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Une semaine après le journal Le CHOC, l'hebdomadaire Le Trottoir a été suspendu pour deux mois, par le Conseil supérieur de la liberté de communication que préside Jacques Banangadzala. L'organe de régulation reproche à la rédaction du Trottoir d'avoir publié un article stigmatisant un fonctionnaire à la Caisse de retraite des fonctionnaires. Surpris par la nouvelle depuis Pointe-Noire où il séjourne, le directeur de publication du Trottoir, joint par SEVERIN NEWS, a dit être "surpris", et a dénoncé la "complaisance" du Conseil supérieur de la liberté de Communication dans cette décision.

la nouvelle est tombée mardi en fin de matinée à Brazzaville. Le journal Le Trottoir, un transfuge de l'hebdomadaire satirique La Rumeur, est suspendu de paraître pour deux mois.


Le Journal avait publié un article contre un gars de la CRF, l'accusant d'importants détournements financiers au sein de cet établissement de sécurité sociale. L'affaire avait fait mouche à tel point que le monsieur avait même été déparqué de ses responsabilités à la CRF.


Fâché, il écrit son droit de réponse qui fut régulièrement publié dans le canard; mais bien sûr, comme la loi le permet, le Troittoir avait mis de côté ses Notes de la rédaction pour refixer les lecteurs. Au même moment qu'il faisait publier son droit de réponse, le gars avait aussi assigné en justice le journal Le Trottoir par une citation directes.


On se souvient encore des plaidoiries déferlantes de Me Thomas Djolani qui plaidait pour la relaxation du Journal de Jean Fernant Kihoulou. C'est ce que le juge a fait, car l'affaire avait même déjà été réglée dès lors que la rédaction avait publié le droit de réponse.


Débouté par le premier degré, le gars de la CRF saisi la Cour d'appel où la sentance n'est pas encore prononcée.


C'est dans cette attente que Banangadzala et son équipe organise le 14 avril dernier une séance de travail avec les responsables du journal incriminé. Et le compromis semblait bien être trouvé. "Je suis alors surpris lorsqu'on me dit que le journal est suspendu. Je comprends que les gens du Conseil supérieur sont en complicité avec ce monsieur de la CRF", a déploré le directeur de publication du journal Le Trottoir, joint ce soir par SEVERIN NEWS.


Consommant sa déception, l'homme ne s'avoue pas vaincu, il espère reculer pour mieux sauter : "Ce n'est rien, deux mois ça va vite passer. Nous allons reprendre les activités, mais c'est dommage".


Des observateurs avertis dans le monde des médias brazzavillois avaient vu dans la suspension du journal Le CHOC qui n'a jamais caché sa sympathie pour le pouvoir, une cascade de suspensions des journaux dans l'avenir. Le cas du Trottoir n'est peut-être pas pâtant, mais on peut de même s'interroger.
Courage les gars... deux mois, évidemment, c'est rien! Mais méditez tout de même sur votre sort.

Tag(s) : #Droits Humains
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