Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

BrazzaPLUS

BrazzaPLUS

Actualité du Congo-Brazzaville. Le Blog de Arsène SEVERIN spécialisé dans l'information générale, l'analyse et la critique sur les événements au Congo-Brazzaville, en Afrique et dans le Monde. Souvent avec grand humour!


Plainte contre Tam-Tam d'Afrique : Front Line publie sa déclaration aux Nations Unies!

Publié par Arsène SEVERIN sur 26 Juillet 2011, 14:54pm

Catégories : #Droits Humains

Une organisation européenne de défense des droits de l'homme et particulièrement ceux des journalistes, Front Line, a publié le 22 juillet dernier une déclaration à la suite de la plainte de Ernest Antoine Olessongo contre le directeur de publication du journal Tam-Tam d'Afrique.

Comme on le constate, les flèches ne font que tomber depuis que cet ancien magistrat a déposé une citation directe contre cet hebdomadaire indépendant.

 D'après les sources bien informées contactées par SEVERIN NEWS, Front Line a saisi le représentant du Congo aux Nations Unies tout comme l'Assemblée générale des Nations Unies pour les informer de la situation. Dans sa déclaration, Front Line déplore que Elessongo n'ait pas eu le temps d'user de son droit de réponse, s'il se sentait réellement lésé par cet article publié par Tam-Tam d'Afrique.

 Dans un article intitulé "Veuve Atiga lésée par la justice, en appelle au ministre Yoka", et paru le 15 juin dernier, le journal Tam-Tam d'Afrique relevait des irrégularités qui ont entaché la procédure conduite de main de maître par le juge Olessongo, alors président du tribunal de Mfilou. Ces irrégularités et bien d'autres plus saillantes ont été dénoncées et publiées dans un rapport conjoint des deux ONG qui demandent réparation pour la veuve Atiga.

La publication de cet article par un journaliste de Tam-Tam d'Afrique fait l'objet d'une vive colère de Olessongo qui se sent vilipendé par le canard dont Laudes Martial Mbon est le directeur de publication.

Depuis là les ONG se sont mises en branle en publiant coup sur coup des déclarations qui dénoncent à la fois "une procédure honteuse" et "opportuniste" de la part de cet ancien juge.

 

Voici la déclaration de Front Line :

 

Objet: République du Congo – Procès à l'encontre de M. Laudes Martial Mbon

Le 21 juillet 2011 s'est ouvert à Brazzaville le procès pénal à l'encontre du journaliste et défenseur des droits humains M. Laudes Martial Mbon, accusé de calomnie. Laudes Martial Mbon est le directeur de publication de l'hebdomadaire Tam Tam d'Afrique, un journal indépendant qui publie régulièrement au sujet de la situation de droits humains dans le pays. Laudes Martial Mbon a été enjoint à comparaître devant la troisième chambre correctionnelle du Tribunal de grande instance de Brazzaville le 21 juillet 2011 pour répondre du chef d’accusation de calomnie. Le procès s'est ouvert suite à la citation directe reçue le 12 juillet 2011 de la part de M. Antoine Ernest Olessongo, ancien président du Tribunal d'instance de Mfilou, dans le 7eme

arrondissement de Brazzaville.

Dans sa parution n° 386 du 15 juin 2011, l'hebdomadaire Tam Tam d'Afrique a publié un article dans lequel il rapportait les propos contenus dans une « plaidoirie » de deux organisations de défense des droits de l'homme, le Cercle uni pour les droits de l'homme et la culture de paix (CUDHOC) et Cercle national pour les droits de l'homme et la paix (CNDHP). Cette plaidoirie, qui avait été déjà largement diffusée auprès des autorités judiciaires, faisait état d'un cas qualifié par CUDHOC et CNDHP de mauvaise administration de la justice, cas impliquant M. Antoine Ernest Olessongo.

Le chef de calomnie est prévu par l'article 373 du code pénal congolais, qui prévoit jusqu'à cinq ans de détention. De plus, selon l'acte de citation, Antoine Ernest Olessongo aurait aussi demandé le paiement des dommages et intérêts de 200.000.000 francs CFA (environ 424,000 USD).

Selon les informations reçues, avant de citer Laudes Martial Mbon en justice, Antoine Ernest Olessongo n'a pas fait usage de son droit de réponse conformément à la loi n° 8-2001 du 12 novembre 2001 portant sur la liberté de l'information et de la communication. Tout en reconnaissant le droit de chacun de saisir les cours et tribunaux, Front Line exprime sa préoccupation face au déroulement d'un procès pénal à l'encontre du journaliste et défenseur des droits humains Laudes Martial Mbon, pour la publication d'un article portant sur un cas présumé de mal administration de justice déjà largement connu et diffusé auprès des autorités judiciaires et administratives.

Front Line demande instamment aux autorités de la République du Congo de :

1. Assurer le plein respect de toutes les garanties et standards applicables afin de garantir un procès juste et équitable dans le dossier du journaliste et défenseur des droits humains Maudes Martial Mbon;

2. Veiller à ce que tous les défenseurs des droits humains en République du Congo, exerçant leurs activités légitimes de défense des droits humains, soient en mesure d'opérer sans restrictions, ni représailles.

 

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

Archives

Nous sommes sociaux !

Articles récents