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Floribert-Chebeya-BahizireAssassiné en juin dernier par "ennemis du peuple et de la démocratie", le procès de Floribert Chebeya Baizire s'est ouvert ce vendredi 12 novembre 2010, à Kinshasa, à la cour militaire de la Gombe, à Kinshasa. Cette première audience est essentiellement instructive. Elle consiste à identifier tous ceux qui participent au procès avant de juger l’affaire. Le principal suspect dans ce meurtre violent, le général John Numbi, entièrement en liberté dans les cafés de Kinshasa, n'était pas à ce procès.

Sur les huit prévenus mis en cause, cinq étaient présents à la cour ce matin. Trois autres suspects avaient pris la clé de champ. C'est sûr que leur sort est déjà connu : condamné à mort, comme on aime bien le faire dans ce pays grand comme un continent.

Parmi eux, le colonel Daniel Mukalayi chargé des services spéciaux au sein de la police nationale.

Vêtus tous de leurs tenues policières, les prévenus ont été escortés à la cour par la police militaire de la prison centrale de Makala.

Une quarantaine d’avocats des parties civiles et des prévenus étaient aussi présents. Les policiers, loin de ce qu'on attend, ne sont pas venus pour y laisser leur peau. Bien au contraire, ils veulent se défendre, jusqu'à rentrer à la maison à la fin du procès. L'important serait plus que la vérité jaillisse de ce procès. Si ce n'est pas eux, mais alors c'est qui ? Pourquoi ils ont été interpelés plutôt que d'autres personnes ?

Le ministère public a autorisé la prestation de serment des juges de la cour. La salle était bondée. Les populations de Kinshasa qui ont longuement pleuré Floribert veulent écouter de leurs propres deux oreilles le nom du gars qui a donné l'ordre pour qu'on écourte la vie à ce grand monsieur des droits de l'Homme de la RDC et de l'Afrique.

Une foule importante accompagnée des défenseurs de droits de l’homme, dont les membres de la VSV, et les membres de famille de Floribert Chebeya et Fidèle Bazana.

A l’intérieur comme à l’extérieur de la salle, plusieurs personnes voulaient assister à ce procès.

Devant cette multitude des gens tout transpirant, les avocats ont demandé la délocalisation du procès.

Une décision qui dépend de la cour seule.

Une cour qui doit faire la lumière sur le meurtre de Floribert Chebeya, directeur exécutif de la VSV découvert sans vie le 2 juin 2010 dans la banquette arrière de sa voiture dans la périphérie ouest de la ville de Kinshasa.

Tag(s) : #Droits Humains
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