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laurent-gbagbo-matricule.jpgC'est plus qu'une prison, tel que le montre cette photo de 1988 quand il était au nioufe, têtu comme un âne.

Après avoir condamné pendant plus de quatre mois, depuis le 28 novembre 2010 Alassane Ouattara dans la petite République du Golf, Laurent Gbagbo vient, lui aussi, et à son tour, de passer à la tête de sa petite République du Bunker située en pleine Abidjan, la capitale ivoirienne. C'est là que Sepoule (son ancien petit nom du village, revenu tout d'un coup en surface) gère désormais les affaires de sa Côte d'Ivoire made in lui-même.

Qui savait que le blocus imposé à Ouattara devrait passer à Gbagbo? Personne, sinon seul l'arroseur arrosé l'avait prévu! Hé, bien, notre Laurent le Bété est retranché dans son coin, loin dans un bunker comme un ver de terre. Lui au moins peut encore se consoler en regardant sa combattante d'épouse, toujours à ses côtés, et là aussi on ne sait pas si c'est Laurent qui s'encourage en restant près de Simone, cette dame de fer.

Dans son message à la nation livré le 7 avril, Ouattara n'a plus voulu aller tirer sur Laurent et ses hommes, mais de les laisser là, et on verra ce qui va se passer. Entre temps eux, s'occupent de la reconstruction et de la réconciliation du pays.

Ouattara à l'époque du blocus du Golf avait toujours ses légumes et fruits frais, son eau potable, son électricité, son chocolat, sa viande et son poisson, fournis par les forces des Nations Unies. Il était bien nourri, et tous les hommes qui l'entouraient, dont l'ancien président Henri Konan Bedié.

Mais qu'est-ce qui peut maintenant arriver à Laurent et son entourage, à ces gens qui se sont choisi eux-mêmes la République du Bunker? Plein de choses, vous verrez! S'ils ne sont pas tirés de leur Bunker par la soif d'eau, même une simple envie de faire kaka les tirera de là! Dans ce cul de sac, personne ne peut sortir sans se faire voir, et se tirer dessus par les membres des Forces républicaines de la Côte d'Ivoire (FRCI).

Comme Mouammar Kaddhafi -qui doit certainement être son idole- Laurent Gbagbo s'entoure de trois cercles d'amis, qu'il faut casser avant de le capturer. Le tout premier verrou, ce sont des jeunes patriotes qu'il ne connaît d'ailleurs vraiment pas, mais qui lui jurent fidélité, et se disent prêts à mourir pour lui. Ils sont près d'un millier, tout autour de sa résidence, armés de kalachnikov. Avec ce blocus décidé par le nouveau régime, ils peuvent se glisser dans la nature, tentant de ramasser quelques fruits sauvages, quelques sauterelles et des insectes pour remplir l'estomac. Mais on verra bien combien de temps ça va durer car, même l'eau, ils n'ont rien prévu.

Le dexuième cercle, ce sont les officiers militaires ivoiriens et les mercenaires angolais et libériens qui remplissent la cour de la résidence de Cocody. Ils sont là-dedans comme des sardinettes dans une boîte. Combien de temps tiendront-ils? Y a pas de souci à se faire pour eux car, ce sont des mercenaires. Généralement, ils passent à la caisse avant de s'engager. En ce moment, ils doivent décorer la cour de la résidence présidentielle des sachets d'eau pure, des emballages des biscuits et de chocolat. Ils urinent et défequeraient même sur la belle pelouse.

Le dernier cercle, c'est à l'intérieur! Là-bas, on trouve des fidèles politiques, ceux qui goûttent encore aux maigres soupes de Gbagbo, semble-t-il préparées par Simone elle. Ces fidèles circulent partout dans la résidence, nombreux ayant pris leur chambre. Le garage, les bureaux et la cuisine ne tarderont pas à passer pour des chambres à coucher.

Stop! Ici c'est la chambre du président et madame, on n'y entre pas comme ça. C'est le dernier carré et ici Laurent et Simone pensent à leurs enfants aux Etats-Unis, à toutes les ^propositions à eux faites par la Communauté internationale, et c'est sûr n'en revienent pas sur cette décision de blocus annoncé par le président Alassane Ouattara. En s'embrassant dans la secret de leur chambre, ils ne manquent pas de crier sur le nouveau président : "Mais c'est un fou!".

Tag(s) : #International
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