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GaspaConnu pour des situations irrésolues au parquet de Brazzaville, Gaspard Mienantima, habitant de Madibou dans la banlieue sud de Brazzaville, lance un appel aux magistrats pour que sa situation connaisse un dénouement. Risquant le péril, ce cinquantenaire, père de trois enfants, raconte ici, dans une plainte aadressée au procureur de la république, un autre épisode de sa triste situation.

"Le vendredi 11 juin 2010 à 17h30, pendant que j'étais en train de semer les graines d'épinard dans une planche de mon potager, j'ai été surpris par la descente brutale de Mme Malonga Léonie en colère. Elle vilipendait en me reprochant d'avoir coupé quatre jeunes plantes de caoutchouc (saka-saka), plantées pourtant dans mon domaine par elle. Je les avais coiffées parce qu'elles étaient enroulées par l'herbe légumineuse qui les a forcées à se courber et à encombrer la planche. A mon avis, il n'y avait pas une autre solution pour mettre en valeur cette planche.

Elle s'est donc déshabillée pour maudire le jardin, tour à tour avec son sexe et puis ses fesses tout en incantant ces paroles : "Je maudis ce jardin, tu n'auras plus rien ici; je maudis cette terre, elle ne te produira plus rien. Tout ce que tu planteras ici ne réussira plus désormais".

Elle a répété cela plusieurs fois, toujours accompagné de gestes rituels de la malédiction. A la fin, elle a ajouté : "Tu souffres ici pour rien, car tu vas mourir à cause de son entêtement de continuer à travailler ici. Oui, tu vas bientôt laisser ta femme et tes enfants des orphelins si tu continue à travailler ici. Ce n'est pas ta terre et tu t'entête à l'occuper".

Ces paroles de menaces viennent confirmer la tentative d'enlèvement commanditée par la Cour suprême du Congo : elle a dit tout haut ce qui fut dit en secret. Elle savait bien le coup du 11 juin 2010.

Entre temps, j'ai rencontré le directeur de cabinet du ministre de la justice, qui m'a dit que le ministre ne peut pas intervenir dans une affaire civile qui oppose deux individus. Or l'affaire a changé de nature avec l'injonction de certains hauts magistrats qui ont pris parti pour Makoundou. C'est déjà une preuve que ces magistrats sont motivés par une promesse ou une sommes d'argent donnée par Makoundou. Et c'est donc urgant que le ministre puisse intervenir en prenant une mesure qui doit interdire cette injonction.

A la Direction générale des droits humains qui m'a aussi interpelé Makoundou ne s'est jamais présenté, et l'Etat n'a pris aucune initiative pour le faire exécuter.
J'ai aussi été entendu à la Commission Affaires juridiques de l'Assemblée nationale qui me renvoie, pour mon cas, vers le Médiateur de la république.

Le procureur de la république ne dit plus rien. Aux dernières nouvelles, il a même classé les deux plaintes que je lui adressées, instruisant ses services de me dire à déposer ma plainte directement à la Cour suprême. Ce qui est une vraie injure car, on ne dépose pas de plainte là-bas. Cette attitude est une démission du parquet, et démontre le caractère ambiguë de l'affaire. Tout ce que je demande, c'est que le droit soit dit, que les magistrats me fixent sur mon cas".

Gaspard Mienantima.

Tag(s) : #Societé- Développement
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