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CIP 1A l’occasion de la journée mondiale de la Liberté de la presse célébrée tous les 3 Mai, le Centre international de presse (CIP) la organisé le 13 mai 2011 une manifestation pour saluer le courage des journalistes qui travaillent sans cesse à informer l’opinion congolaise et internationale. Au cours d’une brève et élégante cérémonie, les correspondants de presse internationaux ont partagé un verre de jus et un plat de poisson pour se redonner du tonus en cette journée mémoriale.

La modeste cérémonie a eu lieu en présence du directeur du CIP, Louis Patrick Okamba qui a expliqué que la cérémonie aurait pu avoir lieu le jour même de la célébration du 3 mai, mais plusieurs aléas ont empêché les correspondants de presse de se retrouver au CIP. « On aurait dû constituer un chevauchement avec la manifestation organisée sur le site du centre national de radio et de télévision de Nkombo où tous les journalistes se sont retrouvés pour parler de leur profession. C’est ce qui fait qu’on se retrouve aujourd’hui. Bon appétit à tous et surtout beaucoup de courage dans votre travail », a déclaré brièvement M. Okamba.

Dans une ambiance confraternelle, les correspondants de presse se sont jetés sur les plats et les boissons, sans vraiment contraindre le service. De la BBC à l’AP en passant par la PANA, Radio Okapi, Africa n°1, APA, RTGA, TV5/AITV… les correspondants de presse ont eu un grand moment de communion.

Toujours partis, appelés tous azimuts dans la couverture des événements qui submergent le Congo, les correspondants de médias étrangers basés à Brazzaville ne ménagent aucun effort pour rendre compte de la réalité congolaise.

Doté d’une dizaine d’ordinateurs connectés parfois à l’Internet, le CIP offre de bonnes conditions de travail aux journalistes locaux et étrangers évoluant dans les médias basés à l’extérieur du pays. Ces journalistes travaillent pour la plupart du temps dans la quiétude, ainsi en est de même pour la presse locale. Le gouvernement s’est toujours félicité de n’avoir jamais, jusqu’à ce jour, jeté un journaliste en prison à cause de son travail.

Mais cette réalité, la volonté de gouvernement, cache parfois bien d’exagerités commises par les agents de sécurité et de renseignements, pleins de zèle, tentant par tous les moyens à contrôler le travail des journalistes.

Le 3 mai est devrait être au Congo une occasion de réfléchir sur la vie ou la survie de la presse locale qui est sans moyens. Pourtant, maillon important dans l’appréciation de la démocratie au Congo, la presse locale reste jusqu’à ce jour le parent pauvre du système au Congo. Elle ne bénéficie d’aucune subvention de la part de l’Etat, qui maintient en emprise des journalistes impayés dans leurs organes pour qu’ils vivent indignement de leur métier.

Tag(s) : #Droits Humains
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