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BrazzaPLUS

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Actualité du Congo-Brazzaville. Le Blog de Arsène SEVERIN spécialisé dans l'information générale, l'analyse et la critique sur les événements au Congo-Brazzaville, en Afrique et dans le Monde. Souvent avec grand humour!


André Itoua du FGDH appelle la société civile à "batailler fort" pour mettre fin à la circulation des armes légères!

Publié par Arsène SEVERIN sur 22 Juin 2011, 14:57pm

Catégories : #Societé- Développement

Après la semaine de lutte contre la circulation des armes légères dans le monde, le secrétaire général du Forum pour la gouvernance et les droits de l'Homme (FGDH), André Itoua fait le point de ses activités. Dans une interview accordée à SEVERIN NEWS, M. Itoua explique que le phènomène reste très préoccupant au Congo, et qu'il faut assez de moyens financiers pour mobiliser la communauté nationale à prendre à coeur ce problème. A l'endroit des jeunes, le secrétaire général du FGDH appelle à la remise des armes, et à ce détourner du phénomène de violence armée. Voici l'intégralité de cette interview.

Vous avez été très impliqué dans la semaine de lutte contre la circulation des armes légères au Congo. Quel bilan peut-on faire de vos activités?

Evidemment, c’est pour la deuxième fois que le Forum pour la Gouvernance et les Droits de l’Homme mène des activités dans le cadre de la Semaine mondiale d’action contre la violence armée. Il faut dire qu’à travers la table-ronde, le point de presse et quelques passages dans les médias, nous avons pu attirer l’attention de tous : gouvernants, acteurs de la société civile et autres sur le danger que représente la disponibilité des armes légères et de petit calibre pour la sécurité des populations civiles. Tout en se réjouissant de ce que nous avions fait, je me dis que ce n’est pas en une semaine que l’on peut atteindre le maximum de congolais ; il faut davantage de moyens pour pouvoir sensibiliser le plus grand nombre ; il va falloir rechercher des appuis financiers pour le faire.

Quelle est la situation réelle au Congo?

 La république du Congo a eu à connaître, de 1993 à 2003, pas mal de conflits armés qui ont favorisé la prolifération des armes légères. Autour des années 2005, on parlait de près 31000 armes en circulation ; c’est dire combien le problème reste préoccupant même si entre temps de grands efforts ont été entrepris par le gouvernement de la République pour le rétablissement de la paix et de la sécurité.

La société civile congolaise mène-t-elle suffisamment des actions pour faire connaître ce phénomène au public et aux décideurs ?

Il faut reconnaître que peu d’ONG travaillent dans le domaine de la lutte contre la violence armée ; alors qu’il y a beaucoup à faire. Nous, (le FGDH et l’Organisation pour le développement des droits humains au Congo), avons profité de la table-ronde pour lancer un appel à d’autres acteurs de la société civile, à se joindre à nous ; car plus nombreux, nous pourrons apporter une contribution considérable et remarquable.

Dans un communiqué de presse récemment publié à Brazzaville, vous demandé au Congo d'adhérer à la Convention de Kinshasa. Croyez-vous en la bonne foi des autorités? Qu'est-ce que le Congo peut gagner en ratifiant une telle convention?

Le 19 novembre 2010, le Congo a procédé, comme bien d’autres Etats de la sous-région, à Brazzaville, à la signature officielle de la Convention de l’Afrique Centrale pour le contrôle des ALPC. Je parie que les autorités l’ont fait en considération de la gravité du problème que représente la prolifération des armes légères et de petit calibre. Cette volonté de renforcer la paix en maîtrisant la circulation des armes légères et de petit calibre au-delà des frontières et à l’intérieur du pays est une bonne chose. Toutefois, cet instrument juridique n’aura d’effet que si des mesures nécessaires pour sa mise en œuvre sont prises. C’est pourquoi, nous avons lancé un appel aux autorités pour que la ratification se fasse le plus tôt possible. il est prévu que les Etats membres révisent, actualisent et harmonisent leurs législations nationales respectives, y compris pour sanctionner pénalement ou civilement certaines pratiques comme : le trafic, la fabrication, la détention ou l’utilisation illicites des armes et des munitions, la falsification, l’effacement illicite, l’enlèvement ou l’altération illicite des marques des armes et des munitions, ainsi que toute autre activité exercée en violation des dispositions pertinentes de l’instrument juridique. N’est ce pas formidable?

 

 

Y a-t-il un message à l'endroit des jeunes qui détiennent encore illégalement des armes de guerre à travers le Congo ?

Je dirais aux jeunes que détenir une arme, de manière illégale, constitue un danger pour soi-même, son entourage et la société toute entière ; Nous -société civile, gouvernement-avons l’obligation de batailler fort pour faire comprendre, par des messages et la sensibilisation, à tous ceux qui détiennent illégalement les armes, la nécessité de les déposer pour le bien de tous.

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