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Cet officier de la garde républicaine n'a pas hésité de tout faire pour détruire et saboter l'espèce humaine qui, certainement à ses yeux ne compte guère; en dehors, peut-être de sa femme et ses propres enfants. Scandalisé, l'Observatoire congolais des droits de l'Homme (OCDH) a demandé dans un communiqué de mettre aux arrêts ce colonel qui promène la mort torturelle par devers lui. Ha, Tosala Angele, disait Georges Embana (paix à son âme), et maître Thomas Djolani du barreau de Brazzaville au cours d'un procès d'un avocat (Me Tsaty) contre un colonel : "Que deviendrons-nous si tous les colonels se comportaient comme des Western? Nous mourrions tous!", suivi de gros éclats de rires dans la salle. voici le communiqué de l'OCDH tel que parvenu à SEVERIN NEWS:

  "L’Observatoire congolais des droits de l’Homme (OCDH) exprime sa réprobation et dénonce vigoureusement l’impunité garantie au colonel Elenga Ngolo, auteur d’actes odieux de torture, de traitement cruel et de tentative d’assassinat, commis sur les personnes de Jean Carate Nkouloukoulou et Rock Indzonzi.

En effet, le 29 août 2011, le colonel Elenga Ngolo, accompagné de sept éléments de la garde présidentielle, armés et en tenue militaire, ont passé à tabac M. Jean Carate Nkouloukoulou et M. Rock Indzonzi qui l’accompagnait, avant de leur asperger et faire avaler de l’huile de freins et les enterrer vivant jusqu’au coup, dans deux fosses, creusées à cet effet. Cet acte criminel a eu lieu au quartier Mont Boukiero (derrière SOPROGI) dans le 6ème arrondissement de Brazzaville, Talangaï.

Ce jour là, le colonel Elenga Ngolo appelle au téléphone M. Jean Carate Nkouloukoukou, qu’il soupçonnait d’avoir enlevé la pancarte indiquant l’occupation par ce colonel d’une parcelle de terrain. Il l’invite à le rejoindre chez M. Pierre Ngatiemi, chef de quartier, où il lui avait tendu une embuscade. Profitant d’une petite absence du chef du quartier, le colonel Elenga Ngolo contraint les deux infortunés qui venaient d’arriver, de monter à bord du véhicule militaire immatriculé 0691 GR 9 qui a été suivi par un autre véhicule immatriculé 098 GB 4, pour les emmener sur le terrain, objet du litige.

Arrivés sur les lieux, le colonel Elenga Ngolo a intimé l’ordre à ses éléments de torturer les infortunés. Roués des coups, ils ont été enterrés, ne laissant que leurs têtes en surface.

C’est grâce à l’intervention du chef de quartier que M. Jean Carate Nkouloukoulou et M. Rock Indzonzi ont eu la vie sauve. Les autorités policières et administratives de Talangaï, arrivées sur les lieux ont vu le colonel qui, sûr de son impunité, a déclaré « être prêt à répondre devant n’importe quelle institution ». Jusqu’alors, il continue de proférer des menaces de mort à l’endroit de ses victimes.

Face à cette situation, qui contrarie tous les discours officiels sur les droits de l’Homme et confirme la consécration de l’impunité au Congo, l’OCDH exige :

 Aux autorités judiciaires :

- la mise aux arrêts du colonel Elenga Ngolo et de ses complices, sans condition, afin de pouvoir les traduire devant la justice pour qu’ils répondent des ces actes inacceptables.

 Aux autorités gouvernementales :

- de veiller au respect de l’intégrité physique et morale de M. Jean Carate Nkouloukoulou et M. Rock Indzonzi ;

- de prendre toutes les mesures pour la mise en place dans le plus bref délai du mécanisme de prévention de la torture conformément au Protocole additionnel afin de renforcer la protection des citoyens contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains et dégradants."

Tag(s) : #Droits Humains
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