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P2030001.jpgDans une déclaration à l'occasion d'une session de formation des défenseurs des droits de l'Homme sur la collecte, le traitement et l'analyse des données tenue à Brazzaville, Loamba Moké, président de l'Association pour les droits de l'Homme et l'Univers carcéral (ADHUC) s'est dit "vivement préoccupé" par la citation directe qui vise le Journal Tam-Tam d'Afrique. Il a promis une grande action de dénonciation à la prochaine audience de ce procès prévue pour le 18 août. "Nous suivons les choses de près", a-t-il déclaré, visiblement tétanisé!

Le président de l'ADHUC a dit que son organisation suivait avec "vive préoccupation" le procès ouvert le 21 juillet 2011 contre l'hebdomadaire Tam-Tam d'Afrique.Le directeur de publication de ce journal, Laudes Martial Mbon est poursuivi par un ancien magistrat pour "injures publiques et diffamation". Il n'a pas hésité de réclamer 200 millions de F CFA à l'entreprise de presse, comme réparations.

"Nous avons lu tout le dossier complet publié dans le journal TAm-Tam d'Afrique et tous les autres journaux qui en parlent, tant sur Internet que sur papier ici à Brazzaville. Mais nous sommes solidaires avec ce journal qui fait du bon travail, notamment dans la défense et la promotion des droits des populations", a dit Loamba Moke.

Il a ajouté : "Nous suivrons la prochaine audience pour voir comment les choses vont se dérouler, et juste après nous allons passer en action. Même au ministère de la Justice où l'affaire est suivie, les gens sont très étonnés de constater que cet ancien magistrat veut revenir sur scène en tentant de se faire un nom dans la presse".

L'ADHUC avait dépêché son Assistante juridique et son Chargé de programmes à la première audience du 21 juillet dernier. Les deux membres de l'ADHUC s'étaient montrés extrêmement "touchés" par une telle affaire au tribunal.

A la veille de cette première audience, quatre ONG (OCDH, ADPPA, CNDHP et FGDH) avaient publié une note de position salée à l'encontre de cette procédure qu'elles avaient qualifiées d'"opportuniste" et de "honteuse", initiée sans vergogne par un "magistrat défenestré" des rangs de la magistrature congolaise "pour faute lourde".

Mais l'ADHUC n'avait pas pris signé cette déclaration. "Nous n'avons pas été informés à temps. Mais, dès que nous avons eu l'information sur Internet, le jour même du procès, nous sommes venus aussitôt au tribunal, et nous suivrons le dossier jusqu'à la fin", a assuré Loamba Moke.

Après avoir fait échos d'une "plaidoirie" diffusée dans toute l'administration congolaise et les chancellerie de la place par deux ONG congolaises (CUDHOC, CNPDH), le journal Tam-Tam d'Afrique avait fait l'objet d'une poursuite judiciaire par Ernest Antoine Olessengo, un ex-magistrat siégeant au tribunal de grande instance de Mfilou dans le septième arrondissement de Brazzaville.

La plaidoirie faisait état d'un conflit foncier entre deux femmes dont la veuve Atiga, mal réglé par cet ancien juge.

 

Tag(s) : #Droits Humains
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