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Acompagné de la télévision nationale, le maire de Makélékélé, Maurice Maurel Kihounzou, a fait casser ce  mercredi matin, les petites tables aux abodrs des ruelles perpendiculaires à la grande avenue de l'UA (qui part du CCF au pont Djoué)et non loin du marché Total, l'un des plus importants de Brazzaville, la capitale congolaise. "Regardant la camera, comme dans un film des western, le maire  a déclaré sans vergongne devant une petite vieille tablette dont la propriétaire ne s'est même pas précipitée de prendre: " Cassez-moi ça, je dis bien, cassez-moi", aux jeunes badauds sans emploi qu'il a ramassés on ne sait où, formés pour la circonstance dans la casse.

Les foules ont à nouveau pris d'assaut les ruelles concernées, ainsi que l'avenue de l'UA pour regarder le spectacle du maire et de ses badauds. Lunettes fumées, Maurel, de blanc vêtu, était en tête du peleton des casseurs. Ces derniers étaient munis de marteaux, de barres de fer, de burins, d'arrache-clou et d'autres outils pour détruire les tables, les pancartes, les enseignes et les kiosques et placards installés sur le domaine public. Même les objets placés à moins d'un mètre de l'entrée d'une boutique étaient bien laminés, sous-prétexte qu'ils étaient sur le domaine public.

Cette nouvelle notion de domaine public mérite bien explication pour ces casseurs et leurs chefs, qui passent leur temps à tout raser, sans comprendre ce que c'est le domaine public. Il commence où, il s'arrête où ? Le citoyen l'alliène à partir de quel moment ? Tout ça, connait pas! Et les maires, et les policiers et les badauds, tout le monde à la casse. Quelqu'un avait dit, lorsque ces casses ont commencé à Brazzaville: "vous avez voté l'éléphant ? Vous verrez, car vous n'êtes pas au bout de vos peines. Mais l'éléphant c'est la casse partout où il passe". C'était certainement pour rire, mais ça fait quand même réfléchir!

En fait, le problème avec Maurel, c'est qu'il est acculé par les commerçants et populations de Bacongo/Makélékélé qui vendent au marché Total. Ils le suspectent d'avoir pris d'importantes sommes d'argent auprès des enfants Soki, et donc ne touchent pas à leurs biens vachement placés sur le domaine public, non loin de l'hôpital de Makélékélé, donc là où il travaille, Maurel.

Même l'acquisition du nouveau domaine par les Soki (pas Vangu ou Dianzenza) à Moukoundzi Ngouaka reste douteuse. Maurel, toujours dans ces bas coups, aurait favorisé cette famille d'acquérir ce domaine public, alors qu'en diagonale de cet espace, des jeunes fabricants de marmites en cocote sont menacés de déguerpir. Quel est ce pays où les faibles sont obligés de toujours payer les bêtises des plus forts ?

Il y a quelques jours, le maire centrale de Brazzaville, Hugues Ngouelondele (photo ci-contre), s'était plaint de ce que l'opération déguerpissement du domaine public lancé le 11 septembre à Brazzaville n'avait pas connu du succès. On compte encoree, d'après lui, de nombreux commerçants qui vendent sur le domaine public, parfois avec la complicité ou sous la barbe des administrateurs maires, chargés d'exécuter cette opération.

 Malgré la forte somme payée à la vente, ces pauvres citoyens ont continué à payer la patente, et de diverses taxes, sans compter l'argent qui allait droit dans les caisses de la mairie. Tout ça, les autorités ont oublié. Après avoir pressé ces gens comme du citron, elles les jettent sans autre forme de procès. Mais Dieu vous voit; avec tous les pleurs de ces mamans et de ces jeunes sans emploi que vous avez copieusement exploiter, c'est difficile de passer haut les mains devant le juge dernier.

Heusement que le Marxisme nous a voilé les yeux et toutes ces choses. Qui croit au sévère jugement de l'Eternel. Vous escroquer les plus pauvres, vous les chassez des terres qu'ils ont légalement acquis (nombreux ont des papiers), sans tenter de les écouter et trouver des solutions. Allez, katuka! ou Bolimua ! crient les badauds.

Espérant avoir gagné le combat de la corruption au premier tour des casses, les administrateurs maires s'étaient frottés leds mains, car au Congo, c'est chad quand c'est le début. Et puis, plus personne n'en parle. Mais voilà que le maire a remis le doigt dans l'oeil, tous les maires ont les palpitations, allant même jusqu'à casser de vieilles tablettes (camera à l'appui).
Tag(s) : #Societé- Développement
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