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BrazzaPLUS

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Actualité du Congo-Brazzaville. Le Blog de Arsène SEVERIN spécialisé dans l'information générale, l'analyse et la critique sur les événements au Congo-Brazzaville, en Afrique et dans le Monde. Souvent avec grand humour!


Doleguele se lave les mains dans l'affaire Nanda de la BDEAC

Publié par Arsène SEVERIN sur 4 Novembre 2009, 13:18pm

Catégories : #Economie

  Le président de la Banque de développement des Etats de l'Afrique centrale (BDEAC), Anicet Georges Doleguele a affirmé mardi à Brazzaville n'avoir "aucune responsabilité" dans l'affaire Paule-Gille Nanda, un fonctionnaire camerounais de cette banque, arrêté puis limogé des effectifs de la BDEAC, en septembre dernier. Pour M. Doleguele, la banque a fait "tout ce qu'il fallait pour que le collaborateur ne soit pas arrêté".

Et pourtant, c'est à la maison d'arrêt de Brazzaville que Nanda a reçu sa lettre de licenciement, signée du président de la BDEAC, qui disposait de 15 jours pour réagir à la décision du Conseil de discipline, ayant décidé de mettre Nanda hors des effectifs de la BDEAC. Mais, comme M. Doleguele se rendait à Yaoundé au Camroun pour trois semaines, il été obligé de signifier à son collaborateur, sous les verroux, qu'il n'était plus fonctionnaire de la BDEAC, après près de 30 ans de loyaux services.

"Je n'ai rien à voir avec cette affaire. Je n'ai pas assez de moyens pour influencer la justice congolaise qui a fait son travail. Au niveau de la banque, nous avons une procédure interne de disciple, et cet agent était déjà interpellé par cet organe. Le tout est arrivé presque au même moment ", a expliqué M. Doleguele au cours d'un déjeuner de presse organisé mardi à Brazzaville.

Le président de la BDEAC a profité de cette occasion pour laver l'affront que la presse congolaise et internationale a fait sur la banque. Ecartant d'un revers de la main, le cas Nanda, M. Doleguele se réjouit par ailleurs d'avoir ouvert l'institution bancaire à de nombreux jeunes des six Etats de la Communauté économique et monétaire des Etats de l'Afrique centrale (CEMAC). "Il faut contrebalacer ce cas par rapport aux 40 personnes que nous avons recrutées. ça me fait une gêne de parler de ce collaborateur, c'est presque une manière de faire sa publicité, alors qu'il a été licencié pour indiscipline", a-t-il stigmatisé.

Mais bien serré par les journalistes, déterminés à savoir les dessous de l'affaire Nanda, M. Doleguelé devrait encore convaincre. "La prison qu'il a faite n'est pas du fait de la banque. Nous n'avons rien à avoir avec cette affaire. La BDEAC n'a pas instrumentalisé la justice congolaise, nous n'avons aucun pouvoir pour le faire. Pendant que ce collaborateur était en prison, nous avons même écrit une lettre de protestation à la justice", a ajouté le président de la BDEAC.

A cause de cette affaire, le président de la BDEAC a aussi été acculé par des organisations des droits de l'Homme dont l'Observateur congolais des droits de l'Homme (OCDH). " Pour l'OCDH, je ne me permettrais pas de les juger. Je crois que quand vous défendez les droits de l'Homme, vous devez  respecter tout le monde. J'ai découvert dans cette déclaration (de l'OCDH) qu'il demandait aux chefs d'Etat de la CEMAC de me faire partir. Je suis surpris de savoir que cette organisation avait autant de pouvoir.

Mais quoi qu'on dise de cette affaire, elle aurait au moins touché à la crédibilité du patron de cette banque. Il a finalement été interpellé deux fois par la police congolaise, une fois chez lui, et une autre fois à son bureau. Récemment, le gouvernement congolais a désigné les juges qui feront partie de la Cour d'arbitrage, chargé de régler les différends au niveau de la BDEAC. Un présage suspect !

Rien n'a encore été révélé de ces interrogatoires. M. Doleguele a encore deux ans pour mettre fin à son mandat à la tête de la BDEAC.



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