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Actualité du Congo-Brazzaville. Le Blog de Arsène SEVERIN spécialisé dans l'information générale, l'analyse et la critique sur les événements au Congo-Brazzaville, en Afrique et dans le Monde. Souvent avec grand humour!


La pagaille et la déception dans le foot congolais : quelle est la part de la FIFA ?

Publié par Arsène SEVERIN sur 26 Mai 2010, 14:38pm

Catégories : #sports

CARA-AS-B-to.JPG.jpgEn résumé, le Congo se dit choqué et déçu par l'attitude de la FIFA qui fait de la Fédération congolaise de football (FECOFOOT) un monstre qui se balade en "territoire conquis" dans le pays. Dans une déclaration conjointe publiée mardi à Brazzaville, le ministère des sports et le Comité olympique congolais, ont dit leur très amère amertume face au comportement de la FIFA, qui en définitive n'a pas réussi à calmer le jeu à la FECOFOOT, mais a fait rater au pays toute une saison sportive. Et la cerise sur le gâteau, c'est la désignation par la FIFA seule d'une Commission ad'hoc de cinq membres dirigée par le colonel Thomas Bakala Mayinda, chargée de gérer les affaires courantes et d'organiser les compétitions, en attendant la mise en place des instances définitives de la FECOFOOT au plus tard en novembre 2010, date de la FIFA.

Que reste-t-il au Congo pour la direction de son football ? Plus rien, car le tout se joue et se gère désormais à Zurich (Suisse) et au Caire (Egypte). La FIFA est le nouveau gestionnaire du foot congolais, qui ne tienne pas compte des Congolais eux-mêmes. "C'est mal dire les choses, la FIFA a des représentants ici, ils connaissent les dirigeants congolais, et les responsables des clubs", s'est défendu Thomas Bakala, le tout nouveau valet de la FIFA.

Depuis l'éclatement, en janvier dernier, de la crise de la FECOFOOT, la fédération internationale avait pris partie de sa filiale congolaise. Et la route a été barrée aux autorités, qui pourtant à l'époque avaient adressé une circulaire rappelant à toutes les fédérations que la tenue des assemblées générales en vue du renouvellement des instances pour l'olympiade en cours devrait se faire au plus tard dans les six à venir. Cette correspondance, qualifiée d'ingérence du gouvernement dans les affaires de la FECOFOOT, avait mis en péril la confiance et la sérénité qui régnaient entre les deux parties.


Ainsi devenue monstreuse, la FECOFOOT ne faisait plus qu'à sa tête. Son président Antoine Ibovi, cet ancien de Patronage foot, devenu en l'état un super-ministre de football au Congo, n'écoutait plus personne. Il constituait et deconstituait à satiété son cabinet, défenestrant les secrétaires généraux à choix, les trésoriers et les responsables des autres compartiments.


Après avoir foutu le tout dans la merde, Ibovi, pourtant candidat à sa propre succession, s'est senti isolé par ses mentors, les présidents de clubs, et déclare forfait, parlant d'une maladie qui ne lui permette plus de diriger la FECOFOOT s'il venait à remporter les élections.

Des cinq candidats restés en lice, Jean Michel Mbono, dit Le Sorcier, ancien Diable rouge Yaoundé 1972, et Jacques Gambou, président sortant de la Ligue de foot de Brazzaville, se distinguent. La lutte est serrée et le gouvernement y met encore la main, comme en 2006 avec Ibovi. "Il faut que Mbono passe, c'est le candidat de l'Etat" criait une certaine opinion dans la salle très mouvementée. Mais, ce dernier avait déjà été mis en mauvaise posture par Gambou, bien côté par les clubs. Et c'est dans ces conditions que se crée l'incident de panne d'électricité, ne permettant plus au comptage de voix de se poursuivre. ça, c'est le propre des Congolais : nous avons nos élections à nous.

Le gars de la FIFA qui était dans la noire boîte où se tenait le vote, se dit "déçu" et dénonce un "échec". Et quand il repart chez ses supérieurs, tout ce qu'ils trouvent à dire, c'est de nommer cette Commission ad'hoc, sans associer l'Etat. Alors, le foot en question, c'est pour vous ou quoi ? La colonisation se poursuit encore dans ce domaine ?


Et puis, dans tout ça, les Congolais ont eux-mêmes foutu la merde dans la gestion du foot : les détournements, les défenestrations des collaborateurs, le tribalisme et la politisation du sport. S'il fallait faire partir Sylvestre Mbongo parce qu'il a "boukouté" seul pendant plus de 16 ans, mais est-ce qu'il fallait un cafouillage pour donner le fauteuil à Anotoine Ibovi ? Et voilà qu'il a fait pire que l'autre, et voilà que tout est par terre : forfait par-ci, défaite par-là...


Et qui gagne ? En tout cas pas les Congolais. La preuve, plus de championnat national, coupe du Congo incertaine, coupe de la ville rien, et insiquito insiquita... diront les Espagnoles.


Arrêtez ça, et remettez nous le foot en place, allez faire votre politique de colonisation et d'impérialisme plus loin dans les partis et associations politiques.

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César 28/05/2010 13:58



C'est vous qui espérez quelque chose pour ce pays. Franchement, qu'est-ce qui nous reste encore au Congo ? Rien. Que la FIFA vienne imposer des gens, ce n'est pas une suprise! Mais c'est dit dans
votre article, tout le désordre est d'origine congolaise, nous sommes les gens qui ont tué le sport au pays. On met la politique partout, même là où il ne le faut pas. Voilà les conséquences!



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