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Entrée centre Songhaï de Porto NovoMahoub Damala est un jeune opérateur agricole. Après une formation classique dans un lycée agricole au Bénin, il s’inscrit en 2008 au centre Songhaï de Porto-Novo pour maitriser les techniques agricoles. Aujourd’hui, il est devenu un entrepreneur.

 A Djigbé, un village du sud-est du Bénin où il s’est installé, Damala est propriétaire d’une ferme agricole qui s’étend sur trois sites de deux à trois hectares chacun. "Ici, j’ai 600 têtes de poulets. Je ramasse chaque jour environ 560 œufs que je revends à 100 francs CFA l’unité", dit-i.

 Le jeune exploitant agricole béninois de 40 ans explique que les poulets de son élevage pondent pendant 15 mois avant qu’il ne renouvelle la génération. "Actuellement, je peux vendre une pondeuse à 3.500 FCFA", témoigne-t-il.

Depuis une année, Damala emploie deux autres jeunes sur l’exploitation. Dans une étable de lapins, il élève une trentaine de lapines. "Ce qui compte ici, c’est le nombre de femelles car elles servent à la reproduction. Il y a autant de mâles, mais ils sont plus destinés à la vente et au couplage", indique-t-il, soulignant qu’il avait démarré son projet avec seulement cinq lapines.

Sur son exploitation, Damala fait aussi de la pisciculture et la culture de bananiers. Ces activités agropastorales lui ont permis de prendre une certaine autonomie. "Aujourd’hui, je gagne mieux mon pain, et je peux en offrir à ceux qui travaillent avec moi. Tout ça, c’est grâce à l’expérience acquise à Songhaï qui m’a aussi soutenu financièrement à la fin de ma formation», ajoute-t-il.

Damala figure parmi les centaines de jeunes qui ont reçu une formation au centreVillage agricole de Songhaï au Bénin régional Songhaï. Chaque année, ce centre accueille quelque 150 jeunes qui sont totalement pris en charge, formés et installés à leur propre compte dans des projets agro-pastoraux. "Je suis au centre depuis trois mois et je compte, à la fin de ma formation, créer ma propre entreprise à Cotonou", affirme Denis Kpodé, un apprenant à l’huilerie de soja du centre.

"Mon plus grand rêve, c’est de devenir comme les autres anciens apprenants d’ici qui sont aujourd’hui des chefs d’entreprise", confie Bénédicta Oké, stagiaire dans le secteur de l’artisanat.

Créé par le père Godfrey Nzamujo en 1985, "le centre Songhaï a commencé comme un simple groupement de maraîchers sur les sables de Cotonou. Mais avec l’implication du père Nzamujo, nous avons acquis ce site et nous sommes devenus très opérationnel", indique Guy Louèkè, administrateur du centre.

"Le Songhaï au Bénin n’est pas un centre de démonstration, mais un ensemble d’unités de petites entreprises pour servir de modèles. Quand un jeune sort d’ici, il est capable de gérer toute une entreprise, pas seulement une unité de production", affirme Louèkè.

Le centre de Porto-Novo emploie actuellement 500 personnes dont 300 apprenants qui suivent une formation de 18 mois.

Le centre, agréé par les Nations Unies et ayant une vocation sous-régionale, entend étendre son expérience en Afrique centrale, notamment au Congo-Brazzaville où deux sites sont déjà acquis.

Tag(s) : #Economie
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