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OCDH-et-autres.jpgL’Observatoire congolais des doits de l’Homme (OCDH), l’Association pour les droits de l’Homme et l’univers carcéral (ADHUC) et le Forum pour la gouvernance et les droits de l’Homme (FGDH) ont annoncé jeudi 23 décembre aux journalistes qu’elles allaient porter plainte contre le régisseur de la Maison d'arrêt de Brazzaville, le chauffeur et un officier de la gendarmerie pour s'être rendus coupables du présumé meurtre dans cet établissement du lieutenant Ferdinand Mbourangon, membre des Forces armées Congolaises (FAC).

Ces trois organisations ont décidé de porter respectivement plainte contre Yvon Otsou, Mampouya et le capitaine Moukouri. D’après ces ONG, ces personnes sont sérieusement impliquées dans la mort de ce sous-officier, arrêt pour une affaire de fraude de salaires à la solde militaire.

"Cette plainte est déposée pour coups et blessures volontaires, non assistance à personne en danger, homicide volontaire, meurtre et complicité de meurtre, dissimulation du cadavre, abus d’autorité et acte de torture, et traitement cruel, inhumain et dégradant sur la personne de Ferdinand Mbourangon", ont précisé ces ONG dans une note d’information publiée à Brazzaville.

Pour Loamba Moke, le président de l’ADHUC, il faut que les coupables de ce meurtre soient punis conformément à la loi. "Trop c’est trop, il y a trop de protégés dans ce pays. Nous irons jusqu’au bout de notre démarche judiciaire, il faut que les responsables pénales soient établies", nous a-t-il indiqué.

"Depuis ce temps, le procureur de la république devrait ouvrir une action judiciaire pour éclairer cette situation, mais il ne l’a pas fit", a déploré à SEVERIN NEWS Loamba Moke.

Selon l’OCDH, l’administration pénitentiaire et la gendarmerie dont dépendant les personnes visées par la plainte ont été normalement mises au courant. Mais, constante-t-il, aucune sanction n’a été prise à l’encontre des incriminés. "L’administration pénitentiaire et la gendarmerie n’ont jamais réagi. Au contraire, à travers les médias d’Etat, ils nous traitent de tous les noms des mauvais oiseaux pour dire que nous instrumentalisons cette affaire. C’est comme si on avait tué un animal et qu’il ne faut pas en parler", a fustigié à SEVERIN NEWS, Roch Euloge N’zobo, responsable des programmes à l’OCDH.

Au cours de cet échange avec les journalistes, les trois ONG on affirmé avoir obtenu le soutien de la famille Mbourangon pour poursuivre les présumés coupables. " Solidairement avec la famille de la victime nous estimons que nous avons subi un préjudice. Les auteurs de cet acte doivent être punis ", a souhaité N’zobo.

"En fait, la famille subit un préjudice moral pour avoir perdu un être cher, voire aussi matériel pour avoir perdu un bras important dans l’apport socioéconomique. Mais nous, nous avons subi un préjudice en ce que nos objectifs de défense des droits de l’Homme ont été enfreints. Nous sommes en droits de poursuivre les coupables", a souligné à SEVERIN NEWS Maixent Hanimbat, président du FGDH.

Pour ce défenseur des droits de l’Homme, si l’administration publique a pu infliger les sanctions à ces personnes, cela obéit à leurs règles internes. "Leurs supérieur hiérarchiques ne peuvent pas leur infliger des sanctions pénales, c’est du domaine de la justice", nous a-t-il ajouté.

Du 8 au 9 septembre, une bagarre généralisée éclate à la maison d’arrêt de Brazzaville, les détenus réclament de rentrer dans leurs droits. Conduits dans une cellule dite disciplinaire, le lieutenant Mbourangon et une dizaine de co-détenus sont sévèrement battus par un escadron de gendarmes est chargé de réprimer le mouvement. "Ces détenus ont été victimes d’actes de torture et de traitement cruel, inhumain et dégradant de la part des gendarmes en service à la maison d’arrêt, appuyés par une unité mobile dirigée par le capitaine Moukouri", rappellent les trois ONG dans leur note d’information, précisant que c’est à la suite de cette battue que le lieutenant Mbourangon trouve la mort, les services pénitencier ayant refusé de lui accordé les soins appropriés à son "état piteux".

 

Tag(s) : #Droits Humains
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