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Flore Severin NewsFlore Barros, une jeune dame de 33 ans, coiffeuse de profession a été victime, en décembre 2010 à Pointe-Noire, de violences de la part d’un ressortissant libanais d’environ 63 ans. Abandonnée à elle-même depuis son retour du Maroc en mars où on allait être soignée, elle ne vit que grâce aux actions des hommes et de femmes de bonne volonté. Flore Barros se plaint et demande aux autorités de lui venir en aide, d’infliger une sanction exemplaire à ce Libanais, ancien soldat, devenu opérateur au Congo, Congo populaire ou Congo Zoba, c’est selon ! Traumatisée et paralysée du pied gauche, Barros, locataire et mère d’une fillette de cinq ans, ne sait plus comment faire face à ses exigences médicales et à d’autres charges familiales. Après son agression, elle avait été, grâce à la pression de la communauté ponténegrine, entièrement émue par cette affaire, transférée au Maroc où malheureusement elle n’a pu suivre régulièrement des soins, faute d’argent. Se servant actuellement de béquilles pour marcher, la jeune dame est cloitrée chez elle. Dans un dernier espoir, elle lance un appel au président Denis Sassou Nguesso et son épouse Antoinette Sassou Nguesso afin qu’ils lui viennent en aide.

Comment vous sentez-vous aujourd’hui après votre retour du Maroc où vous avez passé un mois ?

Je suis rentrée très malade du Maroc, car je n’ai pu suivre un traitement régulier et normal. La personne qui devrait recevoir de l’argent nécessaire pour mes soins se trouvait à Paris (France), et moi je ne le connaissais pas. J’ai dû attendre jusqu’à la troisième semaine. Entre temps, j’ai développé une grave constipation, ne faisant même pas les urines. D’après les médecins, mon ventre était divisé en deux : les sels en haut et les urines en bas. Comme je n’y étais autorisée qu’à rester un mois, je suis rentrée avec des béquilles et les deux prothèses que l’hôpital m’a proposées (comme on le voit sur cette photo). Pour faire face à cette situation de constipation qui devient chronique, j’ai dû me plaindre partout. Une dame de bon cœur, la proviseur du lycée technique de l’OCH (Pointe-Noire) est venue me remettre 139.800 FCFA pour mes soins. C’est ce qui m’a soulagée. Mais pendant combien de temps ? Je suis donc toujours souffrante. Voilà déjà deux semaines que je suis sans médicaments

Est-ce que vous recevez de la visite des membres de la communauté libanaise qui s’était engagée pour vos soins et des autorités nationales pour le suivi de l’affaire ?

Personne ne vient me voir. Je suis abandonnée à moi-même depuis-là. Quand je trouve je mange, s’il n’y a rien, je ne sais pas où aller. Il ya cinq mois, je n’étais pas comme ça. J’avais mon boulot et j’avais mes deux pieds, voici que maintenant je me sers des béquilles pour me déplacer, et que j’attends que les gens s’occupent de moi. Je suis malade. Vous ne pouvez pas savoir, même me servant de deux personnes, comment j’endure pour me laver. Et dire que le Libanais qui m’a fait ça est en vie, bien portant, mangeant et buvant. Il proclame même partout que je mens, j’ai juste besoin d’argent. Vraiment, après tout ce qu’il m’a fait, il a le courage de dire de telles choses ? Où sont nos autorités, pourquoi ne sévissent-elles pas contre cet homme ?

…Mais le procureur de la république de Pointe-Noire avait promis de traquer cet homme et organiser un procès exemplaire. Où en êtes-vous ? Flore NEWS

Quel procureur ? Est-ce que je le vois même ? Vous savez ? Un chef libanais m’avait dit que beaucoup de gens bouffent derrière cette affaire. Pendant que je souffre dans mon coin, eux se remplissent les poches. Je suis contre la justice de notre pays que j’accuse de laxiste et de corrompue. Je suis persuadée que c’est à cause de la justice de notre pays que je souffre à ce point. Peut-être que si elle ne s’était pas mêlée, je serais guérie. L’intervention masquée et corrompue de la justice n’a fait qu’empirer les choses. Et le comble, c’est que la même justice m’a traînée dans la boue, m’accusant d’avoir injurié le gars qui m’a fait comme ça. C’est de la folie ! Là je préfère peut-être directement traiter avec la communauté des Libanais, que d’avoir confiance en notre justice bourrée d’affamés. Un jour, Me Nzalakanda, un de mes avocats a débarqué ici, me sommant presque de signer un chèque de 20 millions pour taire définitivement l’affaire. Sans savoir quelle était la part réservée à mes soins médicaux, j’ai refusé. Il est parti sans plus jamais revenir ici. Je ne sais pas s’il avait pris cet argent ou pas. Tout le monde mange sur mes souffrances. Que les hautes autorités de ce pays regardent ma situation.

Et vous auriez également reçu la visite des activistes des droits de l’Homme …

…Ceux-là attendent plus que je meure pour qu’ils fassent les communiqués. Ils sont venus ici, notamment les gens de l’OCDH (Observatoire congolais des droits de l’Homme). Mais depuis là, ils ne font rien. Ils ont promis beaucoup de choses, mais je ne vois encore rien. Il ya eu aussi les associations des femmes et autres, mais tout cela ne donne rien de concret. Et je suis fatiguée à leur parler, à vous parler, même à vous les journalistes… Allez dire alors au président Sassou Nguesso que j’ai plus que besoin qu’il intervienne dans ma situation, je suis sa fille, il ne va pas ma laisser mourir comme ça…

Qu’est-ce qui a pu pousser ce Libanais à vous faire du mal jusqu’à ce point ?

Je ne sais pas ! Je ne lui dois pas. Il voulait à tout prix sortir avec moi, mais j’aimais un autre homme que je n’ai pas voulu trahir. Tout le temps il me faisait des avances, des propositions, de l’argent, des millions de francs CFA, et même une voiture. Son problème c’était coucher avec moi. Il m’avait dit qu’il le ferait à n’importe quel prix. Je ne suis pas de cette nature, j’avais déjà un homme dans mon cœur. Et sans prendre son argent, sans prendre ses biens, il m’a mise dans cet état. Mais si j’avais pris son argent, que serai-je devenue ? Ha, j’en appelle à papa Sassou !

Ainsi je voudrais profiter pour attirer l’attention des jeunes filles qui sortent avec les hommes juste à cause de leur argent. Qu’elles sachent qu’elles achètent la mort. Surtout les filles qui font la vie, cessez de « rincer » les hommes, car ils sont capables d’aller loin à cause de leur argent que vous avez bouffez. Dans mon cas, je ne me reproche de rien, car je n’ai touché aucun franc de ce monsieur, et dès le début je lui avais dit NON ! Je paye seulement à cause de ma fermeté, j’ai voulu garder ma dignité de femme qui sait se débrouiller, qui sait travailler pour gagner sa vie. Je loue une maison de 100.000 FCFA, je paye 30.000F CFA pour les études de ma fille. C’étaient pourtant des raisons pour que je me livre à lui aux premiers instants, mais je ne l’ai pas fait.

Vu que vous n’arrivez plus à faire face à vos soins médicaux car vous êtes sans revenus, avez-vous un message à lancer aux hommes et femmes de bons cœurs pour vous aider ?

Oui ! J’ai déjà commencé avec papa Sassou. C’est lui notre papa à tous. Je n’ai rien fait, je ne mérite donc pas ce sort. A maman Antoinette, femme de cœur, j’attends un soutien conséquent. Que le couple présidentiel regarde avec attention ma situation afin que je puisse reprendre mes soins. Je crois que ces béquilles et ces prothèses m’ont précipitamment été données. Peut-être que j’ai d’autres chances, si je suis des soins spéciaux. Je pourrais alors reprendre ma vie et m’occuper de moi-même ainsi que de ma fille. Sinon qu’est-ce que je deviens maintenant. J’en appelle à Papa Sassou et à maman Antoinette à me sauver.

Tag(s) : #Droits Humains
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