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Sassou Kagamé blogC'est au cours d'un bref échange avec la presse que ce "liboke" a été ouvert! Rien n'a filtré dans l'adresse du président Kagamé devant le parlement congolais réuni en congrès, encore moins, très précisément, dans le communiqué final publié à l'issue de la visite d'Etat du président Rwandais.

Faisant rire, le président Denis Sassou Nguesso a parlé d'un "Rwandais qui a vécu ici comme réfugié, après est rentré chez lui. Mais je lui ai dit qu'il était bien Congolais résident au Rwandai", sous les rires de l'assistance formée des officiels des deux pays et les journalistes. Bien sûr, bien sûr, les gars de la sécurité aussi étaient-là! On ne les a pas oubliés!

En fait en fin décembre, on ne devrait plus parler de réfugiés rwandais au Congo. A l'heure actuelle, ils sont 8.000, et seulement 6.00 ont pu regagner leur Rwanda natal, après de multiples campgnes de sensibilisation de retour au pays natal. Et comment donc, les pauvres avec tout ce qu'ils ont vécu comme horreur à Kigali, la capitale, à Ciangoungou, à Giseni ou ailleurs où les machettes ont, pendant toute une saison, été utilisées pour charcuter les Tutsi et les Hutus modérés? Ne rappeler plus ces choses, ce n'est plus que de l'histoire!

Mais, ici c'est le présent! Le président Sassou Nguesso a donc estimé que s'il y a des Rwandais ne veulent pas rentrer au pays à la date buttoire, il sera question de trouver une solution. On ne va pas les jeter dans le fleuve Congo, quand même! Le président Congolais propose deux pistes pour ceux qui ne veulent plus escalader les collines rwandaises pour aller aux champs ou simplement faire des courses en ville.

 Pour ceux-là donc, "soit ils vont s'installer dans un autre pays, soit ils reste ici avec des documents d'identité qui attestent qu'ils sont régulièrement en séjour au Congo". "Ils pourront vivre ici comme chez eux, ils peuvent se marier", a ajouté Sassou Nguesso. "Ceux qui opteront pour la nationalité congolaise pour l'obtenir selon les mécanismes en vigueur dans notre pays. Nous sommes un pays ouvert où il y a des Togolais, des Tchadiens,... tout le monde", a déclaré le président du Congo-Brazzaville, en présence de son homologue Kagamé , qui avait aussi répondu à quelques questions des journalistes de Brazzaville, genre, son point de vue sur les réformes des Nations UNies et ce que les deux peuples gagnent quand les chefs d'Etat veulent redynamiser la coopération sur l'axe Kigali-Brazzaville. Enfin, un peu les questions de chez nous, sélections dès le départ!!!

 Bien avant cette conférence de presse Paul Kagamé, s'adressant au parlement du Congo-Brazzaville, n'a pas hésité de vendre le modèle de développement économique et politique de son pays. Appelant les députés et sénateurs à faire preuve de la rigueur dans les mécanismes de contrôle, Paul Kagamé a demandé aux dirigeants africains de rendre les comptes de leur gestion aux citoyens.

"Nous, dirigeants, devrons impérativement rendre compte, non seulement à chaque branche du gouvernement, mais aussi aux citoyens", a déclaré le président Rwandais.

Il a mis en avant l'expérience du son pays dans la décentralisation du pouvoir, notamment en valorisant les institutions traditionnelles comme les Gacaca, tribunaux populaires qui ont organisé des procès publics des génocidaires.

Pour Kagamé, il faut que les pays du sud travaillent pour une culture d'excellence, comme le Rwanda. La gestion des ressources naturelles devrait être responsable afin que les peuples en bénéficient réellement. Depuis plus de 50 ans, a dit Paul Kagamé, les Africains n'ont pas suffisamment joui de ses ressources. C'est pourquoi, il appelle à l'augmentation du volume de commerce entre les différents pays du sud.

Depuis quelques années, le Rwanda de paul Kagamé boude les institutions financières internationales en mettant en avant l'expérience et le talent africains. Le revirement du pays pour l'Anglais, alors qu'il y a encore quelques mois le Français avait l'emprise sur cet Etat de montagneux, est un signe. Sa traque, comme une sangsue sur les autorités françaises qu'il accuse de génocidaires, a fait gagner à Kagamé une côte de popularité intéressante, faisant oublier à la face du monde, tout ce que disent ses détracteurs.

Président la cérémonie, le président de l'Assemblée nationale du Congo, Justin Koumba a dit toute son admiration pour le combat que mène le leader rwandais. "Dans ce domaine, votre combat est aussi le nôtre", a-t-il déclaré.

Tag(s) : #Politique
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