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BrazzaPLUS

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Actualité du Congo-Brazzaville. Le Blog de Arsène SEVERIN spécialisé dans l'information générale, l'analyse et la critique sur les événements au Congo-Brazzaville, en Afrique et dans le Monde. Souvent avec grand humour!


Le procès contre Tam-Tam d'Afrique n'a plus eu lieu ce jeudi!

Publié par Arsène SEVERIN sur 21 Juillet 2011, 15:13pm

Catégories : #Droits Humains

Le fameux procès n'a plus eu lieu tel que prévu, car Antoine Ernest Olessongo ne s'est pas présenté. En son absence subite et surprise, le juge a décidé de renvoyer l'affaire au 18 juillet 2011. Dans la salle, les amis de Tam-Tam d'Afrique étaient surpris de constater que le poursuivant s'est donné un camouflé, au nom on ne sait de quel prétexte. A la veille de cette, des ONG locales avaient publié une déclaration, dénonçant de fait l'action de l'ex-magistrat, "défenestré pour faute lourde". Des observateurs disent que c’est ça qui l’a effrayé !

Finalement, les gens de Tam-Tam d'Afrique, arrivés très tôt au tribunal de Brazzaville, ont attendu jusqu'à midi pour savoir que le procès ne s'ouvrira pas ce jeudi comme prévu. Le gars qui les poursuit s'est simplement dérobé. Même son huissier n'est pas venu dire au tribunal pourquoi son protégé était absent à l'audience.

C'était pourtant une citation directe contre la personne de M. Laudes Martial Mbon, directeur de publication du journal Tam-Tam d'Afrique. Et donc, ça devrait urger, et lui le savait très bien. Pourquoi alors a-t-il choisi la dérobade plutôt que de se présenter devant la foule bruyante des journalistes et de défenseurs des droits de l'Homme qui l’attendaient fermement ? Au tribunal, mange-ton des gens ?

Déjà mercredi dans la matinée, Gaspard Mienantima, président du CUDHOC, publiait une déclaration fumante et incendiaire dans laquelle il confirmait les faits évoqués et commentés par le journal Tam-Tam d'Afrique. D'après cette organisation, "les commentaires apportés par le journaliste sur cette plaidoirie sont excellents et justes".

"Nous sommes surpris par la réaction de monsieur Olessongo, lui qui, quand il était encore en fonction, n'a semé que la désolation et le souci parmi les citoyens congolais qui avaient eu la malchance de le croiser comme arbitre judiciaire sur le chemin. Cet homme qui a fait de l'être humain et de ses problèmes, la source de ses spéculations financières, des simples moyens pour atteindre son but : l'argent. Il manipulait la loi et le droit pour la satisfaction de ses intérêts égoïstes au mépris des souffrances des autres dont le mauvais destin orientait vers lui", affirme M. Mienantima dans sa déclaration.

Dans leur déclaration publiée dans la soirée de mercredi, quatre ONG locales dont l'OCDH dénonçaient "une procédure opportuniste et honteuse". EN effet, pour ces ONG de droits de l'Homme, les faits publiés et commentés par le journaliste de Tam-Tam d'Afrique sont "largement connus auprès des autorités judiciaires et administratives" du Congo, à travers une plaidoirie publiée il y a quelques semaines par deux ONG de Brazzaville.

En attendant la prochaine audience prévue pour le 18 juillet où certainement le fameux Olessengo s'amènera, lui et sa citation directe, voici l'intégralité de la déclaration publiée par les ONG sur cette affaire :

NOTE DE POSITION

DES ORGANISATIONS DE DÉFENSE DES DROITS DE L'HOMMME RELATIVE A L'ASSIGNATION EN JUSTICE DU DIRECTEUR DE PUBLICATION

DE TAM-TAM D'AFRIQUE

Les organisations non gouvernementales signataires de la présente note sont indignées par la citation directe de monsieur Antoine Ernest Olessongo, ancien président du Tribunal d'instance de Mfilou dans le 7ème arrondissement de Brazzaville à l'endroit de M. Laudes Martial Mbon, directeur de publication de l'hebdomadaire Tam-tam d'Afrique.

Elles dénoncent une procédure opportuniste, honteuse et craignent que l'assignation de ce journaliste en justice pour la publication des faits largement connus et diffusés auprès des autorités judiciaires et administratives, ne soit une atteinte inadmissible contre la liberté de presse et le droit de défendre les victimes de la mauvaise administration de la justice.

En effet, dans sa parution n° 386 du 15 juin 2011, l'hebdomadaire Tam-tam d'Afrique, paraissant à Brazzaville, a publié un article dans lequel, il rapportait les propos contenus dans une « plaidoirie » de deux organisations de défense des droits : Cercle uni pour les droits de l'homme et la culture de paix (Cudhoc) et Cercle national pour les droits de l'homme et la paix (Cndhp).

Cette « plaidorie », largement diffusée auprès des autorités judiciaires, fait état du traitement indélicat d'une affaire concernant la veuve Atiga par monsieur Antoine Ernest Olessongo, ex-président du Tribunal d'instance de Mfilou.

Suite à la parution de cet article, le 12 juillet 2011 par voie de citation directe Monsieur Antoine Ernest Olessongo a enjoint M. Laudes Martial Mbon, à comparaitre ce 21 juillet 2011 devant la Troisième chambre correctionnelle du Tribunal de grande instance de Brazzaville, aux fins de répondre des chefs de diffamation et d'injures publiques, crimes prévus et punis par les articles 373 du code pénal congolais. L'ex-président du tribunal d'instance de Mfilou exige des dommages et intérêts de 200.000.000 francs CFA.

Les organisations des droits de l’Homme relèvent les éléments suivants :

1. tout citoyen a le droit de saisir les cours et tribunaux pour faire entendre sa cause. A ce titre, M. Antoine Ernest Olessongo, ancien magistrat congolais, défenestré de la magistrature pour faute professionnelle lourde, n'a pas fait usage de son droit de réponse conformément à la loi n° 8-2001 du 12 novembre 2001 portant sur la liberté de l'information et de la communication.

2. M. Antoine Ernest Olessongo en demandant des dommages et intérêts exorbitants se livre à une action destructrice de la presse, car sachant qu'aucun journal n'est en mesure de payer une telle somme.

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