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Le ministre de la communication et des relations avec le parlement du Congo-Brazzaville, Bienvenu Okiemy a appelé la presse privée nationale à plus de dynamisme et de responsabilité. "Il faut une presse privée responsable et diversifiée, sinon, nous ne sommes pas en démocratie", a déclaré le ministre Okiemy, recevant déjeunant, ce samedi, avec les responsables des organes de presse privée.

SEVERIN NEWS n'était pas convié. La presse sur Internet est encore un luxe . Et en plus, quand on est encore comme SEVERIN NEWS, espace d'opinion, Keba !

C'est dès 8h30 que le ministre a commencé son discours introductif. Nombre de journalistes sont arrivés en retard, certainement fatigués par le travail de la veille, quoi que l'actualité nationale soit complètement pauvre et sèche ces jours-ci à Brazzaville. Mais, Bienvenu était là, devant les quelques gars de la presse qui tiennent à l'heure.


Et de quoi ont-ils parlé ? De tout et de rien. Les journalistes ont dit tout : pas d'argent, pas de respect, pas d'entreprise de presse, trop d'injustice... en tout cas tout, à la limite pleurnichant même devant le ministre. Comme qui dirait: Papa Aye, Nzala esili.

De son côté, Bienvenu a promis discuter de façon permanente avec ces journalistes. Il a déclaré mettre en place un cadre de discussion pour parler de nombreux problèmes de journalistes. C'est dans ce cadre institutionnel qu'on verra certains problèmes tel que l'attribution de la carte de presse aux journalistes. "Je suis avec vous, et je constate que la presse privée mérite d'être soutenue", a-t-il dit.


Des officines se passant pour des organes de presse écrite et audiovisuelle prennent l'argent de l'Etat (en tout de très gros budgets annuels) et ne servent aux populations que du déjà-entendu, la propagnade inlassable de la pure pravda. Que faire ? il faut consommer congolais, parait-il !


A la vraie presse privée indépendante, on a collé l'image de l'opposition. Tout ce qu'elle rapporte n'est pas pris en compte, sinon alors pourquoi le ferait-elle ?

Le lancement du dialogue entre ces combattants de la liberté de la presse et le ministre de la communication est un mérité, salué par les professionnels des médias. Mais ce n'est pas tout, il faut alors aller loin : donner des moyens aux journalistes, pas comme de l'aumône de charité, mais un appui financier au travers d'une loi votée au parlement. On pourrait ainsi se servir de l'exemple du gabon et du Cameroun en Afrique centrale, si on ne sait pas comment procéder dans le financement de la presse privée

Tag(s) : #Culture
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