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L-argent.jpgDepuis le 27 janvier denier, ça boit et ça danse à gogo à Brazzaville car le pays vient d’accéder au point d’achèvement de l’initiative des Pays pauvres très endettés (PPTE). Cela équivaut à une remise de dette de plus 1,9 milliards de dollars. Mais le gouvernement du Congo-Brazzaville espère davantage, plus de 3000 milliards de F CFA de dette remise.


C'est en Conseil des ministres que l'ensemble du gouvernement a officiellement été mis au courant de l'affaire. Bien sûr, d'autres le savaient déjà, car c'est une questions nationale... "Nos efforts sont enfin courronés" a réagi un ministre à l'issue de cette réunion dirigée jeudi par le président Denis Sassou Nguesso et qui a duré une heure et demie.


Annonçant la nouvelle aux Congolais, le ministre de la Communication, Bienvenu Okiemy tout souriant, appuyant ses mots entre les dents, a expliqué que le pays avait fait d'économies en gagnant cette timbale : "plus de 3000 milliards de F CFA si on tient en compte les remises additionnelles du Club de Paris".


La nouvelle fait une sacrée joie dans les milieux politiques proches du pouvoir. Même les travailleurs ont jubilé, car, se souviennent-ils, le président Denis Sassou Nguesso ne leur avait rien promis à cause, justement de ce PPTE. "Maintenant que tout a été fait, passons aux actes. Nos salaires ne vont quand même rester ceux de misère", avait envie de crier un agent du ministère de l'Agriculture au président de la république.


Comme s'il avait bien entendu à la place, le ministre en charge de l'économie, Gilbert Ondongo a déclaré que l'important et l'essentiel à faire en ce moment, c'est de rendre "plus forte notre économie", arguant que le côté social peut encore attendre. "Que vaut un pouvoir social si l'économie est faible ou n'existe pas", a-t-il demande, comme par hasard aux travailleurs qui attendent immédiatement la retouche sur leur salaire.


D'après plusieurs responsables de la société civile et des syndicats, le plus dur reste à faire. "Il faut maintenant prouver qu'on peut voir gérer ou introduire cet argent dans le développement sans plus en détacher un seul billet", a dit le président d'une ONG.

 

De son vivant, l'ancien Premier ministre et président de l'Assemblée nationale, André Milongo, se mordait les lèvres, en apprenannt que le gouvernement se battait à déclarer le pays comme pays pauvre très endettés. Mais, bien, sûr, il n'a eu raison qu'à lui-même, c'était un objectif national, et nous y sommes aujourd'hui.

Tag(s) : #Economie
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