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BrazzaPLUS

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Actualité du Congo-Brazzaville. Le Blog de Arsène SEVERIN spécialisé dans l'information générale, l'analyse et la critique sur les événements au Congo-Brazzaville, en Afrique et dans le Monde. Souvent avec grand humour!


Gisèle pleure pour la libération de son mari, le major Ndabamenya, éternellement détenu à Brazzaville

Publié par Arsène SEVERIN sur 6 Octobre 2010, 14:06pm

Catégories : #Droits Humains

L'épouse de l'officier des ex-Forces armées zaïroises, le Major Magistrat Germain Ndabamenya, détenu sans jugement dans les gêoles de la Direction centrale des renseignements militaires (DCRM) lance un appel pour la libération de son mari qui "trime dans les cellules de la DCRM". D'après une lettre parvenue ce mercredi à SEVERIN NEWS, Mme Ndabamenya, dénonce le mauvais traitement appliqué à son mari, père de 11 gosses, et dont la santé est aujourd'hui déchante. Son épouse, les larmes sur les joues, ne demande aux autorités de Brazzaville, autre chose que la libération de son cher mari, jeté en prison voilà 7 ans aujourd'hui. Sans trop de commentaires, voici le document qui vient juste de parvenir à SEVERIN NEWS, le blog du sauvetage :

"Madame Gisèle NDABAMENYA Brazzaville, 06 octobre 2010

70, Rue MAYAMA

Commune de MOUNGALIE

Tél : (00242) 7454281

Congo Brazzaville

 Objet : SOS APPEL URGENT EN FAVEUR DE L’EX MAJOR MAGISTRAT Germain NDABAMENYA ETIKILIME, DEMANDEUR D’ASILE

CONGOLAIS (RDC), DETENU ILLEGALEMENT A BRAZZAVILLE PENDANT 7 ANS SANS ETRE JUGE.

A tous ceux qui sont épris de justice et de paix ou à tous ceux qui défendent les Droits de l’Homme au travers le monde.

Je prends la respectueuse liberté de dénoncer en la face du monde l’état carcéral de mon époux qui s’effectue depuis le 29 mars 2004 au cours de son exil au Congo Brazzaville jusqu’à ce jour, près de 7 ans qu’il est incarcéré dans les locaux de la Direction Centrale des Renseignements Militaires (DCRM) où aucune instruction d’enquête préliminaire n’a pu le moins été ouverte à sa charge de nature de pouvoir orienter son sort vers les cours et tribunaux compétents de lieu de sa dernière résidence de Brazzaville.

En effet, mon époux, l’ex Major Magistrat Germain NDABAMENYA ETIKILIME est allé en exil depuis le 11 novembre 2000 suite des exactions politiques dont il en était victime dans l’exercice de ses fonctions de magistrat au Parquet Général près la Cour d’Ordre Militaire par le fait de celui qui préside à la destinée de la République Démocratique du Congo depuis le 26 janvier 2001, précisément ,lorsqu’il a eu à témoigner contre le Procureur Général, le Colonel Charles ALAMBA MUNGAKO devant une commission d’enquête instituée par le Ministre de la Justice et Garde des Sceaux sur instruction du Chef de l’Etat, le défunt Laurent Désiré KABILA (Voir ou lire les éléments de preuve contenus dans son dossier de demande de statut de réfugié au Bureau du Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés à Brazzaville sous n° 00711 du 11 novembre 2000, constitué à Brazzaville).

Voilà qu’en date du 29 mars 2004 vers 17 heures, à Brazzaville au cours de son existence en exil, l’infortuné a fait l’objet d’une arrestation pratiquée par un commando de la Garde et Sécurité Présidentielles diligenté par le Colonel IBARA non autrement identifié, Directeur des Opérations à la Direction de la Documentation de la Garde et Sécurité Présidentielles, et qu’ils l’ont placé sous cellule où il se trouve incarcéré près de 7 ans sans jugement. Il est entrain de trimer au cours de cette longue détention préventive comme s’il était déjà condamné devant un tribunal pénal de Brazzaville.

Par rapport à ce silence des autorités gouvernementales qui ont la charge de gestion de son cas, cela laisse cependant croire que l’infortuné n’a pas compromis les lois et règlements de son pays d’accueil au cours de son existence en exil. C’est pourquoi sa situation carcérale ne peut justifier son renvoi devant les cours et tribunaux de Brazzaville, et en conclusion, il sied de noter que sa situation s’applique dans la mise en œuvre des accords de sécurité signés en 2003 entre son pays d’origine la République Démocratique du Congo et son pays d’accueil, la République du Congo (Brazzaville) destinés à traquer gravement sur leur territoire respectif certains réfugiés et demandeurs d’asile politiques jusqu’à les tuer à petit feu sous de longues détentions préventives qui s’effectuent dans des locaux des services des renseignements militaires des deux Etats.

Mais ces agissements criminels mettent à mal la sécurité des réfugiés et demandeurs d’asile qui sont sous la protection de la convention de Genève du 28 juillet 1951 relative au statut de réfugié et ils sont en effet contraires à la coutume internationale.

Il n’est plus un secret pour personne que la main du pouvoir du Congo Kinshasa est derrière mon époux en mettant à mal toute sa vie et celle de toute sa famille au cours de cette longue détention politique.

En conclusion de ce qui précède, il n’y a plus de doute sur l’innocence de Magistrat Germain NDABAMENYA ETIKILIME qui est victime d’un règlement de comptes politiques qui bénéficie du soutien politique de la Garde et Sécurité Présidentielles de son pays d’asile, et qu’il est difficile de pouvoir l’extraire de ces lieux sans ordre du Chef de l’Etat congolais (Monsieur Denis SASSOU N’GUESSO), que faut-il alors faire ? Le bureau du Haut Commissariat de l’ONU pour la Protection des Réfugiés et demandeurs d’asile du Congo Brazzaville devrait sortir de son silence complice contre les réfugiés et demandeurs d’asile congolais de la République Démocratique Congo, en usant des mécanismes légaux qui sont à sa portée afin de résoudre ce problème qui est à la fois provoqué par une léthargie administrative volontaire observée dans le chef du HCR depuis très longtemps dans le traitement du dossier numéro 00711 du requérant et consort.

Enfin, le principe de la présomption d’innocence n’a pas été observé dans la conduite de cette procédure de fait, et cela porte gravement atteinte sur la personne du prévenu près de 7 ans, qu’il est séquestré sans un dossier judiciaire ouvert contre lui. Par ces motifs, les articles 107, 108 et 119 du code de procédure pénale congolaises sont manifestement violés, et notamment les articles 8, 9, 10 et 11 de déclaration universelle des Droits de l’Homme, et sans préjudice encore de l’article 9 de la constitution qui régit la République du Congo Brazzaville. Ces agissements criminels sont constitutifs d’un assassinat, crimes contre l’humanité qui sont commis par l’Etat congolais de Brazzaville au préjudice de plusieurs réfugiés et demandeurs d’asile venus du Congo Kinshasa, rien que pour assouvir aux intérêts politique et sécuritaire inavoués qui régissent les deux Etats (Congo Kinshasa et Congo Brazzaville).

Au nom de toute la famille Germain NDABAMENYA ETIKILIME et au mien propre, sollicitons des actions urgentes de la communauté internationale auprès du Chef de l’Etat et Président de la République du Congo, Monsieur Denis SASSOU N’GUESSO pour obtenir la libération urgente de mon époux, père de 11 enfants dont la santé est gravement entamée.

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