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BrazzaPLUS

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Actualité du Congo-Brazzaville. Le Blog de Arsène SEVERIN spécialisé dans l'information générale, l'analyse et la critique sur les événements au Congo-Brazzaville, en Afrique et dans le Monde. Souvent avec grand humour!


Pointe-Noire éclairée grâce à la centrale à gaz de Ndjeno !

Publié par Arsène SEVERIN sur 29 Août 2009, 13:37pm

Catégories : #Economie

L’administrateur général de la Société congolaise de production d’électricité (SCPE), Louis Bibissi a déclaré samedi à SEVERIN NEWS que c’est grâce à cette société que la ville de Pointe-Noire, au sud, plongée dans le noir, a de l’électricité. Ce courant provient de la centrale à gaz de Djeno qui fournit actuellement 20 Mégawatts (Mw) d’énergie. La SCPE gère des centrales d’appoint au Congo, dans le but de faire face aux problèmes de rupture d’électricité.

 

« Depuis deux jours, un pylône de transport de courant a chuté entre Loudima et Dolisie et cet incident a jeté la ville de Pointe-Noire dans le noir. Nous avons commencé à fournir de l’électricité dans cette ville », a expliqué à SEVERIN NEWS M. Bibissi.


Pour des raisons non encore connues, un pylône servant au transport de courant de Moukoukoulou dans la Bouenza a chuté entre Loudima et Dolisie. En cette période de saison sèche, il est difficile de dire que les violents vents de la zone seraient à l’origine de cet accident. Par ailleurs, la Société nationale d’électricité qui gère ces pylônes n’a pas encore réparé la panne. La SNE fait souvent face à ces incidents, mais dont l’origine est souvent criminelle, car les jeunes sans emploi et d’anciens guerriers font chuter les pylônes pour revendre les câbles en cuivre, très prisés par certains artisans.

 

En fin décembre 2008, des ninjas, ex-miliciens du pasteur Ntumi, avaient été arrêtés par les gendarmes dans la Bouenza avec des rouleaux de ces câbles en cuivre. Ces câbles, installés très haut par la société SADELMI et SADELPA à la fin des années 80, sont aujourd'hui convoités par les fabricants de marmites en cocotes et par d'autres argentiers ou bijoutiers. Actuellement les commerçants en vestimentaires et les détenteurs de pressings sont de bons clients de ces câbles en cuivre.


Actuellement la centrale thermique de Ndjeno, aux environs de la capitale économique, avec une capacité d’installation de 50 MW a déjà commencé à fournir une vingtaine de mégawatts sur la ville. D’après l’administrateur de la SCPE, cette production sera doublée avant le 1er septembre.


« Cela devra prendre encore quelques heures, mais nous nous y mettons. C’est qu’il faut relancer le système, nous arriverons à produire sur une deuxième turbine quelque 22 Mw supplémentaires à ce que nous produisons déjà », a souligné M. Bibissi.


Participant à 26% dans la consommation de l’énergie à Pointe-Noire, la centrale thermique de Ndjeno devra aller au-delà de ses capacités. « C’est vrai qu’à environ 45 Mw, nous ne faisons encore rien pour Pointe-Noire, mais nous faisons aujourd’hui du 100% dans la ville », a-t-il souligné.


Recevant les journalistes de la presse écrite de Brazzaville(notre ppermière photo) pour une visite guidée sur la centrale thermique de Mpila, l’administrateur général de la SCPE a affirmé que cette société n’était pas créée pour rien. Elle a à sa charge toutes les centrales d’appoint construites au Congo pour pallier aux problèmes d’électricité.


« Nombreux pensent que cette centrale thermique ne sert à rien, il s trompent car nous jouons un grand rôle dans la production de l’énergie consommée à Brazzaville », a précisé M.Bibissi, avant d’ajouter : « Quand nous avons du fuel et du gasoil nécessaires, nous fournissons à la SNE l’énergie nécessaire pour ses clients ».


De nombreux journalistes venus de différents titres de Brazzaville ont eu l’occasion de visiter cette structure (photo ci-contre). Reçus par le chef de cette centrale de Mpila, Yvon Ngakosso, les chevaliers de la plume ont été édifiés sur les mécanismes de production du courant électrique dans cette maison. « Depuis la mise en service de cette centrale, nous fonctionnons tous les jours et produisons du courant à la demande de la SNE », a assuré M. Ngakosso.


Mais la vérité c’est que, cette centrale ne tourne pas au plein de son régime. Le fuel et le gasoil, combustibles nécessaires au fonctionnement des dix groupes en activité, ne manquent bien souvent à la centrale. « Depuis que nous fonctionnons, jamais nous cuve de 2000m3 chacun n’a fait le plein. Nous fonctionnons au rythme des livraisons », a déploré le chef de la centrale.

La centrale thermique de Mpila compte dix groupes (notre photo en dessous). Chacun a une capacité de 3,5Mw et consomme 2000m3 de carburant pour produire le courant


Plusieurs fois, les populations de Brazzaville ont déclaré que cette centrale ne servait à rien, car la qualité de courant est restée la même dans la ville. Les délestages n’ont pas fini. « Cela ne dépend pas de nous. Nous fournissons le courant à la SNE et c’est elle seule qui fait la distribution dans le circuit public », s’est radicalement défendu M. Bibissi.


Mise en service en octobre 2007, la centrale thermique de Brazzaville a été créée pour faire face aux problèmes de fourniture d’électricité dans la capitale. Mais, pendant sa construction, le barrage hydroélectrique, construit à l’époque coloniale, est totalement tomé en panne. Ce qui fait qu’au lieu d’une simple centrale d’appoint, la centrale de Mpila est devenue une centrale de base, malgré sa très petite capacité de production, 32,5Mw.


La SCPE a sous sa charge, outre les centrales de Ndjeno et de Mpila, celles de Djoué et de Djiri à Brazzaville, qui servent à pomper de l’eau dans le circuit de distribution publique lorsqu’il y a panne d’électricité à la SNE. Il ya aussi la centrale d’Oyo dans la Cuvette, et bientôt celle d’Owando dans le même département.

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