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article_pologne.jpgEn attendant l’aboutissement de leur demande de licence d’exploitation sur le fer de Mayoko avec la société Exxaro, les Sud-africains s’apprêtent à se lancer dans le pétrole congolais. Les choses sont d’ailleurs très avancées, notamment au niveau du bassin pétrolier de la Cuvette, au nord de Brazzaville. C’est un champ oneshore, débaptisé ‘Mopongo’, du nom d’un gros poisson de fleuve. Du pétrole sur terre, et non toujours en mer profonde comme on a eu l’habitude de le voir à Pointe-Noire.

C’est donc la société DIG Oil, auparavant Divine Inspiration, qui s’en chargera d’exploiter ce pétrole, aux côtés des majeures connues au Congo, Total E&P Congo et Eni notamment. L’opérateur français est déjà confortablement installé les champs de Mokelembembe et de Pilatus. Ses tout prochaines acquisitions du bloc Ngongoki ne sont plus un doute maintenant. Franchement Total E&P Congo a bien bâti son empire sur le Congo, et pourra un jour avoir pour slogan « partout et nulle part au Congo ». Ce pétrole du nord qui tardait à venir est quasiment à la gorge de la terre boueuse de la Cuvette congolaise. Avec le gouvernement, la société DIG Oil mettra à exécution un contrat de partage de production.

La DIG Oil a consenti ces derniers moments d’importants investissements pour parvenir à se tailler une place au soleil, devenir l’une des pionnières de l’exploitation du pétrole en terre ferme au Congo. Il s’agit notamment, selon la direction de DIG Oil, l’acquisition magnétique et aérogravimétrique.

La société sud africaine n’a encore certes pas pignon sur rue sur le continent. Mais, elle est déjà présente au Soudan du Sud chez le président Salvar Kir, l’homme en chapeau, le feutre noir. Elle a également été suspectée de vouloir forger des puits pétroliers en Centrafrique, sur le bloc 3 au Congo-K, à l’époque du président déchu, François Bozizé et son tout puissant ministre du pétrole sans pétrole, Sylvain Ndoutingaï. Les observateurs politiques peuvent faire des rapprochements entre le président Bozizé et les Sud-africains. D’ailleurs une bonne dizaine de soldats sudafricains ont laissé leur peau en Centrafrique. Nombreux pensent aujourd’hui que c’était à cause du pétrole que le Français n'auraient pas voulu voir Bozizé exploiter avec d'autres puissance, excluant le leader du précarré français, le "Noko" de tous les temps !

Revenons chez nous-mêmes au Congo où pendant longtemps, les gisements pétroliers du nord étaient considérés comme un serpent de mer, que jamais personne n’avait vu. Des projections les plus sures et les plus folles ont été données, mais ce pétrole ne sortait toujours pas de terre. Maintenant, c’est plus net, c’est plus sûr, vu que les grandes sociétés comme Total et Eni se bousculent. Elles se sont même déjà installées là-bas, elles qui savent humer du fuel. Des résultats qui n’ont cependant pas démenti ce qu’avaient dit les géologues des années 50 qui avaient prédit une grande industrie pétrolière dans la Cuvette centrale, allant du Gabon en Angola, en passant par les deux Congo.

Aujourd’hui, même sur terre ferme, la Centrafrique aura bientôt son pétrole, comme le Tchad l’a déjà eu. La vérité c’est que les premières industries pétrolières n’ont pas voulu se jeter dans une aventure très onéreuse où le pétrole exploité sur la terre ferme doit forcément être évacué par mer. Le cas du Tchad qui a fini par se construire un pipeline pour évacuer son pétrole par le port de Krybi.

Ainsi, que ce soit par la mer de Pointe-Noire ou dans la boue de la Cuvette, le pétrole du Congo ne fera que couler pendant des années. De Marien Ngouabi à Denis Sassou Nguesso en passant par Jacques Joachim Yhombi Opango, le pétrole coule toujours et nourrit bien la politique. Les populations attendent l’amélioration certaine de leurs conditions de vie. C’est pourquoi certainement, les politiques futuristes parlent déjà l’émergence de 2025. Là, chacun aura sa part. Et les morts envieront les vivants.

 

Tag(s) : #Economie
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