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Roger MOKEL'Observatoire congolais des droits de l'Homme (OCDH) et l'Association pour les droits de l'Homme (et l'univers carcéral (ADHUC) ont dénoncé mercredi le meurtre du lieutenant Ferdinand Mbourangon à la maison d'arrêt de Brazzaville où il était détenu et torturé. Ces deux ONG, scandalisées par la pratique de la torture dans les milieux officiels demandent immédiatement que soit démis de ses fonctions le regisseur de cette maison d'arrêt. Comme on le peut les voir sur cette photo, Roger Bouka Owoko de l'OCDH et Loambé Moke Emerson, sont totalement malades dans savoir que les prisonniers sont toujours traités comme de vrais animaux dans les prisons congolaises.

C'est à la suite d'une altercation généralisée entre les militaires arrêtés pour fraude des salaires à la Fonction publique et les gendarmes commis à la garde de la maison d'arrêt de Brazzaville que le lieutenant Ferdinand Bourangon a trouvé la mort. Dans cette furie de la jungle militaire, le leieutenant Mbourangon a été pris et torturé gravement, les stigamtes sur son corps étaient encore visibles. Il a été enterré le 21 septemebre dernier, à la charge de sa famille! 

Sur ordre du regisseur de cette prison, une dizaine de militaires dont le lieutenant Mbourangon, qualifiés de meneurs, ont été conduits dans la cellule disciplinaire, où ils ont été torturés comme de vrais animaux par des gendarmes, des gars qu'on a toujours respectés dans le respect de la loi.

Ce lieutenant fait partie de 106 militaires arrêtés pour avoir volé des salaires à l'Etat. Ils sont détenus à la maison d'arrêt de Brazzaville pour enquête et subir un jour la rigueur de la loi.

Les autorités nationales et les chefs militaires tiennent à donner une leçon remarquable à ces gens, comme si c'étaient les tout premiers voleurs qu'on a vus au Congo! Mais, oui, il faut commencer quelque part, ils ont raison, ces chefs!

Ces prisonniers sont donc durement traités, si bien que l'un d'eux, un certain Adamo, a perdu son enfant pendant qu'il est en détention. Les chefs militaires n'ont même pas osé regarder sa demande de liberté "provisoire" de quelques jours pour aller enterrer son enfant (ses propres urines). Même la Cour pénale internationale (CPI, bien que boudée par les chefs africains), avait permis à Jean Pierre Bemba d'aller donner "Mbote ya Suka" à son père Jeannot, mort à Bruxelles en Belgique. Mais, notre militaire n'a pas eu la grâce d'aller jeter la terre, le premier, au cimetière de son rejeton.

Cela aurait alors fait fâcher les gars. Furieux comme de militaires (car tout les fâche, et ils n'ont que deux occasions pour rire : sur une femme et quand il y a le salaire, chantent-ils dans les rues de Brazzaville), ils ont organisé une révolte. Les gendarmes, surpris et matés, font appel à du renfort. Le secours arrive, mais semble-t-il (nous n'étions pas là-bas, quoi), avec des militaires qui se sont rués sur les détenus, les bastonnant et les torturant sans pitié dans un réduit de pièce noire. Ferdinand s'en sort la tête basse, alors que deux de ses compagnons d'armes se retrouvent à demi-mort à l'hôpital central des armées Pierre Mobengo. Parmi eux, un certain Yoka Koumou (nous ne savons pas s'il vit encore, avec cette estocade de coups de poings, coups de pied, gourdins et autres...). C'est un capitaine qui avait conduit cette expédition punitive!

D'autres malins estiment cependant que l'opération avait été savamment préparée pour faire taire ce lieutenant Bourangon, car, il semble qu'il soit au centre de cette histoire des salaires dans l'armée. Pour lui éviter de citer des noms de gros poissons, il fallait carrément en finir. Le commando a dû le torurer jusqu'à lui couper l'oxygiène que Dieu donne. Au moins là, se sont assurés ses bourreaux, il ne parlerait plus qu'à Dieu, ou à Satan. C'est selon!

But atteint! Mais, qui sait si ce n'est pas encore un autre mensonge comme on en est maintenant habitué dans ce pays ?!

Tag(s) : #Droits Humains
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