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BrazzaPLUS

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Actualité du Congo-Brazzaville. Le Blog de Arsène SEVERIN spécialisé dans l'information générale, l'analyse et la critique sur les événements au Congo-Brazzaville, en Afrique et dans le Monde. Souvent avec grand humour!


Les réactions continuent de tomber sur le procès du journal Tam-Tam d'Afrique à Brazzaville!

Publié par Arsène SEVERIN sur 5 Août 2011, 17:37pm

Catégories : #Droits Humains

La série de réactions sur la citation directe contre le Journal Tam-Tam d'Afrique est loin d'être terminée. La dernière en date enregistrée par SEVERIN NEWS est celle publiée le 25 juillet par le Réseau des défenseurs des droits humains d'Afrique centrale, une ONG basée au Cameroun. Cette organisation, indignée par la plainte de Ernest Antoine Olessongo, demande l'annulation pure et simple de cette citation directe.

Pour le Réseau, cette citation qui comporte de grosses amendes, ne vise qu'à "tuer l'entreprise de presse Tam-Tam d'Afrique", qui ne sera pas capable de verser une telle somme.

Appelé à comparaître le 21 juillet dernier, le directeur de publication du journal Tam-Tam d'Afrique s'est retrouvé seul devant la barre, car l'ancien magistrat, défenestré des juridictions congolaises pour "abus de pouvoir et incompatibilité de fonction" ne s'était pas présenté. "A-t-il oublié le tribunal de Brazzaville où il a demandé à faire comparaître ce jeune garçon qui ne fait que son travail?", s'était interrogé un homme âgé, venu suivre le procès!

L'ancien magistrat qui réclame 200 millions de F CFA de dommages pour "injures publiques et diffamation" n'avait pas fait valoir son de réponse. Il avait simplement souhaité faire fermer le Journal Tam-Tam d'Afrique en l'asphyxiant de fortes amendes.

Le Réseau des défenseurs des droits humains, basé au Cameroun a demandé aux autorités congolaises de mettre fin à cette citation directe.

Dans une déclaration publiée à la veille du procès avorté, quatre ONG (OCDH, CNPDH, ADPPA, FGDH) des droits de l'Homme basées à Brazzaville, avaient dénoncé une procédure "opportuniste et honteuse" d'un magistrat qui avait été "défenestré" des juridictions congolaises pour "faute lourde".

Voici en intégralité, la déclaration du Réseau des défenseurs des droits humains de l'Afrique centrale :

 

                      COMMUNIQUE DE PRESSE

 

"Douala le 25 juillet 2011 : Assignation en justice de Monsieur Laudes Martial MBON, Directeur de publication de l’Hebdomadaire « Tam-Tam d’Afrique » paraissant à Brazzaville (République du Congo) par Monsieur Ernest Olessongo.

 Le Réseau des Défenseurs des Droits Humains en Afrique Centrale est indigné par la citation directe de Monsieur Ernest Olessongo, ancien président du Tribunal d’instance de Mfilou dans le 7ème arrondissement de Brazzaville à l’endroit de M. Laudes Martial Mbon, Directeur de Publication de l’Hebdomadaire Tam-tam d’Afrique.

Par une Note de Position de 3 ONGs basées au Congo Brazzavile, en possession du REDHAC depuis le 20 juillet 2011, il apparait que dans sa parution n° 386 du 15 juin 2011, l’Hebdomadaire Tam-Tam d’Afrique avait repris la plaidoirie des associations de Défense des Droits Humains : Cercle Uni pour les Droits de l’Homme et la Culture de Paix ( CUDHOC) ; Cercle National pour les Droits de l’Homme et la Paix ( CNDHP).

Cette plaidoirie, largement diffusée à Brazzaville, fait état du traitement indélicat d’une affaire qui oppose Veuve ATIGA à Monsieur Antoine Ernest OLESSONGO ex-président du Tribunal d’Instance de Mfilou.

Le 12 juillet 2011 , par voie de citation directe, Monsieur Antoine Ernest OLESSONGO enjoignait Monsieur Laudes Martial MBON, à comparaître le 21 juillet 2011 devant la troisième chambre correctionnelle du Tribunal de Grande Instance de Brazzaville aux fins de répondre aux accusations de diffamation et d’injures publiques.Ce qu’il a fait.

Suite à cette assignation injuste,

Le Réseau des Défenseurs des Droits Humains en Afrique Centrale

 -Condamne avec force la volonté délibérée de Monsieur Antoine Ernest OLESSONGO de détruire l’entreprise de presse « TAM-TAM D’AFRIQUE ».

- Regrette que le Sieur Antoine Ernest OLESSONGO, contrairement à la loi Congolaise régissant la presse, n’a pas usé de son droit de réponse,

- Exprime sa profonde inquiétude pour ces pratiques qui font reculer la démocratie et l’Etat de droit au Congo Brazzaville;

- Souligne que ces agissements sont de nature à entraver à la liberté d’informer comme le stipule l’art. 19 de la Déclaration universelle des Droits de l’Homme :

« Toute personne a le droit à la liberté d’opinion et d’expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d’expression que ce soit ».

Le REDHAC demande

1) Aux autorités Congolaises :

-De garantir l’intégrité physique et psychologique de Monsieur Laudes Martial MBON, Directeur de publication de l’Hebdomadaire « Tam-Tam d’Afrique » de tous les autres journalistes et des défenseurs des droits de l’homme ;

-De faire annuler purement et simplement cette assignation.

 

 

 

2) A la Commission Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples :

 - D’exiger le gouvernement Congolais le respect de ses engagement concernant la protection des journalistes et des Défenseurs des Droits de l’Homme tels que stipulés dans la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, la Déclaration de Kigali et de Grand Baie ;

 -De soutenir le plaidoyer pour la sécurité et la protection des défenseurs des Droits de l’Homme en exigeant du Congo Brazzaville de s’engager publiquement et fermement à prendre des mesures pour la protection effective des défenseurs des Droits de l’Homme et des journalistes

.-De faire respecter tous les traités, convention et autres instruments relatifs aux Droits de l’Homme et aux droits des Défenseurs des Droits de l’Humains signés et ratifiés par le Congo Brazzaville.

3) Au conseil des Droits de l’Homme de l’ONU de :

- Demander aux autorités Congolaises de garantir la liberté d’expression au Congo.

- Se conformer aux dispositions relatives à la sécurité et la protection des journalistes en particulier et des Défenseurs des Droits Humains en général.

 -D’appliquer les dispositions pour la protection, la sécurité des journalistes et des défenseurs des Droits de l’Homme incluses dans leur législation."

 

 

 

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