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Photo-Ars-ne--hopital-31-juillet-Owando-.jpgLes années passent vite , et voilà déjà 50 ans que le pays de Marien a accédé à la souveraineté nationale. La République du Congo, créée le 28 novembre 1958 par les Opangault, les Youlou et autres, est indépendante depuis le 15 août 1960. A l'époque, les structures sanitaires n'étaient pas nombreuses dans le pays, et le Blanc s'était investi afin que tous les malades bénéficient des soins hautement guérissants, et parfois gratuits... 50 ans après, avec la gestion de nos propres enfants, tout est par terre, et c'est grâce aux dons qu'on peut soigner quelque parents.

Ils sont très nombreux, ceux qui ont pu survivre jusqu'à ce jour à pleurer le Blanc. Pour eux, on n'était pas prêt pour l'indépendance. C'est leur point de vue, justifié par le nombre de souffrances qu'ils ont pu endurer!

L'hôpital général de Brazzaville, petit oasis de santé, a permis à plusieurs malades de Brazzaville et des régions de se soigner très bien. Avec l'aide des amis Chinois que le feu président Alphonse Massamba Débat va faire venir, Talangaï et Makélékélé ont des hôpitaux dignes de nom, et des services de qualité. C'étaient pas des CHU, ces trois établissements hospitaliers, mais c'étaient plus que ça. Adolphe Cissé à Pointe-Noire, et un peu plus tard Congo Malembe, les populations ne pleurnichent pas.

A côté de ces grands centres, il y avait des dispensaires, très efficaces, surtout dans les localités intérieur. Le personnel soignant y était toujours, souriant et serviable! Voir l'hôpital 31 juillet d'Owando dans la Cuvette sur la première photo.

Mais dès que nos propres frères ont pris les choses en mains, avec la nationalisation (et en face avec la Zairenisation de Mobutu), tout a basculé. Malgré le socialisme scientifique prôné, le peuple avait été aliéné de tout son pouvoir. La santé n'a pas de prix, dit-on. Mais chez nous, les médecins sont devenus la honte de toute une génération, la honte de tout un pays.

Avec un CHU "tout mu pia" et bien équipé, où devraient exercer tous les prof de l'Université Marien Ngouabi, le Congo connaît plus de morts qu'avant. Les décès sont devenus le nouveau commerce des responsables : un mort revient plus cher au pays qu'un malade allusion faite aux coûts intestimablement inimaginables des obsèques et formalités à la morgue), entend-on souvent dire dans les couloirs du CHU où cohabitent des pires espèces de rapaces médicaux, qui ne tiennent qu'à l'argent.

On se souvient encore de cette catastrophe qui n'avait ému personne, lorsque des enfants sont morts au CHU  par manque de l'oxygène. Ni le CHU, ni le gouvernement, ni les députés, personne, alors personne, n'avait parlé de ça : ce n'étaient que les enfants des cochons qui étaient morts. Les vrais n'étaient pas du tout concernés. Disons comme ça!

Mais allez donc au CHU voir comment les parents de malades courent après les médecins ( ou infirmiers et de plus en plus des femmes de chambre et autres domestiques) pour monter ou démonter une perfusion. Et lorsque la situation se complique, les infirmiers deviennent agressifs et n'hésitent pas à larguer les paroles méchantes aux parents du malades : "Et qu'est-ce que je peux faire, s'il meurt, il ne sera pas le premier à mourir ici. Les vraies personnes sont mortes ici combien de fois le vôtre".

Il faut donc à la famille suppléer le corps médical pour suivre le malade. Il faut aussi pour la famille acheter les produits auprès de l'infirmer pour juste gagner sa sympathie. 50 ans après, nous avons formé une race terrible des médecins, prêts à nous assassiner tous à cause d'argent. Mais est-ce que tout le monde doit avoir un parent médecin ? Est-ce que tout le monde doit avoir des millions pour se payer les services d'un professeur à domicile ?

Finalement y a -t-il une différence entre les policiers et les militaires qui braquent les paisibles citoyens à la cité, les tuant parfois juste pour prendre 50.000F CFA, et ces médecins qui laissent mourir, la douleur dans le cœur et avec le sentiment cupabuliste de n'avoir pas été millionnaire comme les autres, un pauvre malade parce qu'il ne peut s'acheter une piqûre ? Aucune! Pire, le cinquantenaire permet de découvrir cette race de vipères, de sangsues, accrochées à la peau des malades, les suçant jusqu'à les tuer même depuis la salle d'accueil.

Les hôpitaux congolais ? Ho, ils ne sont bons que pour les touristes qui les visitent de l'extérieur. Mais pour les malades, ils ne sont de que vrais mouroirs. Il n'y a pas de médicaments. Même pour un petit comprimé, le médecin doit étonnement établir une ordonnance. Et s'il y a quelques litres d'alcool et des cachets de nivaquine, ce sont des dons. Les pauvres Chinois, eux-mêmes pleines de problèmes, ne font que ça depuis les années 2000 : médicaments anti-palustres et moustiquaires imprégnées au richissime Congo.

Et nous-mêmes ? Il n'y a pas assez d'argent pour fournir les hôpitaux en médicaments, le pétrole ne produit n'a pas assez, le bois non plus, les mines solides encore très moins. Voilà!

Et comme ça fêter le cinquantaine ? Avons-nous le choix ? Les commandes des marnières et des pagnes pour habiller les "Makangu" et compagnie sont déjà lancées; les meilleurs services traiteurs et cuisiniers sont déjà consignés, et peut-être même toutes les productions des bières et jus de la période du 15 août sont déjà sous scellé. Et les couturiers, devraient-ils restés en marge ? En tout cas, on ne peut pas annuler tout ça, les vautours insatiables n'attendent que des occasions comme pour s'enrichir, pour se faire les pioches. On aurait pu prendre des hommes qui ont fait leur preuve dans la bonne gestion, des jeunes honnête qui ne font pas les mûrs des palais pour une cuisse de poulet, des religieux sous serment, plutôt que de toujours donner l'occasion à ces gaillards connus comme budgétivores pour enfin terminer leur énième villa...

Quant à la santé du petit peuple, connaît pas! La vie, c'est aussi tout çà, il faut supporter, savoir avaler la salive quand les autres mangent. Comme chez le coiffeur, à chacun son tour!

Tag(s) : #Santé
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