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BrazzaPLUS

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Actualité du Congo-Brazzaville. Le Blog de Arsène SEVERIN spécialisé dans l'information générale, l'analyse et la critique sur les événements au Congo-Brazzaville, en Afrique et dans le Monde. Souvent avec grand humour!


L'OCDH réclame la tête de Anicet Georges Doléguélé

Publié par Arsène SEVERIN sur 15 Janvier 2010, 11:00am

Catégories : #Economie

 Bouka Owoko, Directeur exécuitif OCDHL’Observatoire congolais des droits de l’Homme (OCDH) a demandé ce matin dans un communiqué de presse dont copie est parvenue à SEVERIN Doleguele.jpgNEWS, aux chefs d’Etat de la Communauté économique et monétaire des Etats de l’Afrique centrale (CEMAC) de démettre Anicet Georges Doleguelé de ses fonctions de Président de la Banque de développement des Etats de l’Afrique centrale (BDEAC), pour qu’il se mette à la disposition de la justice. En effet, depuis quelques mois, le patron de cette banque est soupçonné d’avoir mal géré quelque 11 milliards de F CFA, une somme placée hasardeusement dans des banques étrangères à haut risque. La justice congolaise avait ouvert une enquête à ce sujet, mais semble être butée par l’immunité de ce haut cadre centrafricain que l’OCDH accuse de harceler les autres cadres qui évoluent dans cette structure et qui ne partagent pas la vision de leur chef. Voici l’intégralité de ce communiqué publié ce vendredi matin par l’OCDH :

 

« Brazzaville, le 15 janvier 2010. Au moment où les chefs d’Etat de la Communauté économique et monétaire d’Afrique centrale à partir de ce 15 janvier 2010, à Bangui en République Centrafricaine, l’Observatoire congolais des droits de l’Homme (OCDH) se félicite de l’ouverture, courant septembre 2009, d’une enquête judiciaire par les autorités congolaises en vue de connaître des allégations de détournement de 11 milliards de francs CFA par monsieur Anicet Georges Dologuele, président de la Banque de développement des Etats d’Afrique centrale (BDEAC).

Par ailleurs, l’OCDH est préoccupé par le harcèlement et la persécution de plusieurs cadres de la BDEAC qui ont mis à nu cette malversation. Des cas menaces, de harcèlement judiciaire, de licenciement abusifs ou déguisés et autres démissions forcées sont, en effet, reprochés au président de la BDEAC. Ces victimes qui se sont constitués en un collectif, affirment que monsieur Dologuele a mis en place une stratégie visant à museler tous les cadres susceptibles de fournir des informations sur cette affaire.

Le cas le plus typique a été l’arrestation, l’incarcération et le licenciement abusif de l’ancien Directeur du département des financements des projets, monsieur Paul Gilles Nanda courant septembre 2009. Ce licenciement lui avait été notifié par monsieur Dologuele alors qu’il était détenu à la Maison d’arrêt centrale de Brazzaville au mépris de son immunité diplomatique.

Il est à noter que, monsieur Dologuele a effectué un placement dans les fonds Primeo à la Bank Austria AG, en violation des statuts de la BDEAC. Cette somme s’est  volatilisée. Les fonds Primeo sont des « Hedge funds » autrement dit des fonds non traditionnels hautement spéculatifs et qui prennent de gros risques. Ces risques sont clairement définis dans le document contractuel relatif à ce placement, qui avait été signé par le président Anicet Georges Dologuele.

Au regard de ce qui précède, l’OCDH recommande aux chefs d’Etat des pays membres de la CEMAC :

de démettre monsieur Anicet Georges Dologuele de ses fonctions de président de la BDEAC pour qu’il se mette à la disposition de la justice et surtout, pour perte de crédit et d’autorité morale, au moment où la banque est pratiquement en cessation de paiement ;

d’examiner les plaintes relatives aux violations des droits des travailleurs de la BDEAC afin de pourvoir à la réparation des préjudices qu’ils ont subis, et ce, conformément aux statuts de la banque et aux normes nationales et internationales relatives au droit du travail ;

de réviser les statuts et changer le mode de fonctionnement de la Banque en prenant des dispositions qui renforcent ses mécanismes internes de suivi et de contrôle en vue d’en garantir la bonne gouvernance ;

de respecter en toutes circonstances les statuts de la Banque, ainsi que les normes nationales et internationales relatives aux droits de l’Homme."

Commenter cet article

Yerushallem Veni 15/10/2015 15:51

Affaire close! taisez vous, les aigris

Happy 10/12/2015 02:53

Si vous n'avez rien à faire, taisez-vous en tout cas. On gagne les élections et on verra bien !

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