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Grand pays, pays civilisé attaché aux valeurs de la dignité humaine et du nationalisme, les Etats-Unis sont allés chercher, loin au Vietnam, l'un de leur, détenu depuis par les autorités de Pyongyang qui l'avaient condamné en avril à huit ans de prison. Ha, combien d'Africains croupissent dans les prisons africaines ou européennes, dans l'insouciance totale de leurs autorités ? Combien de fonctionnaires en mission d'Etat sont chosifiés à l'étranger sans que nos Etats ne réagissent ? Nombreux, en situation d'espoir, ne font recours qu'à leurs parents, convaincus que l'Etat ne fera rien pour eux. En République démocratique du Congo, par exemple, un "Ministère des Congolais de l'étranger" a même été créé. Ha, bampangi ya Vincent, si ce n'est pas pour la poudre aux yeux, combien de ressortissants de ce pays passent de moments difficiles à travers le monde et que les autorités font de la sourde oreille ? Oui, on est trop nombreux pour un seul fauteuil au pouvoir, ou pour le peu de pétrole. Laissez donc crever ces compatrio, condamnés parfois sans motif en Libye, en France, aux Etats-Unis, à Cuba, au Vietnam, et ou encore ne vont pas les Africains ?

L'Américain, lui, malgré les fautes commises, va retrouver sa famille, la soupe chaude et les honneurs d'être ramené au pays par un avion spécial. Lisons plutôt ce reportage de nos amis de Associated Press, publié ce matin même :

Aijalon Gomes, 31 ans, a serré l'ancien président américain dans ses bras, juste avant que les deux hommes n'embarquent à bord d'un avion à l'aéroport de Pyongyang.

Jimmy Carter s'est rendu dans la capitale nord-coréenne cette semaine dans le cadre d'une mission privée destinée à négocier la libération de l'Américain.

Sur demande de l'ancien chef de la Maison Blanche, le dirigeant nord-coréen Kim Jong Il a accordé son pardon à l'Américain, condamné en avril à huit ans de travaux forcés et à une amende d'un montant équivalant à plus de 600.000 dollars pour être entré illégalement dans le pays et avoir commis un "acte hostile", selon l'agence de presse officielle nord-coréenne KCNA.

Jimmy Carter et Aijalon Gomes devaient arriver à Boston vendredi, pour y retrouver la mère de l'Américain, a précisé Deanna Congileo, porte-parole de l'ancien président américain, à Atlanta.

A Washington, le Département d'Etat a salué la nouvelle, déclarant "apprécier l'effort humanitaire de l'ancien président Carter" et saluant "la décision de la Corée du Nord d'accorder à M. Gomes une amnistie spéciale et de l'autoriser à regagner les Etats-Unis".

Aijalon Gomes était le quatrième Américain arrêté pour entrée illégale en Corée du Nord en l'espace d'un an, lorsqu'il a été appréhendé en janvier, accusé d'avoir franchi la frontière entre la Corée du Nord et la Chine. On ignore la raison pour laquelle il s'y est rendu, mais il a expliqué qu'il était un ami proche du militant Robert Park, qui avait délibérément franchi la frontière au moment de Noël 2009 avant d'être expulsé par Pyongyang une quarantaine de jours plus tard. AP

Tag(s) : #Droits Humains
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