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Le Comité pour la protection des journalistes (CPJ), affirme dans un communiqué publié depuis New York et parvenu à SEVERIN NEWS, qu'à cause de l'action sucidaire des régimes de Théran et de Pékin, le nombre de journalistes détenus dans le monde pour n'avoir rien fait que leur travail, vient d'augmenter. Des pouvoirs qui se donnent du plaisir en embastillant des agents des médias ne sont pas prêts à comprendre que la liberté d'opinion est garantie par Dieu lui-même et par toutes les lois des hommes bien. Voici l'intégralité du communiqué du CPJ :

La répression soutenue de l'Iran des contre les voix indépendantes et les mesures brutales de la Chine contre les journalistes issus des minorités ethniques ont porté le nombre de journalistes emprisonnés au monde à un total jamais atteint depuis 1996, selon un recensement annuel publié par le Comité pour la protection des journalistes (CPJ).

Le CPJ a ainsi identifié 145 personnes, notamment des reporters, des directeurs de publication et des photojournalistes, derrière les barreaux en date du 1er décembre courant, soit neuf de plus qu’en 2009. Au moins 23 journalistes étaient déténus dans des prisons en Afrique subsaharienne dans le cadre de leur travail. De ce nombre, 4 sur 5 étaient détenus dans des lieux inconnus sans inculpation ni jugement et depuis plusieurs années.

L’Iran et la Chine, avec 34 journalistes emprisonnés chacun, sont les pays qui emprisonnent le plus de journalistes au monde, constituant ensemble près de la moitié du recensement total. L'Érythrée, la Birmanie et l'Ouzbékistan complètent la liste des cinq nations en tête de cette liste qui comprend 28 pays. Au moins 64 journalistes indépendants sont derrière les barreaux à travers le monde, un chiffre conforme avec le recensement de 2009.

Avec au moins 17 journalistes qui ont été arrêtés sans inculpation ni jugement et qui ont disparu dans des lieux de détention inconnus depuis des mois et des années, l'Érythrée est le troisième geôlier de journalistes du monde, selon les recherches du CPJ. En effet, les centres de détention secrets dans ce pays reclus de la Mer Rouge renferment le plus de journalistes en Afrique. L'Érythrée arrive en tête de ce palmarès du déshonneur depuis 2001 depuis une vague de répression contre la dissidence qui s’est soldée par la brutale fermeture de la presse privée et les arrestations de 10 éditeurs de presse. Avec quatre journalistes derrière les barreaux, l'Ethiopie voisine suit l'Érythrée, une place qu’elle occupe depuis 2005, année marquée par une vague de répression similaire. En 2010, le CPJ a rendu honneur au travail de Dawit Kebede , un journaliste éthiopien qui a été libéré de prison et reste à la tête du premier hebdomadaire indépendant de ce pays.

Vous trouverez des récits sur ces cas sur le site www.cpj.org.

 « L'Erythrée, l'Ethiopie et la Gambie sont des leaders parmi les rares pays africains habitués à emprisonner les membres de la presse sans inculpation ni jugement », a déclaré Mohamed Keita , le coordonnateur du plaidoyer pour l'Afrique du CPJ. « Sans des accusations formelles contre lesquelles se défendre ou la perspective d’un procès, les perspectives d’obtention de liberté pour ces journalistes sont sombres, affaiblissant d’autres à défier l'effet paralysant que de tels emprisonnements ont. »

Par contre, la Chine et l'Iran recourent fortement à des accusations vagues de menées antiétatiques pour incarcérer les journalistes. Cependant, le CPJ a constaté que l'application abusive des telles charges, comme la trahison, la subversion, ou l’agissement contre les intérêts nationaux, est récurrente dans le monde et constitue la principale cause d'emprisonnement des journalistes. Au moins 72 journalistes sont détenus à travers le monde sous de telles accusations.

La liste du CPJ constitue un cliché instantané des journalistes incarcérés en date du 1er décembre 2010 à minuit. Elle ne comprend pas les nombreux journalistes emprisonnés et libérés au cours de l'année : vous trouverez des récits sur ces cas sur le site www.cpj.org. Les journalistes restent sur la liste du CPJ jusqu'à ce que l'organisation détermine avec une certitude raisonnable qu'ils ont été libérés ou qu'ils sont morts en captivité.

Les journalistes qui ont disparu ou qui ont été enlevés par des entités non gouvernementales, tels que des gangs criminels ou des groupes militants, ne sont pas inclus dans la liste des journalistes emprisonnés. Ils sont classés parmi les journalistes « disparus » ou « enlevés ».

Au cours de l’année courante, le plaidoyer CPJ a contribué à la libération d’au moins 46 journalistes emprisonnés à travers le monde, y compris le chroniqueur sri lankais J.S. Tissainayagam qui est l’objet du reportage vidéo suivant (en anglais): http://cpj.org/reports/2010/12/video-report-shining-light-on-a-dark-prison-cell.php

 

 

Tag(s) : #Droits Humains
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