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Bemba-aux-temps-forts.jpgEn tout cas, le chairman du Mouvement pour la libération du Congo ne peut plus que compter sur les crimes commis loin en République Centrafricaine (RCA) pour quitter les cellules pénitentiaire de la Cour pénale internationale. Depuis quelque temps, en effet, les choses se corsent vraiment pour lui. Les victimes de l'Ituri, tous ces pygmées dont les parents ont été mangés par les soldats du MLC reviennent à la charge, cette fois-ci avec l'aide de la Fédération internationale des droits de l'Homme (FIDH). C'est foutu pour Jean Pierre Bemba, dont la carrière en politique se gâche un peu plus tous les jours... et en pareilles circonstances, parfois seul le président de la RDC Joseph Kabila peut le tirer de ce gouffre! Mais, comment alors si les deux hommes ont entretenu ces derniers temps des relations très maussades !

Dans un communiqué publié par la FIDH et parvenu à SEVERIN NEWS, la FIDH veut que les victimes soient réhabilitées dans leur droit de poursuivre Jean Pierre Bemba. Une option fortement soutenue par les juges de la CPI. Ce qui fait que l'organisation des droits de l'Homme n'a pas hésité d'applaidire. Voici l'intégralité de ce communiqué de presse :

"La FIDH se réjouit de la décision de la Chambre

préliminaire 1 de la Cour pénale internationale (CPI) d'interroger le Procureur sur l'absence de

poursuites ouvertes à l'encontre de Jean-Pierre Bemba concernant les crimes commis en RDC.

« Cette décision rend justice aux victimes d'Ituri. Elle répond à une question essentielle que les

victimes ne cessent de se poser : pourquoi Jean-Pierre Bemba ne fait l'objet d'aucune poursuite

pour les crimes imputables à ses milices en Ituri, alors même qu'il est détenu à la Haye pour des

crimes commis en Centrafrique ? En outre cette décision vient confirmer le droit des victimes

d'une situation à participer aux procédures devant la Cour » a déclaré Souhayr Belhassen,

présidente de la FIDH.

Le 30 juin dernier, les représentants légaux de victimes de crimes des troupes du MLC

(Mouvement de libération du Congo dirigé par Jean-Pierre Bemba) en Ituri, avaient en effet

demandé à la Chambre d' « examiner la décision du Procureur de ne pas poursuivre Jean-Pierre

Bemba en sa qualité de chef militaire au sens de l'artic1e 28-a du Statut pour les crimes dont ses

troupes sont présumées coupables en Ituri et de remédier à cette carence de

l'enquête »(http://www.icc-cpi.int/iccdocs/doc/doc902732.pdf).

Par cette importante décision, la Chambre exerce aussi pour la première fois, à la demande des

victimes, son pouvoir de demander des informations complémentaires au Procureur sur sa

décision de ne pas enquêter, conformément à l'article 53 du Statut et à la norme 28 du Règlement

de la Cour. Elle a fixé au Procureur un délai pour répondre avant le 15 septembre 2010.

La FIDH appelle le Procureur à saisir cette occasion pour expliquer les orientations, trop limitées

selon ces organisations, aux enquêtes et poursuites qu'il a menées en Ituri.

La FIDH salue aussi la décision de la Chambre préliminaire, qui précise la jurisprudence de la

Cour et confirme le droit des victimes à présenter leurs droits".

 

Tag(s) : #Politique
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