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De-Menezes-copie-1.jpgDernier voyage ? Oui, mais ce n’est pas la mort, comme ça se dit si fantasmagoriquement en Afrique ! Il s’agit out simplement de son dernier voyage en tant que chef d’Etat du Sao Tome et Principe, cette série d’îles sorties du vaste océan atlantique. En arrivant le 14 août 2011 à Ewo, à quelque 650 Km au nord de Brazzaville, le président du Sao Tome, Fradique de Menzes a déjà connu, il y a quelques semaines, son remplaçant, l’ancien président Emmanuel Pinto Da Costa, démocratique élu au terme d'un processus électoral.

 Il a quasiment été à toutes les grandes fêtes que le Congo a organisées. Même quand les Congolais eux-mêmes s’en foutaient de "Ledza Lenwa" à répétition, lui, M. De Menezes, se plaisait bien à fêter avec nous. Sans doute, il commençait à s’habituer à nos petits plats de Ngulu mu mako, de Bitsina ou Mbuila, de Mbuata, de Pondu ya mayi mayi ou du bouillon de Ngoki à la banane fumante de Bétou. En tout cas, il était toujours présent. Et visiblement le président Denis Sassou Nguesso se plaisait constamment à l’avoir comme hôte. Ha, des amis comme ça, toujours là en temps de fête et de malheur, on n’en trouve pas toujours !

 Donc même sachant qu’il était partant, après avoir rempli avec efficacité, selon eux-mêmes là-bas (sinon c'est quoi ces efficacités en Afrique ?), le président De Menezes est venu à Ewo, loin de Brazzaville, dans un coin perdu, suivre le défilé militaire et civil du 51e anniversaire de l'indépendance de notre pays.

 L’homme, respectueux de la parole donnée, a bien suivi le conseil de Amadou Toumani Touré (ATT) du Mali qui disait : "Moi je sais partir, c’est pourquoi un troisième mandat ne s’est jamais posé dans ma tête". Il n’a pas voulu fourrer son nez dans les élections qui se sont déroulées dans son pays. Il a vu, certainement, avec envie et avec nette fierté les deux prétendants se bousculant à ses pieds, se battre comme deux coqs, ou deux boucs.

Lui, les mains propres, se les ai levées au ciel. Il est même venu se balader à Brazza (enfin, à Ewo), en attendant le jour où il cédera totalement le fauteuil au nouvel élu, Pinto Da Costa.

Assis profondement dans un joli fauteuil à la tribune d’honneur aux côtés de Sassou Nguesso, de François Bozizé, de Idriss Déby Ithno et Theodoro Obiam Nguema Mbasogo, il devrait certainement faire des clins d’œil à ses homologues, peut-être même se disant : "Moi j’ai fini et je me casse", et les autres aussi, certainement, lui répondant du fond de leur coeur : "Déjà ? Mais pourquoi tu presses ? Un troisième mandat, ce n’est jamais mauvais, t’aurais pu tenter le coup" !

Adios presidente De Menezes ! Mais reviens-nous de temps en temps pendant les fêtes, car, ici, ça ne manque presque pas chaque sason.

 

 

Tag(s) : #Politique
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