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Les quelque 200 jeunes temporaires qui travaillent comme croc-morts à la morgue municipale du Centre hospitalier et universitaire de Brazzaville  (CHU) ont créé un grave incident à la morgue, à la suite de la publication d'une liste d'intégration des agants de ce service, mais, d'après eux, sans un seul temporaire. La dispute avec les policiers dépêchés sur les lieux s'est terminée par une vraie bataille rangée, causant de blésées graves!

"Notre président a été sévèrement battu par les policiers venus pour l'intervention, et il s'en est sorti avec une jambe cassé. On l'a emmené au CHU là-bas", raconte à Radio Congo, notre pravda nationale, un des manifestants.

"Sur cette liste que le maire de Brazzaville a publiée, aucun de notre ne figure là dessus. Ils ont seulement pris leurs propres parents qui ne travaillent même pas ici", s'est enflammé un autre, toujours sur Radio Congo.

 On estime à plus de 210, le nombre de jeunes qui travaillent à néttoyer les corps au CHU de Brazzaville. La liste publiée par le maire de Brazzaville, Hugues Ngouelondele, porterait quelque 130 agents engagés, d'après le collectif de ces jeunes aux abois, et très mal payés. "On nous donne 1.000F CFa par jour, quel salaire!", s'exclame un autre manifestant, toujours sur un ton très sévère.

Les gars de la pravda nationale venus faire le reportage sur les lieux, ont été cueillis par les policiers. Injiures, disputés et querelles ont été échangées sous de vives menaces de la police. Tout ça diffusé sur Radio Okapi, des les journaux de mercredi matin.

"Alors, s'ils ne comporennent pas, on applique la loi, la loi de la force triomphe toujours" entendait-on vociférer un policier qui ne voulait pas que les journalistes parlent aux manifestants.

Les enterrements ont été sérieusement perturbés le mardi, suite à cette pagaille, mais aussi surtout à la colère des jeunes agents. Dans leurs plaintes, on pu découvrir que nombreux y travaillent comme temporaires depuis plus de 10 ans. Or, plusieurs Brazzavillois s'amusent à dire que, dans le désespoir bien sûr, le mort coûte plus cher que le vivant. "Un malade peut-être négligé par ses parents, mais le cadavre, ça s'enterre toujours avec beaucoup d'honneur", a reconnu un Brazzavillois.

Malgré donc tout l'argent engrangé par les pompes funèbres de la capitale congolaise, les travailleurs sont très mal payés, à tel point qu'ils soient capables de faire du désordre, empêchant même les enterrements...

Tag(s) : #Societé- Développement
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