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BrazzaPLUS

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Actualité du Congo-Brazzaville. Le Blog de Arsène SEVERIN spécialisé dans l'information générale, l'analyse et la critique sur les événements au Congo-Brazzaville, en Afrique et dans le Monde. Souvent avec grand humour!


Voici l'homme, de retour de l'Espagne, tout feu tout flamme !

Publié par Arsène SEVERIN sur 10 Septembre 2009, 16:13pm

Catégories : #Politique

Ci-contre, le président Denis Sassou Nguesso fraîchement revenu de l'Espagne, et qu'on voit ici en train de saluer les corps constitués nationaux après sa descente d'avion, s'est incliné ce jeudi devant la dépouille mortelle du professeur Elenga Ngaporo, médecin au Centre hospitalier et universitaire (CHU) de Brazzaville.

L'illustre disparu était aussi un ancien ministre de la république. Il s'était présenté en 2007 aux élections législatives dans l'une des circonscriptions de Talangaï (le fief de Sassou Nguesso)à Brazzaville, mais avait été battu à plat de couture (paix à son âme) par des jeunes candidats très montants.

Le président Sassou Nguesso, qui descend ici d'avion mercredi à 7h à l'aéroport international de Maya-Maya est allé s'incliner devant sa dépouille. Rien de surprenant, car depuis la Nouvelle Espérance en 2002, le chef de l'Etat va à toutes les veillées (sauf celles des journalistes- Simplice Ongouya ou Bruno Ossebi-, peut-être parce que nous ne valons rien, et que surtout ceux de la presse privée et indépendante sont tous-99% disait-il- à l'opposition). Mais les anciens ministres, les députés et sénateurs qui ont rejoint le monde des anciens ces dernières années, ont été visités et salués par le président Sassou Nguesso.

Mais, l'objectif du palais présidentiel est ailleurs : montrer que Sassou Nguesso va bien, et très bien même. Lui qu'on avait donné pour mort, alors que toutes les pravdas dans la capitale n'ont pu apporter le moindre démenti ( peut-être pour ne pas envenimer la polémique). Sa sortie d'avion, qu'on voit ici, suivie de sa chere épouse, Maman Antoinette, est signe frappant et parlant.

Déteminé à faire des cents pas ( ou des cents pneus, puisque c'est à voiture) dans la capitale, le président Sassou Nguesso pour se livrer à tout exercice visant à le propulser en public. C'est le cas des inaugurations pêle-mêle des monuments des pères de la Nation congolaise, construits dans la plupart des roinds-points de Brazzaville.

L'inauguration de la route Nkombo-Moukondo à Brazzaville qu'il a récemment visitée, pourra être à l'ordre du jour. Oui, il s'agit pour tous les collaborateurs du président qui ont entendu plusieurs personnes souhaiter la mort inopinée et injustifiée de leur chef, de l'exiber comme un éventail à tous ceux qui ne veulent pas croire. Nombreux, en effet, estiment que le président "forcent" son état de santé pour convaincre les populations, qu'il va bien. Hé, il va vraiment bien! Car sur cette photo ci-contre, on le voit souriant et en pleine forme éclatant en rire avec le Premier ministre Isidore Mvouba.

Et après cette étape de démonstration ? Le président ira certainement, comme il se plait de plus en plus à cet exercice, lire un discours à l'Assemblée générale des Nations Unies à New York aux Etats-Unis. C'est déjà la semaine prochaine. Toujours et toujours les Objectifs du millénaire pour le développement (OMD) que le Congo, son beau pays, piaille à commencer à réaliser, alors que la date butoire est fixée à 2015.

On a encore de noimbreusesmère, plus que n'importe quel pays en Afrique noire à mourir en donnant la vie, des populations qui boivent n'importe quoi à la place de l'eau potable, des citoyens du 21e siècle qui s'éclairent aux bougies ou au clair de lune en pleine capitale, des gens qui ne manqgent que ce qui viennent de l'étranger !

Et après? Non, avant! C'est le gouvernement qu'on attend. Les ministres qui travaillent actuellement le font sans leur coeur, surtout ceux qui savent qu'ils vont partir. De toute façon, il faut bien ceux qui partent. Pas parce qu'on ne les aime pas, mais parce qu'ils n'ont rien fait. Ils ne méritent plus la confiance du chef de l'Etat, qui detient lui-même du peuple souverain, votant ou pas ( ha, cette affaire d'élection-là, laissons ça seulement), la légitimité et la confiance.

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