyer pour l'Afrique du CPJ. « Nous demandons à la cour d'appel d'annuler ce verdict », a-t-il ajouté.

M. Gnassingbé a intenté un procès contre Tribune d'Afrique en mai dernier, suite à la publication du premier article d'une série d'enquêtes en trois volets intitulée « La poudre blanche qui noircit les palais présidentiels: Le trafic de drogue au sommet de l'État. Mey Gnassingbé indexé », selon le directeur de la rédaction et fondateur du journal, Max Carmel. Cependant, M. Gnassingbé a nié les allégations dans une interview avec le journal en mai dernier.

Lancé en 2005, Tribune d'Afrique est vendu et distribué dans sept pays ouest-africains, dont le Togo, où il avait le plus grand tirage, selon M. Carmel. Ses reportages critiquant la gestion du gouvernement togolais lui auraient valu un harcèlement des autorités togolaises, notamment des mises en gardes de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (HAAC) contrôlée par l’État, ainsi que la perte de recettes publicitaires provenant du gouvernement."

 

 

 

 

 

 


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