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Pasteur-Christian.JPGLe pasteur Christian Ndamba, responsable du Centre d’évangélisation mondiale Philadelphie de Bouansa, a lancé un appel à la mobilisation générale des fidèles pour le plein succès des festivités du vingtième anniversaire de cette communauté  religieuse. « Nous demandons aussi aux gens de bonne volonté, ceux dont le Seigneur a longtemps touché les cœurs, de nous soutenir tant financièrement que matériellement, afin que cette fête réussisse et que l’œuvre du Seigneur ne s’éteigne point », a-t-il déclaré.

 

Pour quelle raison voulez-vous fêter avec éclat le vingtième anniversaire de votre Eglise ? Dieu en a-t-il besoin ?

Nous tenons à fêter cet anniversaire pour montrer et témoigner notre modeste fidélité attachée au Seigneur. C’est pour nous un réel motif de joie, car la communauté vient de loin. L’objectif c’est aussi d’encourager de jeunes ministères qui commencent, pour qu’ils persévèrent, qu’ils regardent toujours vers le Seigneur. Lorsque nous sommes arrivés à Bouansa, il y avait des églises qu’on construisait, mais qui sont restées inachevées jusqu’à ce jour. Nous, nous avons quasiment terminé la nôtre. Il ne reste plus que les décorations… C’est ça que nous voulons montrer aux autres, pour les encourager à bien gérer les structures. Plutôt que penser à eux-mêmes, les responsables des communautés doivent se mettre au service des fidèles et élever des temples dignes. Donc nous voulons montrer au peuple de Bouansa la fidélité. Aujourd’hui le Seigneur peut ouvrir les portes de bénédictions par l’argent ou les dons que les fidèles font, si ce n’est pas bien géré, ils auront par la suite les cœurs endurcis.

 

Et quand vous regardez cette œuvre 20 ans après, quelle impression cela vous fait-il ?

Il y a une grande évolution. Quand je suis arrivé, il n’y avait qu’une très petite communauté à Bouansa. Avec le temps et la grâce de Dieu, nous avons pu ouvrir les églises à Loutété, à Mantsoumba, à Madingou, à Nkayi, à Kibati et à Makabana dans le Niari. Aujourd’hui l’œuvre du Seigneur a grandi. Quand je suis arrivé en 1995, l’église de Bouansa était hébergée dans la cour d’un fidèle au quartier Bandondo, puis au quartier Mambouila. Au moment où j’arrive, Brazzaville cesse avec la prise en charge des pasteurs. C’est donc l’église locale qui devrait s’occuper de moi. Mais avec quels revenus ? J’ai donc enduré les moments coriaces, en gardant la foi au Seigneur qui m’avait envoyé paître son troupeau. Et lorsqu'est née en nous l’idée de bâtir ce temple, dans la caisse il n’y avait quasiment rien. Mais, pourtant, il fallait six millions de F CFA pour réaliser l’ouvrage. Tous les travailleurs ont déguerpi la maison du Seigneur, ayant compris le degré de leur participation dans la construction. Sans eux, nous avons démarré les travaux, avec rien, et quand ils sont revenus, nous étions déjà assez loin. Les passants, les autorités, les dignitaires, les travailleurs, qui ne priaient pas avec nous, ont largement contribué à l’édification de ce temple. Aujourd’hui, notre église fait la fierté même de la communauté urbaine de Bouansa.

Quelles sont les activités que vous comptez organiser pour marquer ces festivités du vingtième anniversaire ?

Nous envisageons organiser les conférences; nous allons faire venir quelques serviteurs de Dieu pour animer plusieurs autres activités en préparation. Il y aura des groupes de louange de toutes sortes pour agrémenter cette semaine d’anniversaire.

C’est une grande ambition, légitime certes, mais, est-ce que vous avez les moyens de votre politique ?

Cette préoccupation est juste. Il y a quelques semaines, j’avais appelé un homme de Dieu de Brazzaville pour venir animer un séminaire ici. Mais, il a répondu en me disant, qu’est-ce que je peux venir chercher à Bouansa, au moment où les autres sont invités en Europe ? C’est le manioc ou le foufou que je viendrais chercher là-bas, alors que la tendance actuellement c’est d’aller chercher les voitures en France ? Cela m’avait découragé. Mais sérieusement, nous avons pris cette demande en compte, et nous nous attelons à faire que tous les fidèles contribuent chacun selon ses moyens. C’est aussi pour nous une occasion de demander à toutes les personnes de bonne volonté de nous apporter assistance et aide selon leurs moyens. Le peuple de Dieu à Bouansa a besoin de sa parole pour changer, et nous avons besoin de moyens pour aller plus loin. Ici, la population est totalement paysanne et ne vit que de l’agriculture. Les cultivateurs de manioc, par exemple, doivent attendre 18 mois pour avoir un peu d’argent. C’est pourquoi nous avons la foi comme monnaie. Avec cette grande foi, nous espérons que les gens de bonne volonté ne nous abandonneront pas, Dieu touchera leur cœur de beaucoup de sensibilité pour nous avenir en aide. L’église Philadelphie de Bouansa a beaucoup fait dans cette ville. Les morts ont été ressuscités, les malades guéris, les chanvreurs et autres bandits revenus à la société. Nous avons réussi à désarmer de leurs amulettes et gris-gris les ex-combattants et autres guerriers, et certains sont même devenus des serviteurs dans notre église.

Comment est née l’église Philadelphie au Congo ?

Le mouvement a commencé timidement en 1988 sur l’avenue de l’OUA à Brazzaville avec les pasteurs Miyouna et Massamba. C’était une simple Unité évangélique, un groupe d’amis, tous des Congolais, unis dans la prière. En 1990, on parle alors du centre d’évangélisation Philadelphie. La direction du centre se trouve à Brazzaville, et nous avons des églises un peu partout dans la Likouala, la Sangha, Brazzaville, la Bouenza et le Kouilou. Et dans chaque entité, il y a une autonomie. Comme doctrine, nous élevons Jésus-Christ comme Seigneur et Sauveur, nous organisons les baptêmes, la sainte scène et d’autres sacrements comme le mariage.

Tag(s) : #Religion
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