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BrazzaPLUS

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Actualité du Congo-Brazzaville. Le Blog de Arsène SEVERIN spécialisé dans l'information générale, l'analyse et la critique sur les événements au Congo-Brazzaville, en Afrique et dans le Monde. Souvent avec grand humour!


Même les dictateurs ont leurs pleureurs!

Publié par Arsène SEVERIN sur 3 Janvier 2012, 14:34pm

Catégories : #Politique

Kim_Jong_Il.jpgIl n’y a pas mieux que les images servies sur2011-12-20T123916Z_1_APAE7BJ0Z5I00_RTROPTP_3_OFRTP-COREE-DU.jpg les télévisions étrangères sur les obsèques de feu Kim Jong-Il, ancien président de la Corée du nord, décédé et enterré en fin de l’année dernière. Malgré tout a été dit sur la poigne de fer avec lequel cet homme a dirigé la Corée du Nord, les présentateurs de journaux, les militaires et les paysans ont pleuré à l’annonce de la mort et surtout le jour des obsèques de ce président, dont le père, Kim-il Sung, a été le fondateur de la Corée du Nord.

Les Coréens du nord ont profondément critiqués par leurs frères de la diaspora, les qualifiant d’esclaves. Des gens qui pleurent à la mort d’un dictateur, au lieu de se frotter les mains. Au passage du cortège funéraire dont ils étaient chargés d’assurer la haie d’honneur, de nombreux militaires sont tombés en sanglot, alors que les civils qu’ils empêchaient de marcher sur le tapis rouge, criaillaient comme des bambins !

A l’annonce de sa mort, l’Assemblée générale des Nations Unies, conformément à sa tradition, a organisé une minute de silence pour saluer la mémoire d’un chef d’Etat disparu dans l’exercice de ses fonctions. Mais, à la surprise générale, plusieurs pays occidentaux dont les Etats-Unis ont quitté la salle afin de ne pas assister à cette cérémonie.

Mais pourtant les Coréens eux-mêmes, du pouvoir ou pas, riches ou démunis, bourgeois ou dépossédés, tous, ont rendu hommage à cet homme qui a passé son temps à cracher sur la démocratie et les libertés des peuples. Comment expliquer un tel attachement à celui qu’on a longtemps qualifié de dictateur, un vrai prédateur des droits de l’homme et des libertés fondamentales dont celle de la presse.

En tout cas, les dictateurs ont leurs pleureurs. Des gens, pas de toujours de mains ni de la classe, qui sont prêts à mourir pour eux.

Les exemples africains de la Libye, de l’Egypte et de la Tunisie renseignent sur une toute autre façon de voir les dictateurs. Loin de les aimer ni de les caresser, les peuples de ces pays ont chassé voire massacrer leurs dictateurs. Le téméraire guide libyen, le colonel Mouammar Kadafi a laissé sa peau, lynché par le peuple qu’il disait aimer ; Ben Ali a dû fuir de sa Tunisie natale pour avoir la vie sauve, alors Hosni Moubarcak livre tout le temps la scène pitoyable d’un vieil homme jugé dans une cage et sur une civière.

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