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Actualité du Congo-Brazzaville. Le Blog de Arsène SEVERIN spécialisé dans l'information générale, l'analyse et la critique sur les événements au Congo-Brazzaville, en Afrique et dans le Monde. Souvent avec grand humour!


Côte d'Ivoire : Ce soir, il y aura forcément un élu!

Publié par Arsène SEVERIN sur 1 Décembre 2010, 10:22am

Catégories : #International

6h6gddf-002.jpgDepuis la fin du deuxième tour des élections en Côte d’Ivoire, la tension est à son comble. Les partisans de deux candidats, Laurent Koudou Gbagbo et Allasane Drame Ouattara, se donnent les coups de bec pour se faire justice. Tout ça, c’est pour embrouiller les populations ivoiriennes, car ces gens connaissent depuis le soir de l’élection le nom de celui qui est élu. La Côte d’Ivoire que SEVERIN NEWS a félicitée au premier tour en fin octobre, est donc celle qui est en train de vouloir faire la honte de l’Afrique, avec des comportements belliqueux rappelant une autre époque que ce pays, grand moteur du développement économique de l’Afrique de l’Ouest.

D’après la loi électorale ivoirienne, la Commission électorale indépendante a maintenant moins de 24h pour publier tous les résultats provisoires de cette élection, que Gbagbo ou Ouattara le veuillent ou pas! Elle l’avait déjà si bien fait lors du premier tour, annonçant au fur et à mesure les résultats des départements et des communes de ce grand pays d’Afrique de l’Ouest, et à la plus grande satisfaction des populations. Et elle avait pourtant bien commencé avec les résultats venant de l’étranger, où il n’y avait quasiment pas grand monde, à peine 15.000 voix, la plupart des circonscriptions ayant été annulées comme au Sénégal et en Afrique, à cause des « problèmes techniques », a-t-on appris.

Pendant que tous les Ivoiriens et les Africains qui sont toujours prêts à applaudir des frères qui font bien en matière de démocratie attendent impatiemment, voilà que tout se bloque. Laurent Gbagbo et son monde appellent à l’annulation du scrutin dans trois grands départements où il a été écrasé par son poursuivant. Combien même que les organisations des observateurs internationaux reconnaissent unanimement que le scrutin a été « globalement démocratique » dans le pays, on continue à voir les tares partout !

D’où vient que les gens se comportent comme les animaux ? Des responsables politiques, manquant du respect pour les journalistes se querellent pour une copie de résultats des trois circonscriptions électorales pourtant validés au préalable ?

Il y a aujourd’hui un vrai malaise au sein du camp du président Gbagabo qui semble avoir reçu une douche bien glacée. Il aurait été battu à plat de couture par le candidat du grand Nord, Allasace Ouattara. Rien que les résultats des Ivoiriens de l’étranger qui donnent près de 60 % de voix à Ouattara dessinent la victoire du chef musulman.

Arrivé deuxième au premier tour avec un peu plus de 38%, Ouattara avait reçu le soutien de Henri Konan Bedié, un autre membre de l’opposait Houphouetiste qui avait totalisé 32% des voix, et arrivé troisième. Mathématiquement, Laurent Koudou était déjà battu ! C’est pourquoi ses hommes, dont Pascal Affi Nguesan, le chef de son parti, le Front populaire ivoirien (FPI), avaient qualifié cette alliance de contre-nature, allant même jusqu’à réveiller les vieux démons de l’Ivoireté.

Quoi qu’il en soit, il nous faut au plus tard ce soir un vainqueur pour cette élection, car c'est la finale, il n'y aura pas de trois troisième tour. Et tel que les choses se présentent, Laurent Gbagbo a perdu. Car, s’il avait été réélu et qu’il y ait eu de fraudes au nord, de toute façon, il n’était même pas assuré de faire poids dans la zone, il n’allait pas s’accrocher pour ces queues de cerises, voyons! C’est parce qu’il doit quitter le palais présidentiel qu’il s’alarme et fait feu de tout bois, par ses lieutenants et partisans interposés.

Mais, en pareille situation, Laurent Gbagbo, notre professeur d’histoire des universités, n’a que deux choses à faire, et SEVERIN NEWS estime que depuis là le président sortant prend son temps à méditer sur ces choses. Soit il écoute ceux qui lui disent de quitter les choses avant que ça ne devienne salé ou amère et que tout le monde le condamne (souvent il s’en fou), il se prévalerait alors d’avoir réunifié et réconcilié la Côte d’Ivoire, et d’avoir été le premier à organiser des élections libres et transparentes (qui l’ont vu éjecter lui-même), assaisonnées d’un débat de haute facture à la télévision, ce que plusieurs chefs d’Etat africains ne sont pas prêts à accepter, car pour eux, l’opposition c’est le diable. Soit, il choisit la médiocrité avec les conseillers qui le poussent à s’accrocher au pouvoir, en organisant une vraie fuite en avant, avec un couvre-feu qu’il va progressivement transformer en coups de feu, lançant par la même inspiration les étudiants armés de la Fédération estudiantine de Côte d’ivoire (FECI) dans la rue.

Alors, pourquoi avoir accepté ces élections ? Pourquoi avoir remis la préparation et l’organisation du scrutin à une « Commission électorale indépendante » ? Il aurait alors pu faire comme plusieurs chefs d’Etat africains qui réalisent encore des scores staliniens allant de 80 à 98%. Ils organisent tout, et n’appellent juste l’opposition (s’ils ne s’en fabriquent pas une) à venir boire la calice jusqu’à la lie, avec des scores minables et fragilisant du genre 4% ou 2%, alors que dans la réalité, ils ont été massivement élus.

S’il avait fait ça, il aurait alors évité cette situation

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Koulibaly 01/12/2010 19:12



Vous l'avez bien dit dans votre article, monsieur le journaliste, c'est la honte de l'afrique. Gbagbo a peur de quoi ? C'esrt qyuand me^me pour une première fois qu'on entend un pouvoir dire que
les élections ont été mal organisées, accusant un leader de l'oppsition d'être à l'oririgine de la dite pagaille! Incoyable



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