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Entrainements-d-fil--militaires-b-.jpgIl ne se passe pas un seul petit jour à Brazzaville sans qu'un militaire, bien lucide et bien habillé, coince un civil dans un coin de la rue pour lui poser tous les problèmes du monde. Mis au courant du fait, le chef suprême des armes, le président Denis Sassou Nguesso a sévèrement fustigé le 31 décembre 2011 le comportement de ses enfants, très malvaillants à l'endroit des populations civiles déjà très pauvres!

"Il est inconcevable le fait pour un militaire, un gendarme ou un policier, à un carrefour, d'adresser un propos à un usager et de lui tendre la main", a dénoncé le chef suprême des armées.

Les discours de ces militaires, quasiment en divagation dans nos rues, sont connus des Congolais, notamment ceux qui habitent les grandes villes. "C'est-à-dire que, vous êtes hommes comme moi, vous comprendrez...j'étais de garde, et je suis descendu il y a quelque temps, mais je ne sais pas comment rentrer car je n'ai pas de quoi payer le bus... si vous pouvez m'aider", disent-ils souvent, les yeux narquois, et dans un français à peine compréhensible!

Les civils, au départ, surpris de voir ces agents de l'Etat se plaindre, tentaient légitiment de leur porter secours, bien que ça soit vraiment l'inverse, l'armée ayant perdu ses lettres de noblesse. Mais, par la suite, les gens se sont fatigués d'écouter les mêmes déclarations, comme si au Grand quartier général des FAC on les faisait tous passer aux répétitions de ces phrases de mendiants!

Sans gêne, ils ambusquent tout le monde, généralement des gens isolés, des femmes surtout, réputées proies faciles, qui n'hésitent pas à leur trouver de quoi "payer le bus". Le militaire-mendiants peut ainsi multiplier la main tendue pour espérer de quoi acheter la boisson locale (Lotoko/bouganda) et un peu de gamoundeleb (brochette de viande) dans la rue.

Et pourtant, les contrôles sur salaires effectués par le ministère des finances en 2010 ont révélé de grands détournements dans l'armée. Les militaires sont les mieux payés et bénéficient toujours des avancements avec effets financiers. Même si nombreux avaient démarré avec des salaires de 39000F CFA, aujourd'hui, ils tournent autour de 150.000, voire 200.000F CFA. Ils bénéficient de tous les avantagement, alignent beaucoup d'enfants, et se tappent même des salaires démesurés, et plusieurs officiers supérieurs ont été pris avec plusieurs salaires.

Qu'est-ce qui peut alors justifier unn tel comportement de mendiants? Seule leur origine, disent les observateurs. "Ils n'ont pas été formés, ils n'ont pas l'instruction civique", dit un autre observateur.

Mais, le président Sassou Nguesso dans son adresse aux militaires n'a pas mâcher les mots. Il est allé très loin en fustigiant le racket organisé des militaires contres les populations. " Il est inconcevable qu'un détachement de l'armée, de la gendarmerie ou de la police, en mission, tende sur une voie publique un bout de bambou, un bout de bois pour arrêter la circulation et organiser les rackets", a-t-il dit avec véhémence.

Il a fallu en novembre 2011 que le Général Jean François Ndengue fasse la route entre Pointe-Noire et Dolisie pour voir lever les barrières posées par les gendarmes et les militaires sur cette nouvelle route. Les usagers comptaient en aller comme au retour 30.000F CFA de pertes d'argent à verser dans ces bouchons.

Sur la nationale n°1, entre Brazzaville et Kinkala, les gendarmes se déploient à partir du pont du Djoué pour organiser les rackets. Des gros camions de sable, de caillace et ceux qui transportent le ciment, les gendarmes prennent entre 2000F et 5.000F CFA.

Et en plein centre ville, les rackets sont légion, les policiers ne dorment pas. Ils font même comme des enfants, se cachants dans la foule, dans une tenue non distingtive dans le but juste de voir le chauffeur de bus ou de taxi tomber dans l'erreur puis lui prendre 2000F CFA.

Le président Sassou Nguesso a dit à tous ses enfants de cesser avec ce comprtement. Le militaire doit respecter la loi. "Les militaires, les gendarmes, les policiers, dans leurs rapports avec le peuple doivent s'interdire certains comportements, parce que les lois et règements s'imposent à eux", a rappelé le chef suprême des armées.

Tag(s) : #Societé- Développement
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